mercredi 31 décembre 2008

Un nom, un train...


Il y a quelques-temps déjà, je vous avais proposé de découvrir des trains un peu spéciaux. Après une longue période d'inactivité de ce coté, je suis en train de préparer le second article de la série. J'ai eu l'accord de Jean-Lou, membre de photos-de-trains.net, pour publier ici ses photos du train en question: je l'en remercie infiniment! Pour l'heure, je ne vous dévoilerai pas le nom de notre train... Cela-dit, pour vous aider à trouver si ça vous intéresse, voici la carte du parcours que je viens de terminer, avec quelques gares:


A bientôt pour la suite!

mardi 30 décembre 2008

Cadeau!


Un peu de "farfelutisme" maintenant! Pour Noël, ma grand-mère m'a offert sa traditionnelle peluche et cette année j'ai eu droit au lion du film Madagascar. Je lui trouve une bonne bouille et comme je trouvais mon lit à Besançon bien vide, je l'ai déjà adopté. En plus, comme vous n'avez sans-doute pas manqué de le remarquer, il est aussi bien coiffé que moi!


Quant à Yilun, elle l'a elle aussi trouvé marrant ;)


Tigrie chat-chat


Comme je vous ai posté pas mal de trains ces derniers temps, je vous propose pour changer un peu quelques photos de Tigrie prises hier. Malheureusement, il faisait trop sombre et elle bougeait trop pour que ça soit complètement net! Je pense néanmoins qu'elles plairont à quelques-un(e)s...







Quelques changements sur le blog



Hello, ô gens qui lisent ce blog! En cette fin d'année 2008, j'ai enfin cliqué sur le lien "Mettre à niveau" que me proposait Blogger depuis quelques temps pour mon blog. Du coup, j'en ai profité pour faire quelques petits changements et rajouter deux trois trucs par ci par là. Revue de détails.

De nouvelles options ont fait leur apparition en bas de chaque article: en plus des traditionnels commentaires, vous pouvez désormais laisser une réaction pour chaque publication. De plus, j'ai rajouté un lien plus explicite pointant directement vers le message que vous lisez: auparavant, il fallait cliquer sur l'heure de publication. L'enveloppe était déjà présente, elle permet d'envoyer un mail à un ami avec l'article. J'espère que ça ne vous gênera pas trop et que vous utiliserez le système de réactions!

La barre latérale s'est enrichie de nouveaux "gadgets". J'ai ainsi ajouté la liste de ceux qui se sont abonnés à Essai Pour Voir (un grand merci à Jo pour l'avoir fait, d'ailleurs!), un diaporama qui fait défiler toutes les photos du blog et un module de sondage. Par ailleurs, j'ai ajouté quelques lien dans la rubrique Spatioport et modifié la présentation des archives. J'espère que ça vous plaira!

Voilà, ce n'est pas vraiment sur un blog tout neuf que vous surfez, mais on s'en approche!

jeudi 25 décembre 2008

Joyeux Noël!



Quelques minutes avant la fin, je souhaite quand même à toutes les lectrices à et à tous les lecteurs d'Essai Pour Voir un 
très très joyeux Noël!
J'espère que tout s'est bien passé de votre coté et que vous avez eu tout plein de cadeaux, passé de bons moments et que le froid n'était pas trop de la partie... ;)
Enfin bon, voilà, en tous cas chacun aura droit à une voiture Corail remplie de bonheur, emmenée par une BB25686 au mieux de sa forme, le tout entouré d'une jolie neige de saison...

lundi 15 décembre 2008

Je vous présente Sybica!



Il y a quelques temps, j'avais écrit une sorte de présentation de World of Warcraft, le jeu qui fait tant parler de lui. Aujourd'hui, je vous présente mon personnage: Sybica!
C'est une Elfe de la Nuit, violette et avec de grandes oreilles, comme toutes ses consœurs. C'est une druidesse, que j'ai spécialisé dans les soins. Oh, elle n'est pas très forte, comme je ne joue pas beaucoup et jamais à haut niveau. Mais je l'aime bien, elle est agréable à jouer malgré sa faiblesse: une soigneuse n'est pas faite pour se battre! Son équipement actuel n'est pas très joli, car il est tout nouveau: la nouvelle extension est sortie le mois dernier et mes habits sont issues des toutes premières quêtes. Je lui ai également changé sa coiffure, mais je pense que je reviendrai à l'ancienne d'ici peu. Celle-là n'est pas trop vilaine, mais c'était histoire de changer un peu, je crois que je préférais celle d'avant.


Sybica est actuellement au niveau 72, autant dire qu'il lui reste du chemin à parcourir avant d'atteindre le niveau 80... Sur les images, elle se tient sur les falaises du Fjord Hurlant, en Norfendre. Elle porte le tabard de la guilde que nous avions créé avec des amis de jeu: les Elfamis. Sybica est aujourd'hui bien seule dans la guilde: comme je fais souvent des pauses assez longues sans jamais toucher au jeu, les autres membres sont montés en niveau bien plus vite que Sybica et ont quitté les Elfamis pour des guildes plus puissantes. En parlant de temps de jeu, depuis un an et demi que je joue, j'ai dirigé Sybica pendant 27 jours et 20 heures. Ca peut paraître beaucoup, mais c'est très peu en comparaison d'une grande majorité de joueurs. Cela-dit, ça représente quand même un sacré paquet de temps, et contrairement à d'autres, je n'ai qu'un seul personnage. Aussi, j'aime vraiment beaucoup Sybica, elle me plaît bien en tant que personnage et j'ai du mal à recommencer un autre avatar. Comme toujours, j'avais mis pas mal de temps à me décider sur la race, la classe et tous les autres aspects du personnage, mais je suis très satisfait de mes choix! Concernant le nom "Sybica", je voulais quelque-chose d'original, qu'aucun autre des 11 millions de joueurs n'aie et qui colle plutôt bien à un personnage elfique. Ca vient du surnom d'une locomotive que j'aime beaucoup (étonnant venant de ma part, non?), Sybic, pour Synchrone Bicourant. J'y ai ajouté un "a" pour que ça soit plus féminin, et comme j'aime beaucoup les prénoms comprenant un a. Quand on joue avec un micro, pas mal de joueurs m'appellent maintenant "Sybi". J'aime bien aussi :) Ah ah, ça me fait quand même rire d'expliquer d'où vient ce pseudo, personne ne s'imagine que derrière peut se cacher une locomotive!
Voilà, vous savez tout ou presque sur Sybica... N'hésitez pas à lui passer un petit coucou si vous passez sur le royaume Cho'Gall, elle est fort sympathique! ;)


samedi 13 décembre 2008

Ambiance ferroviaire...


Trois petites photos prises aujourd'hui au même endroit que mes clichés de trains postés hier. Aujourd'hui, il y avait vraiment grève et je n'ai donc ramené... qu'une seule photo de train pour toute l'après-midi! En fait j'aurai pu en ramener deux, mais des jeunes sont arrivés avec deux gros chiens et ils s'amusaient à les faire se battre. Du coup, j'ai préféré partir et c'est à ce moment que le Passage à Niveau a sonné, annonçant une Z2! Snif...

J'aime assez celle-ci, ça fait plusieurs fois que je me dis qu'il faut que fasse une photo de cette loupiotte, gardienne du PN!

Petit test marrant et inutile



Je suis tombé sur ce test sur un autre blog (au demeurant fort sympathique) et j'ai trouvé le concept marrant. Alors j'ai essayé: il s'agit de mettre son iTunes en mode "Shuffle" (il lit alors des chansons au hasard dans la bibliothèque) et de mettre en réponse le titre des chansons qui passent au moment de répondre à la question. C'est assez stupide, mais ça peut donner des résultats surprenants! Voici les miens:

Comment te sens-tu aujourd'hui ? La Maman d'Amandine (Yves Duteil)
Ah ah, je sais pas trop ce qu'on peut tirer de ça, si ce n'est que j'écoute encore le tout premier CD que j'ai reçu!

Iras-tu loin dans la vie? Anst'er Market/The East Neuk of Fife (The Battlefield Band/Allison Kinnaird)
Bon ben faut croire que j'irai au moins jusqu'en Ecosse!

Comment tes amis te perçoivent-ils? Betrayal at Bespin (John Williams, BO de Star Wars Ep. V)
Alors comme ça ils me voient comme un traître? Sympathique tout ça... :p

Quelle est la chanson de ta/ton meilleur(e) ami(e)? Party (un morceau techno qui traîne...)
Génial, mes ami(e)s passeraient-ils(elles) leur vie à faire la fête?

Quelle est l'histoire de ta vie? Follow Me Up To Carlow
Tiens, cette fois ma vie se passe en Irlande ;)

Qu'est-ce qui te motivera à aller de l'avant? Luke And Leia (John Williams, BO de Star Wars Ep. VI
Et oui, tout comme Luke et Leia, c'est la Force qui me guidera et me motivera!

Comment va ta vie en ce moment? Il faut naître à Monaco (Joe Dassin)
"On n'peut pas payer comptant quand on n'est pas content" Mouais, je suis pas content de ma journée photo, mais sinon ça va pas trop mal...

Que pensent réellement tes amis à propos de toi? Arthas, My Son (Cinematic Intro) (BO de World Of Warcraft)
Je suis peut-être comme un fils pour eux, alors!

Est-ce que quelqu'un t'aime secrètement? The Dune Sea Of Tatooine/Jawa Sandcrawler (John Williams, BO de Star Wars Ep. IV)
Vu que Tatooine est une "mer de dunes", un désert quoi, je ne pense pas qu'on puisse répondre par l'affirmative à la question!

Comment peux-tu te rendre heureuse/contente? Magii is Everything (BO de Final Fantasy Cristal Chronicles)
C'est un début, ça! Reste plus qu'à savoir ce qu'est le "Magii" ;)

Que devrais-tu faire dans la vie? Le Moustique (Joe Dassin)
Et oui, c'est une vocation ça, être un moustique!

Auras-tu des enfants? Les Filles (Joe Dassin encore)
Chouette, je sais déjà que j'aurai des bébés filles ^^

vendredi 12 décembre 2008

Train'eige


Après s'être faite longtemps attendre, la neige a finalement décidé de pointer son blanc museau sur Besançon! Alors avant qu'elle ne fonde, malgré la grève et le ciel tristounet, j'ai pris le train pour me rendre à Franois. Il s'agit de la gare suivant Besançon dans la direction de Lons Le Saunier, ou Dijon (et donc Lyon ou Paris). En fait, la gare se situe juste avant la bifurcation: la ligne se coupe en deux vers ces deux destinations une centaine de mètres après les quais. Oh, c'est une toute petite gare, sans agent, sans distributeur et même sans composteur; du coup il n'y a pas des masses de trains, mais suffisamment pour que je puisse m'y rendre vers 14h et repartir vers 17h avec la nuit. Ensuite, je marche une vingtaine de minutes pour rejoindre le PN (Passage à Niveau) 56, située sur la branche menant à Dijon. C'est pratique, un PN, ça sonne quand un train va passer du coup on est sûr de ne pas en louper un! En plus, celui-là est dans la forêt, sur un chemin de terre interdit à tous véhicules sauf "travaux forestiers", donc il n'y a personne. Quoique, j'ai vu deux voitures de l'ONF (Office National des Forêts) pendant que j'attendais mes convois!

Assurant le TER Besançon-Viotte => Lons Le Saunier de 13H40, la Z9582 quitte Franois. Elle a pris un coup de froid, d'ailleurs! Ben oui, elle est toute bleue, et c'est pas son petit bonnet orange qui va la protéger... Plus sérieusement, cette protection est placée sur les engins munis d'attelages automatiques afin de les protéger du froid, de la neige... Cette automotrice est d'ailleurs blasonnée "Franche-Comté", mais je n'ai pas eu le temps de photographier ses armes.

Arrivé à mon coin photo, je vois passer quatre trains en très peu de temps: voici l'un d'eux, l'X73753 qui se dirige vers Dijon. Il a un bonnet noir, lui ^^

Juste après, c'est un fret qui me surprend! J'étais donc placé du mauvais coté de la voie, car j'attendais un train venant dans l'autre sens. Il faut croire que les usines de voitures fonctionnent encore vu le chargement du train ;) Merci au mécano pour le petit coup de sifflet en guise de salut!

Ah, ben voilà le train que j'attendais! Je l'avais raté la dernière fois, mais il a bien voulu revenir! C'est une Z2 "Vanille-Fraise", on les appelle comme ça car une de leur face est jaune, l'autre rouge. C'est la région Bourgogne qui applique cette livrée sur ses engins, depuis peu d'ailleurs. J'aime bien l'idée, et j'aime beaucoup les Z2, alors je suis content de l'avoir eue dans la neige, avec son cache-nez orange!

Et juste avant qu'il ne fasse vraiment trop sombre pour figer le train, voici la 22360 "En Voyage" entre Dijon et Besançon.
Après ça je suis retourné en gare pour filmer les derniers trains avant le mien, la luminosité étant devenue trop faible pour faire quoi que ce soit d'autre.

J'y ai été accueilli par ce magnifique ciel tout rose! Bon, la photo n'est pas terrible mais j'avais pas mal froid donc du mal à ne pas trembler. Après, j'ai vu passer pas mal d'autres trains, et le mien est arrivé en retard: j'avoue avoir eu peur qu'il soit supprimé, comme on ne peut pas vraiment savoir ce qui ce passe dans cette gare... Il y a bien un téléphone, mais sur le quai d'en face, donc je ne voulais pas rester coincé parce que le train arrivait. (il n'y a pas de passage souterrain non plus :p)

Voilà, j'espère que ça vous a plu, au moins pour la neige! Je sais que les photos sont trop sombres, mais je ne pouvais pas faire autrement pour ne pas avoir le train flou sous un tel ciel. J'espère acheter bientôt un Reflex, je devrais pouvoir obtenir de meilleurs résultats dans des conditions plus "rudes" ;) D'ailleurs, faudrait que j'emporte un radiateur, car je me suis quand même bien pelé, mes chaussures étant trempées! Ah, que ne ferait-on pas pour de la neige (et quelques trains)! ;)

dimanche 7 décembre 2008

Le retour du 885118?


Le passage au service d'hiver entraîne quelques modifications à Pierrelatte! 

Grande nouvelle pour les usagers de la ligne Pierrelatte-Grenoble! A l'occasion du passage au service d'hiver; le 14 décembre prochain, un train direct entre notre petite gare préférée et la préfecture iséroise refait son apparition! Certes, il ne s'agit pas de feu le 885118 au parcours immense, certes ne circule-t-il que le dimanche, mais le 886198 Avignon-Chambéry est vraiment le bienvenu! Ses horaires sont les suivants: Pierrelatte 18h41, Grenoble 20h56. Notez qu'on peut aussi partir à 18h50 via un classique Marseille-Lyon, changer à Valence entre 19h25 et 19H39 en attrapant le 886118 dans cette gare et arriver également à 20h56. En effet, le direct stationne 18 minutes à Valence Ville, sans doute pour changer de locomotive; prendre le non-direct fait ainsi gagner 10 minutes. C'est assez curieux, mais pour ma part je préfère ne pas avoir à changer pour une si petite différence et une arrivée à la même heure.
Dans le sens Grenoble-Pierrelatte, le direct du vendredi soir (17h34 -> 19h48) semble maintenu, mais ne réapparaît pas les autres jours. Sachez aussi que d'après mes informations, des trains ont été rajoutés sur l'axe Rhodanien: il se pourrait qu'ils soient utiles aux usagers de la gare de Pierrelatte. De plus, certains horaires risquent d'être modifiés suite au cadencement opéré en PACA et qui influence donc les Lyon-Marseille: n'oubliez pas de consulter les nouvelles fiches!
Ainsi, il est donc de nouveau possible de faire Pierrelatte-Grenoble directement au moins une fois dans la semaine. C'est une très bonne chose, et j'espère que d'avantage de trains de ce type seront ajoutés aux prochains changements de service. Malheureusement, la fiche horaire papier Grenoble-Valence(-Avignon), bien pratique pour les habitants de la vallée du Rhône, ne refait pas son apparition: j'essayerai de reprendre ma fiche personnalisée avec les nouveaux horaires (si ça intéresse des gens bien sûr).

samedi 6 décembre 2008

Nouveau petit texte!


Sur l'ancienne ligne Grenoble-Chambéry, le carré violet n°6, aujourd'hui disparu, guette des trains qui ne viendront plus...

Voici un nouveau texte d'inspiration ferroviaire que je viens de terminer à l'instant. Je ne l'aime pas trop trop, je le relirai un peu plus tard pour corriger deux ou trois trucs. Ca faisait longtemps que je n'en avais pas écrit, mais la lecture de textes très chouettes ici ou là m'a donné envie de recommencer. ;) Bonne lecture, si vous en avez le courage!
[edit] Texte modifié à 19h20.

Réveil.

Il est 4h du matin, sa radio s'allume et commence à annoncer les nouvelles de la journée. Somnolant, il quitte son lit; il serait bien resté couché un peu plus longtemps mais il doit se dépêcher, son train part dans moins d'une heure. Petit-déjeuner, dernières vérifications et la porte se referme sur un immeuble encore endormi. Dehors, le vent sera son seul compagnon, la ville toute entière est silencieuse. Rythmant un flot de voitures invisibles, les feux rouges passent régulièrement au vert. L'ambiance est particulière, il pleut mais il ne fait pas froid et il ne croisera personne jusqu'à la gare. Plongé dans ses pensées, il se demande quel matériel assurera son TER matinal. Il aperçoit bientôt l'horloge de la gare, illuminée sur sa tour. Inquiétude, les distributeurs seront-ils en marche si tôt? Il n'a pas son billet...
Quelques minutes plus tard, il arrive devant les portes du petit hall; elles ne s'ouvrent pas. Pourtant, à l'intérieur, tout est allumé et le grand panneau indique déjà les trains au départ. Quelques personnes attendent avec lui, d'après les horaires le bâtiment devrait déjà être ouvert. Il ne reste que dix minutes avant le départ quand un agent vient ouvrir aux futurs passagers. Sur chacune des machines automatiques, une lumière rouge signale qu'elles ne fonctionnent pas. Il commence à se demander s'il pourra partir et s'il a bien fait de se lever si tôt. Mais au fond du bâtiment, une machine isolée porte la petite lueur verte salvatrice. Soulagé, il s'en approche et c'est avec une lenteur extrême qu'elle daigne lui délivrer son billet. Regard furtif vers le tableau d'affichage, voie C. Sur le quai, il n'y a déjà plus personne; le train est très long, ça l'étonne: malgré la pluie, il se dirige vers la queue du train. Aujourd'hui, la locomotive est en pousse, et il aimerait bien savoir de quel modèle il s'agit. Son nez est arrondi, ses persiennes horizontales et elle semble un peu haute sur ses grandes roues: c'est une BB25200. Ruisselante, elle brille des reflets orangés de l'éclairage et ronronne tranquillement. Plus loin, les signaux scintillent: rouge, vertes, violettes, les ampoules ne sont plus que de petits points colorés. Les rails humides luisent dans la noirceur du ballast puis disparaissent avec la nuit, au bout des quais. La scène n'a rien d'extraordinaire, et pourtant, elle lui réchauffe le cœur. C'est un peu bête, se dit-il en montant dans la dernière voiture, juste devant la locomotive. Il est seul, les autres voyageurs ont dû monter dans les voitures de tête. Quelques instants après, la rame s'ébranle et le convoi quitte Besançon à faible allure. Par la fenêtre, les lumières de la ville défilent tranquillement, puis se font petit à petit de plus en plus éparses. Il ne reste bientôt plus qu'un noir profond en guise de paysage; le train tout entier semble happé par l'obscurité.
A moitié endormi, il observe l'incessant ballet des rideaux de sa voiture. Ils semblent danser, se levant et se reposant sans un bruit, accompagnant la marche du train. La ligne fait de nombreuses boucles pour desservir un maximum de villages et il fait toujours nuit noire quand le TER stoppe dans les petites gares du parcours; beaucoup trop long il dépasse souvent du quai. Les vieux panneaux défilent à chaque redémarrage, leurs lettres bleues défraîchies éclairées par des néons blafards. Les bâtiments ferroviaires sont décrépis, murés et font peine à voir. Ils semblent avoir été oubliés là depuis longtemps, sans que personne ne sache plus trop pourquoi on les a construit. Sous les abris, de simples feuilles de papier humides sont placardées en guise d'horaires. Il se prend à imaginer les anciens chefs de gare, casquette aux lettres dorées fixée sur la tête et sifflet à la bouche, surveillant leurs montres. Il s'imagine les panaches de fumée d'une locomotive à vapeur arrivant à quai et entrevoit l'agitation lors du passage de l'omnibus du soir. Des visions furtives vite englouties par les ténèbres...
Après deux heures et demie de trajet, le train arrive en gare de Lyon-Part-Dieu avec le jour. Il quitte le confort de son fauteuil, oublie ses rêves et s'apprête à attendre plus d'une heure sa correspondance. Il choisit un quai au hasard, s'assied sur un banc et observe les innombrables voies de la gare: il est encore tôt et il n'y a pas grand-monde, peu de quais sont occupés. Quelques minutes plus tard, avec un soufflement caractéristique, la locomotive emporte le convoi qu'il vient de quitter vers Lyon-Perrache. Doucement, progressivement, le mécanicien fait accélérer la rame, qui disparaît bientôt dans une courbe. Sur une potence, deux ampoules rouges cèdent leur place à une verte: voie libre, la journée peut commencer...

En vrac!


A l'instar de toute bonne série américaine qui se respecte, voici l'épisode "vrac" dans lequel on revoit tout un tas de truc qu'on a déjà vu. Ici, ça sera quand même des images inédites, mais sans rapport les unes avec les autres; j'ai simplement vidé mon téléphone et je vous présente donc certaines photos qui ont un aspect marrant ou sur lesquelles j'ai quelque-chose à écrire!

Au centre Leclerc de Pau était organisé ces vacances une sorte de petit parcours pour initier les jeunes enfants au code de la route. Il y avait donc des panneaux de ce type un peu partout dans la galerie marchande. Seulement les palois ne connaissent vraisemblablement pas Bollène et la ville s'est donc transformée en "Bollenex" ;) Sur d'autres panneaux, on pouvait lire Pont-Saint-Esprit, mais ni Bourg ni St Marcel n'étaient représentées...

Vue depuis le train Lyon->Bordeaux, voici le campanile de la superbe gare de Limoges-Bénédictins. Il mesure 67 mètres de haut et les pendules qui l'ornent font 4 mètres de diamètres. La photo est moche, mais ça m'a fait plaisir d'apercevoir en vrai l'une des plus belles gares d'Europe!

Tiens, une habituée de la gare de Besançon-Viotte, le TGV PSE n°37. Photo pour Noëmie! Malheureusement, elle ne porte pas le blason de Tours, mais celui de Saint-Germain-En-Laye.

Héhé, une spécialité ardéchoise! Cette année, on a vu pas mal de très jolies bogues comme celle-ci à St Marcel!

Voici une station du métro parisien un peu particulière: Mirabeau, sur la ligne 10. Elle n'est desservie que dans un seul sens. On voit sur la droite la voie en forte rampe du sens non desservie et donc dépourvue de quai. J'ai pris cette photo à l'occasion du passage de mon oral de TIPE (Travaux d'Initiative Personnelle Encadrés) pour les concours.

Ah ah!!! Je ne vous ai jamais vraiment montré l'aspect de certaines salles de Vaucanson, ce dont je ne m'étais pas privé avec ChampoPaBo. C'est chouette aussi, hein! Faut croire que les lycées grenoblois tombent tous en ruine ;) Bon, ce bâtiment a été fermé pendant ma seconde année pour être entièrement rénové. Vaucanson, dans ses parties rénovées, a un tout autre visage!

La numérotation des salles était pour le moins... étrange!

Et certaines plaques n'étaient pas exemptes de fautes d'orthographe! C'est curieux, puisque sur les autres panneaux "Techno" était bien orthographié.

Voici un superbe dessin peint sur le pont ferroviaire de l'Aigle, dans Grenoble. Sur pas mal de piles de ce pont, sous lequel prend place le marché de l'Estacade, sont peints des décors très sympathiques. Une autre pile porte d'ailleurs un autorail Iroquois, aujourd'hui disparu depuis longtemps des lignes françaises...

Alors ça, ça m'a vraiment surpris. C'est la première fois que je vois un magasin qui demande de payer ^^

Et pour terminer, une petite annonce fort sympathique... Réalisé sans trucage!

Givre!

La semaine dernière, lors de mon retour à Grenoble, la première partie de mon parcours s'est effectuée dans un paysage entièrement givré. Je n'avais jamais vu autant de givre, c'était vraiment très beau. Il était pourtant plus de 13h! Le paysage était entièrement blanc, comme si une main géante avait saupoudré de la farine dans les moindres recoins des forêts, des champs... Ca créait une ambiance assez spéciale, un peu bizarre même. A défaut de voir de la neige à Besançon, j'aurais quand même vu un peu de blancheur!
J'ai pris quelques photos avec mon portable, et une vidéo avec ma PSP. Ca ne rend pas bien du tout, surtout la vidéo que YouTube a atrocement pixelisé, mais ça donne une petite idée de la chose.




Quelque-part entre Besançon et Bourg-En-Bresse, des arbres blanchâtres défilent par la fenêtre du Corail Strasbourg-Lyon de mi-journée...

Toujours vaillants!


La rame, composée d'une remorque encadrée par deux autorails, stationne à Besançon-Viotte.

Ca y est! Et oui, j'ai réussi à les surprendre, eux qui se cachaient depuis des semaines. Eux? Les X2800 bien sûr! Je vous en avais déjà parlé, il s'agit des plus vieux autorails à voie normale encore en service commercial en France. Il n'en reste que 4, dont deux qui roulent effectivement; le meilleur étant qu'ils ont eu la bonne idée de loger à Besançon-Viotte. (qui a dit que j'avais choisi Besançon pour ça? :p)
Ce sont des autorails mythiques dans le milieu ferroviaire, car ils sont l'incarnation de ce que beaucoup considèrent comme le "vrai" chemin de fer. Pour ma part, c'est en tant que "papys du rail" qu'ils m'intéressaient, mais aussi pour leur moteur, dont le bruit est extrêmement réputé. Je voulais juger par moi-même avant qu'ils ne finissent à la casse, ou mieux dans les mains d'une association. Il s'agit d'un moteur MGO, construit par ce qui deviendra plus tard Alstom: la Société Alsacienne de Construction Mécanique. A vrai dire, je ne savais pas trop à quoi m'attendre: j'avais bien vu des vidéos sur Internet, mais le son n'était pas terrible. Quand je suis arrivé à la gare, et surtout quand j'ai pris place à bord, j'ai compris pourquoi il existait un tel engouement pour ce moteur. Ca change vraiment de ce qui existe sur les engins actuels, qui ont un moteur de camion banal et qui n'a pas de sonorité caractéristique. Celui-là gronde gravement et donne une impression de puissance assez curieuse. Mais c'est quand on grimpe ou qu'on démarre que l'on sent toute la différence, le changement de sonorité à mesure que le mécanicien commande à l'autorail d'accélérer m'a impressionné. Dans les tunnels, le bruit amplifié donne une autre mesure au voyage.
En fait, les 2800 étaient des autorails très puissants à leur sortie, bien plus que les engins poussifs que possédaient alors la SNCF, il y a déjà 50 ans de ça. Ils étaient de conception robuste et s'affranchissaient sans problème des fortes rampes des lignes de montagne, même attelés à des remorques, avec ou sans l'aide d'un de leurs camarades. Ils ont donc été particulièrement présent dans le Massif Central, et leur couleur leur a valu le surnom de "bleus d'Auvergne", ou "bleus" tout simplement. Ils ont circulé sur bon nombre de lignes secondaires aujourd'hui fermées, assurant la desserte de nombreuses gares, de la plus petite à la plus grande. Leur exceptionnelle durée de vie (en 2006, 41 engins sur les 119 construits étaient encore à l'inventaire de la SNCF) témoigne de la qualité de ces autorails et participe également à leur prestige. Rarement un autorail, par définition dédié aux petites lignes, vivant toujours dans l'ombre de ses imposantes sœurs les locomotives, n'aura suscité autant d'intérêt. Pour un non ferrovipathe, évidemment que ce sont aujourd'hui de vieux tromblons, sans clim, peu engageant d'aspect et un peu rouillés. Mais pas tant que ça, finalement, puisque même la jeune contrôleuse me disait que les clients appréciaient toujours ce genre de matériel. Et ces vieux tromblons n'ont pas encore dit leur dernier mot... ;)

Bien qu'un peu désuet, l'intérieur des 2800 n'en reste pas moins tout à fait correct, d'autant qu'ils sont apparemment très bien entretenus. A vrai dire, j'ai même été surpris par le confort de la rame: malgré le relief accidenté de la ligne, c'était tout à fait agréable de prendre place sur ces sièges. Ils ont du en voir passer, des gens, en 50 ans!

Quand je me suis rendu à la gare jeudi dernier, je n'avais pas beaucoup d'espoir de les voir, et je ne m'étais donc pas pressé plus que ça... Quand je suis arrivé, le bruit était différent de celui auquel j'avais eu droit les jeudis précédents. J'ai donc accéléré le pas dans le souterrain, et à ma grande joie j'ai aperçu un bout de leur caisse par l'escalier. Ni une, ni deux, j'ai sauté en tête sans prendre le temps de composter. Comme j'avais bien fait d'acheter mon billet longtemps à l'avance! Il était 12h24 et 40 secondes, le départ fut donné pile à l'heure 20 secondes plus tard... Je me suis présenté à la contrôleuse en lui expliquant la situation, et je me suis installé dans mon siège pour profiter du voyage. Oh, ça n'avait rien d'une croisière transatlantique: le train effectue un aller-retour pour Le Valdahon, petite commune de 4000 habitants située à 40 minutes de Besançon par le rail. Mais bon, pour 6€, mon petit TER brinquebalant au milieu des paysages enneigés valait bien le Queen Mary 2. Car oui, j'ai adoré. C'est peut-être bête, mais je n'y peux rien. Comme devant un bon film, j'ai savouré chaque minute du parcours; c'est quelque-chose qu'on oublie souvent de faire: regarder simplement par la vitre et apprécier. En tous cas, moi, ça m'a mis de très bonne humeur, et j'étais presque triste d'arriver au terminus...

Je tiens à remercier une fois encore Gilbert, sans qui je n'aurais jamais su les horaires des éventuelles circulations, ainsi que le personnel SNCF de la rame, qui m'a très bien accueilli!

Ca y est, c'est terminé pour aujourd'hui: tandis que Sieur TGV s'éclipse sur sa voie de garage en observant d'un œil étonné ses aïeuls, nos vaillants quincagénaires regagnent leur dépôt pour un repos bien mérité...

Vous trouverez ma vidéo de leur départ pour le dépôt ici, et d'autres qui ne sont pas de moi mais qui permettent d'entendre correctement le MGO ici et .

mardi 2 décembre 2008

Yilun et moi...




Je ne crois pas vous avoir proposé ces deux photos, que j'ai récupéré récemment. C'est Maman qui les avait prises. Je les aime beaucoup, d'une part parce qu'on y voit ma grande Yilun, mais aussi parce qu'elles sont prises sur les quais de la petite gare que j'apprécie tant, Pierrelatte. De plus, c'était le jour du passage du Mistral tracté par la 241P17: je voyais alors pour la première fois une locomotive à vapeur circuler en ligne... Avant ça, elles ne m'intéressaient pas beaucoup, mais depuis je leur trouve un charme et un attrait que jamais aucune autre machine ne pourra exercer.
Enfin, c'est la parfaite illustration d'une phrase que j'aime beaucoup parce qu'elle valorise un bâtiment souvent oublié:
"L'endroit le plus romantique dans une ville, c'est la gare, car c'est là qu'on s'embrasse le plus."
J'en profite pour faire tout plein de bisous à Mlle! Je remercie également Maman pour avoir pris ces photos, qui me plaisent vraiment beaucoup, notamment la seconde.

Un retard... exceptionnel!



Ah, on a pas l'occasion de voir ça souvent, et heureusement! J'ai photographié cette télé indicatrice à la gare de Besançon Viotte dimanche soir, ou plutôt lundi matin très tôt. En effet, j'étais passager du train Grande Ligne 4321 Lyon-Perrache - Strasbourg ce dimanche... 
C'est suite à un "accident de personne" que nous avons eu autant de retard. Nous nous sommes arrêtés très brusquement environ quinze minutes après Lyon et le contrôleur a d'abord annoncé que c'était un arrêt pour respect de la signalisation. Rien de plus normal, donc. Mais quelques instants plus tard, il est passé dans notre voiture en demandant si on n'avait pas senti quelque-chose; certains passager ont alors déclaré avoir eu l'impression qu'on avait roulé sur des pierres. Pour ma part, je n'ai rien senti ni rien entendu, je regardais Indiana Jones 4 sur ma PSP. Peu après, une annonce au micro a été faite annonçant que nous avions heurté quelqu'un, vraisemblablement une personne ayant tenté (et plus que probablement réussi) à se suicider. Une à deux heures de retard étaient alors à prévoir, le temps que les pompiers, la gendarmerie et le procureur fassent leur macabre travail. Plus de deux heures plus tard, nous avons donc redémarré, restoppé quelques mètres plus loin, et nous avons finalement pu rejoindre la gare d'Ambérieu. Là, nous sommes encore restés coincés pendant longtemps, le contrôleur nous annonçant que le freinage d'urgence ayant eu lieu auparavant avait endommagé quelque-chose. Ainsi, les deux dernières voitures ont dû être décrochées afin de garantir une sécurité maximale lors du freinage de la rame! J'avais pour une fois choisi de monter en tête, et j'avais bien fait! Pas mal de personnes se sont donc retrouvées debout, déplacées depuis les voitures de queue. Finalement, nous avons pu repartir, et effectuer un nouvel arrêt à Bourg-En-Bresse où des coffrets repas ont été chargés. Ils ont été ensuite distribués, c'était plutôt marrant d'aller les chercher au milieu de la foule. En plus, on faisait une sorte de chaîne, chacun en ramenant 4 ou 5 pour les personnes de sa voiture. Du coup, entre les virages, les bagages et les passagers debout, c'était un peu le parcours du combattant pour ramener entier la pile de coffrets repas! C'était plutôt drôle en fait, finalement dans ces cas là tout le monde papote plus ou moins avec tout le monde, et l'annonce des 4h15 de retard que le contrôleur a fait un peu plus tard a bien fait rigoler tout le monde tellement c'était énorme. Quoi qu'il en soit, personne n'a râlé contre la SNCF, pour une fois, qui a plutôt bien géré le truc (pour une fois aussi?). Les informations circulaient vite, et j'ai beaucoup apprécié qu'on nous donne quelque-chose à manger! C'était loin d'être un repas de luxe, mais c'était largement suffisant pour combler la faim ;) J'étais quand même bien content d'arriver, et je plains les personnes qui allaient plus loin que Besançon, qui ont du arriver vraiment très tôt...
Par ailleurs, je ne comprend toujours pas les personnes qui ont la merveilleuse idée de se suicider en se jetant sous un train... Non content de créer un tort irréparable au mécano qui sera aux premières loges, ils perturbent la circulation de très nombreux trains, embêtent donc des milliers de personnes, sans parler des pompiers qui sont chargés de récupérer le corps. Franchement, ça me dépasse!

lundi 24 novembre 2008

µ-ENSMM



Un petit article sur l'ENSMM, pour changer un peu!
Bon, comme je ne suis pas trop remonté après l'école aujourd'hui, je passerai tous ses énormes défauts de conception (pas de salle pour les partiels, on fait ça dans le hall sur des planches avec tréteaux...) et surtout d'organisation (on n'a toujours pas d'adresse email ni de possibilité de se connecter aux ordinateurs de façon correcte, cours marqués dans l'emploi du temps mais qui sautent tout le temps) et sur le fait que pas mal de cours sont inintéressants au possible pour vous présenter quelque-chose d'assez "énorme".
Le second M du nom de l'école, en plus d'avoir permis la création du "Meuh Meuh" symbole de l'école (^^), est également là pour signifier qu'une des particularités de notre établissement est qu'ils s'intéresse d'assez prêt aux "Microtechniques". Autrement dit, toute pièce dont l'échelle est celle du millimètre, voire plutôt du micromètre (un millimètre divisé par 1000), et aux moyens existants pour les fabriquer. Ainsi, l'école possède des machines très imposantes et excessivement chères (de 300 000€ à 500 000€...) qui permettent de réaliser des engrenages minuscules, de tailler de la matière à l'aide d'un fil-électrode ou même de percer un cheveu sans le casser et j'en passe et des meilleures. Nous "utilisons" ces machines lors des TP (Travaux Pratiques) de Microfabrication. La dernière fois, nous avons créé la lettre µ ci-desus, logo de l'école et utilisée pour signifier "micro" dans les unités internationales. Comme le laisse voir le quadrillage (un carreau = 8mm*8mm), elle n'est pas vraiment grande (et on peut arriver à d'autres choses bien plus petites avec le moulage de plastique par exemple)! On a d'abord découpé à l'aide d'une électrode se présentant comme un fil (en gros, un fil à couper le beurre qui ferait "exploser" la matière autour de lui) la forme du µ dans une plaque de métal, puis on a gravé "ENSMM" à l'aide d'une fraise extrêmement précise (c'est celle qui peut trouer un cheveu!) et "2008" au laser. Je m'excuse, on voit assez mal tout ça sur la photo car mon appareil refusait obstinément de mettre au point sur le µ et j'ai du lui faire croire que c'était plus gros pour avoir quelque-chose d'un peu net. En plus mon "2008" est un peu cramé car le laser fonctionnait à pleine puissance. Au final, ce petit bout de métal vaut une trentaine d'euros. Et oui, entre la "machine à découper" qui consomme une quantité assez impressionnante de fil, la fraise dont l'outil n'a une durée de vie que de quinze minutes et la machine à graver au laser, il est passé par des engins d'une complexité technique ahurissante dont le coût d'opération est assez élevé, sans parler du coût d'achat des machines et des matières premières! En tous les cas, le niveau de complexité de ces engins est extrêmement impressionnant (et qui prennent pas mal de place pour faire des pièces minuscules) et révèle que le cerveau humain est capable de merveilles d'ingénierie. 

Et si St Marcel avait un réseau de bus?


Et oui, vous ne rêvez pas, vous avez bien sous les yeux un plan de bus pour St Marcel d'Ardèche! Vous y trouverez aussi des lignes de métro car ce plan s'intègre dans un réseau plus large, pensé à l'échelle d'une trentaine de kilomètres autour de St Marcel. Tant qu'à faire créer quelque-chose de farfelu, je suis allé au bout de mes idées :p Je mettrai le plan global plus tard car il est en cours de refonte pour satisfaire au mieux les besoins que j'ai imaginé. Figurez-vous que j'avais même commencé à écrire des horaires pour les lignes de métro, cadencement aux 10 minutes en heures creuses s'il vous plaît! J'avais également prévu une affectation des rames réaliste et plausible, avec des temps de parcours estimés au mieux à l'aide des vitesses de métros/bus réels et des distances. Ben oui, le plan ci-dessus est quasiment correct géographiquement parlant, mis à part quelques virages pour pouvoir écrire les noms d'arrêts.
Evidemment, il est complètement impensable d'imaginer qu'un tel réseau puisse exister un jour, la population de ma région de travail étant bien trop faible. De plus, il suppose la réouverture de la gare de St Just-St Marcel, ce qui n'est malheureusement pas dans les planning de la région et encore moins de la SNCF. Par ailleurs, certains arrêts ne desservent qu'une ou deux maisons et je pense même qu'un tel réseau serait une absurdité écologique. Mais c'est pas grave, je me suis bien amusé à le faire, de l'ébauche papier à la réalisation sur mon MacBook à l'aide d'Inkscape, excellent logiciel libre de dessin vectoriel. D'ailleurs, comme je l'ai "dessiné" en vectoriel, si vous téléchargez le PDF du plan, vous pourrez zoomer dessus sans perte de qualité, à l'inverse de l'image ci-dessus. On pourrait donc imaginer imprimer ce plan à la taille voulue pour un abribus, par exemple! C'est-y-pas-beau la technologie?? ^^
Vous vous demandez peut-être d'où m'est venue l'idée d'un tel plan. En fait, ça faisait longtemps que je trouvais les noms d'arrêt de bus assez marrants et que j'aurais bien aimé pouvoir en inventer un ou deux. J'ai également une connaissance sur Internet qui a créé quasiment toute une ville et de nombreux plans de la même façon, sur Inkscape, et j'ai donc voulu essayer ce logiciel par moi-même. Pour finir, j'ai commencé à véritablement réfléchir à mon plan global et à en esquisser les premières lignes pendant... les concours! Durant la dernière épreuve d'allemand pour être plus précis, qui portait sur les métros automatiques. Comme je connaissais un peu le sujet, je n'ai pas eu trop de mal à répondre aux questions et à traduire le passage demandé. J'avais donc terminé et relu un peu avant la fin et comme je voulais attendre des amis, j'ai commencé à griffonner de façon plus qu'approximative mon plan sur mes brouillons. Voilà, vous savez tout!
Pour la petite histoire, j'ai aussi refait le plan de la ligne 32 de Grenoble, et j'ai bien envie de refaire à ma façon tout le plan du réseau de bus de Besançon, que je trouve moche et peu clair. Je continuerai peut-être mon réseau Ardéchois, mais c'est difficile quand on ne connaît pas vraiment l'endroit. Eventuellement, je pourrais même inventer un réseau pour Groix, j'ai déjà quelques idées :p Mais ça prend tellement de temps qu'on verra tout ça plus tard (et puis ça n'est pas vraiment utile, sauf pour les réseaux réels dont les plans sont moches, et encore)!
Qui a dit que j'étais fou? ^^

Note: RTA signifie "Régie des Transports de l'Ardèche" et SJ-SM "Saint Just - Saint Marcel", le réseau de bus "urbain" étant différent de celui des bus "grandes relations" et du métro.

samedi 8 novembre 2008

Qui s'intéresse encore au Tibet?


À l'occasion des JO de Beijing, le Tibet a souvent fait la une des journaux et tout-un-chacun s'est alors consterné devant le sort de cette région du Monde. Sans vouloir rentrer dans la polémique à ce sujet, j'étais intimement persuadé que tout le monde se fichait du Tibet avant les JO et que tout le monde s'en ficherait de nouveau une fois les JO finis. On m'a pourtant souvent dit le contraire et que c'était bien une préoccupation des français depuis bien longtemps. Pour ma part, je voyais plus là-dedans un mouvement général impliqué par les médias, qui n'ayant pas grand-chose d'autre à raconter, ont décidé de porter toute leur attention sur la Chine et plus spécifiquement ses mauvais cotés; puisque comme on le sait tous, les bonnes nouvelles ne font pas recettes. Médias qui, en plus de raconter ce qui leur chante et de façon souvent complètement orientée, erronée et incomplète -suffit de voir ce qu'ils racontent sur le ferroviaire pour voir qu'ils sont pas très fut-fut à la rédaction des JT-, ont ainsi réussi à générer un mouvement général très favorable au Tibet. Mouvement général justifié, mais qui a disparu aussi vite qu'il était apparu.
La preuve est donnée par le nombre de trafic généré sur Google par le mot "Tibet". C'est assez édifiant de constater la forte hausse de ce trafic, et sa chute quasi instantanée une fois les JO terminés. J'avais donc raison, aujourd'hui, plus personne ne se souvient que le Tibet existe, ou presque, de la même façon qu'avant personne ne s'y intéressait:

Voici les résultats en France. C'est flagrant, non? D'ici à quelques mois, ça le sera encore plus, mais on voit bien que le niveau des recherches est déjà retombé à son niveau d'avant 2008 et les JO.

Rassurez-vous, nous gentils français très ouverts et très intéressés par les causes perdues des gentils petits tibétains contre les vilains petits chinois, ne faisons pas mieux que le reste du monde:

Intéressant, non?

En fait, on peut s'amuser à "analyser" pas mal de choses grâce à Google Trends. C'est marrant comme la somme des recherches effectuées sur tel ou tel sujet suit l'actualité, est cyclique ou non, dans quel pays (voire dans quelle région) on s'y intéresse beaucoup, et même comparer les comportements selon les pays. Ainsi, on peut voir que le phénomène Naruto/fan du japon prend beaucoup d'ampleur aujourd'hui en France, ou que personne ne connaissait Obama avant 2008, que la France n'est connue que pour le Tour de France, et ainsi de suite... ^^