jeudi 30 septembre 2010

Et si on faisait le mur?


Continuons notre épopée chinoise en nous rendant sur l'un des monuments les plus connus de l'Empire du Milieu. J'ai nommé: la Grande Muraille! Passage obligé pour tout voyageur se trouvant dans la région de Beijing, il est dit qu'un chinois n'en est pas vraiment un s'il ne l'a pas foulée. En 2006, je m'étais rendu à Badaling, section extrêmement touristique de la Muraille. Cette fois, sans chinoise pour m'aider et après lecture assidue de mon Lonely Planet, c'est vers Mutianyu que j'ai porté mon dévolu. Ce tronçon rénové présentait l'intérêt d'être accessible facilement depuis Beijing et d'avoir une excellente réputation en ce qui concerne le paysage. En plus, l'auberge de jeunesse y proposait un circuit tout compris! De bon matin, nous avons donc embarqué dans un mini-bus à la chinoise: destination Mutianyu! Comme vous allez le voir, là encore, le temps était plutôt maussade. Pas question de voir la Muraille courir et serpenter dans les collines. Malgré tout, cela donnait une ambiance assez particulière qui était finalement plutôt sympathique.


Voici l'un des moyens d'accéder à Mutianyu: le télésiège. Sinon, on peut prendre un téléphérique ou... ses jambes :) Le coupe devant nous est américain. La demoiselle parlant chinois et pas le guide qui nous a emmené sur les lieux, c'est elle qui a fait la traduction. Puis nous avons parcouru la Muraille ensemble et nous avons vraiment bien rigolé!


Nous voilà donc sur ce qui doit être le plus long mur du monde. Et qui est parfois bien haut, comme vous le voyez ici!


C'était vraiment bien car comme nous sommes arrivés tôt et du coté opposé au téléphérique, il n'y avait pratiquement personne. Quel changement par rapport à Badaling, où je devais attendre 10 minutes pour passer par les tours!


Comme vous le voyiez, c'était vraiment brumeux. Et la Muraille n'est pas très plate :p Je peux vous assurer que la parcourir sous la chaleur qui régnait ce jour là était très éprouvant.


Et puis ce n'est pas toujours tout lisse! Les marches ne sont pas vraiment hautes, pas plus qu'elles ne sont larges. Le genre d'escalier qui vous scie les genoux ^^ Je plains les soldats qui avaient certainement à la parcourir pour faire des rondes!


Ces arbres me faisaient un peu penser à des marronniers. En plus, un papillon me faisait l'honneur de les égayer!


Je n'avais pas beaucoup à attendre pour faire des photos sans personne. Vous lez voyez, il n'y avait VRAIMENT personne ^^ Et ça, c'est peu courant lorsque l'on est dans un endroit un tant soit peu touristique en Chine.


Ambiance...


Ce qui m'impressione et que j'aime beaucoup avec la Muraille, c'est qu'on dirait qu'elle est tombée du ciel comme un ruban de tissu, et qu'elle épouse donc parfaitement le sol. Du coup, ça monte, ça descend, ça tourne et... ça penche! On le voit un peu sur cette photo. Je n'aurais pas aimé être l'un des ouvriers qui l'ont construite.


Ciel bouché, bonjour! On ne voyait pas bien loin ^^


Le bout du monde! En fait, pour être précis, ce que nous avons décrété comme étant le bout du monde conjointement avec nos amis américain. Nous n'avons pas eu le courage d'aller beaucoup plus loin... En tout, la section accessible faisait entre 7 et 8km, si je me souviens bien. Une belle trotte ^^


Nous sommes donc revenus sur nos pas. En fait, à la sortie du télésiège, nous avons tourné à gauche sur la partie la plus longue. Mais on pouvait également aller à droite et s'engager sur une partie encore plus accidentée. On ne se rend pas bien compte ici, mais je peux vous assurer que c'est raide! On a même vu une personne monter à quatre pattes ;) 

Voili voilou, si jamais vous passez en Chine un jour -ce que je ne saurais que vous conseiller tant c'est dépaysant et enrichissant-, allez faire un tour sur la Muraille et devenez un "vrai chinois" ou une "vraie chinoise". J'espère que vous aurez apprécié ces photos autant que j'ai apprécié mon passage à Mutianyu!

Merci à Kristin pour ses traductions et sa bonne humeur ^^ Et bien sûr à Lina de m'avoir accompagné dans cette folle aventure!!!

mercredi 29 septembre 2010

Vous êtes bien arrivé à Beijing!


Ce soir, je vous propose quelques photos de Chine! Je vous préviens tout de suite, elles ne sont vraiment pas extraordinaires, vu le temps que j'ai eu dans la capitale chinoise. Le ciel était complètement bouché et c'était tout brumeux. J'ai des photos nettement plus sympathiques pour la suite du voyage. Par ailleurs, certaines sont là uniquement pour montrer quelque-chose, pas pour être "artistiques". M'enfin, comme je ne vais pas à Beijing tous les week-end, je me suis dit que j'allais quand même les présenter ici. Après Madrid, Paris et Londres, voici que Beijing s'invite sur Essai Pour Voir!


Voici le "hall" de la partie principale de l'auberge de jeunesse dans laquelle j'ai logé à Beijing. Elle était siutée dans les hutong, ces quartiers pékinois traditionnels. C'était vraiment charmant et le personnel était plutôt sympathique. C'était assez étonnant, l'auberge était divisée en plusieurs parties non reliées entre elles. Ainsi, après m'être enregistré, on m'a emmené en moto à benne vers ma chambre. Un petit moment assez folklorique, puisque le conducteur ne devait pas être au fait des règles élémentaires de sécurité routière =D Un petit tour en sens interdit, une traversée entre les bus et un bout sur le trottoir pour finir, le  tout sans casque bien entendu. Heureusement, ça n'allait pas bien vite et de toute façon, j'ai l'impression que "code de la route" est une notion toute relative en Chine. Accrochez vous, avant de traverser :p


Il y a beaucoup de lions de ce genre, un peu partout: temples, parcs, édifices publics, etc. Si je me souviens bien, celui-ci gardait la porte de ce qui devait être une grande bibliothèque ou des archives.


Évidemment, j'ai cliqué les célèbres toits chinois :) Quand ils sont bien rénovés ou entretenus, leurs couleurs sont absolument magnifiques. En plus, ce genre de toiture est une belle prouesse architecturale: tout s'emboîte sans clou ni fixation.


Le parc Beihai, situé à proximité immédiate de la Cité Interdite. Même si le temps n'était pas vraiment au beau fixe (doux euphémisme), j'ai trouvé qu'il était fort sympathique. L'édifice qu'on aperçoit au fond est le "Dagoba blanc". Comme c'était fermé, je n'en sais pas beaucoup plus. Malgré tout, une petite recherche sur Wikipédia nous apprend qu'il s'agit d'un stupa, monument érigé en l'honneur de Bouddha.


Il s'agit de ne pas faire trop de bêtises. Les gardiens du parc, bien qu'en pierre, ne me semblent pas tout à fait prompt à la rigolade ^^


Détail d'une sorte de porte, sans mur autour et... sans porte. C'est en tous cas très joli. Pardon, je voulais dire "en tous cas, moi, j'aime bien" :) Évidemment, au milieu d'un parc français cela serait peut-être un peu curieux, mais en Chine cela passe très bien!


J'avais entendu parler de ces petites figurines présentes sur les toitures dans un reportage sur la Cité Interdite, mais je ne me souviens plus vraiment du pourquoi du comment de leur présence. Si je ne m'abuse, dans le palais impérial, plus elles étaient nombreuses sur un bâtiment, plus celui qui l'occupait avait d'importance. Ainsi, s'il y en avait neuf, c'était l'empereur. (sans garantie!)


Deux escaliers, l'un très bien décoré et abrité, l'autre plutôt sommaire. Au fond à gauche, on peut apercevoir un bateau sur le grand lac se trouvant dans le parc.


Détail de l'intérieur d'une sorte de petit kiosque. La décoration y était pour le moins détaillée. Cela doit représenter un sacré travail! J'aime beaucoup le style des estampes chinoises, et j'en ai vu d'absolument superbes au Musée d'Art de Hong-Kong. J'aime bien aussi les petites fleurs rouges qu'on voit souvent, comme ici, au dessus du rectangle du paysage.


Bon, moi j'appelle toujours ça des nénuphars, mais ça ressemble à un lotus sacré. Les plantes ne sont pas vraiment ma spécialité ^^ En tous cas, j'aime bien ces étendues d'eau couvertes de plantes aquatiques. Ça me donne toujours l'impression que je vais pouvoir traverser sans toucher l'eau. Je n'ai cependant pas encore eu le courage d'essayer ma théorie. Il y avait même des canards (ou des oiseaux qui y ressemblait) dans ce lac. Je me demande comment ils faisaient pour se repérer au milieu des pieds de tout ces "nénulotus".

Voilà voilà! Je ne suis pas resté très longtemps à Beijing, ce qui explique le peu de photos que j'ai fait là-bas. Au départ, il était prévu que l'on reste d'avantage, mais le taux de remplissage des trains en a décidé autrement. Tous les rapides et trains de nuit pour Shanghai était pleins, à l'exception du plus lent d'entre eux, ce qui nous a obligé à partir tôt le matin pour un trajet d'environ 22h, contre 9h45 pour certains CRH (China Railway High-speed, les trains à grande vitesse chinois). Un bon entraînement pour le Transsibérien, surtout que nous étions en "sièges durs" -qui ne sont pas très très mous :p-.

mardi 28 septembre 2010

Et de 150!


Ce week-end s'est déroulé un bel anniversaire entre Suisse et Franche-Comté. En effet, on célébrait le 150e anniversaire du chemin de fer de l'Arc Jurassien, entre Pontarlier et Neuchâtel via le Val de Travers. Cela fait donc un siècle et demi que le train accomplit sans faille sa mission dans cette superbe région! Quelque-part, c'est assez incroyable, je trouve.
Ayant eu vent de l'événement grâce à Gilbert, que je remercie grandement, vous vous doutez bien que j'avais l'intention d'aller faire un tour dans le Haut-Doubs pour voir de quoi il retournait. D'autant que le programme des circulations spéciales s'annonçait extrêmement intéressant, tout le contraire de la météo d'ailleurs. C'est donc sous de gros nuages que dimanche, je suis parti à Pontarlier avec un ami de l'ENSMM. Merci à lui d'avoir joué le chauffeur :)


Nous voici donc en gare de Pontarlier, où une pluie fine nous attendait. Heureusement, elle n'était pas seule! Sur les voies stationne du matériel fort intéressant. À gauche, une locomotive électrique suisse de type Ae 6/6. Je ne connais pas bien leur numérotation -qui a en plus changé récemment, c'est Ae 610 aujourd'hui, mais on va retenir qu'elle a 6 essieux ou que c'est une CC dans la nomenclature française :) Ces engins ont été introduits entre le début des années 50 et le milieu des années 60, ce n'est donc pas une machine toute jeune que nous avons sous les yeux. Pourtant, de part son aspect extérieur, elle ne faisait pas vraiment son âge! Les Suisses conservent très longtemps leurs machines et visiblement, elles sont bien entretenues. Ces locomotives sont d'ailleurs apparemment encore en service régulier. À droite, un matériel tout à fait différent: un autorail X3800 mieux connu sous son fameux surnom de Picasso. Il a été attribué à cette série en raison de son poste de conduite placé sur le toit et de façon excentrée, rappelant les tableaux du peintre. Il s'agit ici du X4039 de l'ABFC (Autorails Bourgogne Franche-Comté), qui avait fait le déplacement depuis Dijon pour l'occasion.


Nous avons vu l'électrique et le thermique, mais la vapeur n'était pas en reste avec la présence de cette machine de construction allemande. Du coup, je n'en sais pas beaucoup plus sur elle... Il s'agirait d'une A3/6 mais à part ça, je ne pourrait pas vous dire grand-chose. Ah si, qu'elle était quand même très différente de la 241P17, maintes fois présentée ici. Plus effilée, plus aérée et arborant une belle robe rouge et noire, elle était vraiment très esthétique. Une très jolie locomotive, pour sûr! Il y en avait aussi une plus petite sur le parking de la gare, venue du chemin de fer touristique voisin, le Coni'fer. Fait surprenant, elle était en chauffe! (vous pouvez voir une photo ici) Une loco sur un parking, voilà qui n'est pas courant ;)


Une vue des roues et des bielles. Les locomotives à vapeur sont quand même de sacrées réalisation mécaniques. Visiblement, celle-ci était très bien entretenue, mais je ne sais pas si elle appartenait à une association ou à la division historique des Chemins de Fer Fédéraux suisses (CFF). J'espère qu'il restera toujours des gens qui sauront les faire fonctionner, en prendre soin et les réparer. Gageons qu'elles ont encore un petit sursis: en Angleterre, des passionnés les reconstruisent à partir de... rien ou presque! :)


La SNCF était également de la partie, et avait pour l'occasion fait venir la CC7107 depuis la Cité du Train de Mulhouse. En voilà une idée qu'elle est bonne! La première locomotive française moderne détentrice du record du monde de vitesse sur rail (331 km/h en mars 1955) s'est donc payé un petit voyage dans le Haut-Doubs. Oh, elle a dû être aidée, car ici la tension n'est pas du tout adaptée à ses moteurs ^^ D'ailleurs, il n'y a même pas de caténaire sur la voie où elle est garée. C'est en tous cas une très belle locomotive!


Autre invitée SNCF, la voiture Corail dite "tranche napolitaine". Cette voiture de démonstration est en effet constituée de plusieurs livrées et aménagements intérieurs que les emblématiques Corail ont connu depuis leur livraison au milieu des années 70 (ça commence à faire, pour les plus anciennes!). Je l'avais déjà vue et je trouve le principe vraiment rigolo et original. Dedans, on passe successivement des anciens intérieurs en skai aux Téoz très modernes, en passant par les aménagements régionaux. Les plans du réseau, à l'intérieur, étaient aussi d'époque, et je peux vous dire qu'il y a un paquet de traits en moins aujourd'hui... Il y avait encore Pau-Canfranc! Je me souviens que lorsque je suis allé à Nantes en train pour ma classe de mer de CM2, la voiture dans laquelle j'avais pris place était encore "à l'ancienne"!



Passons aux choses sérieuses! De nombreuses circulations spéciales avaient lieu entre Pontarlier et Les Verrières, coté suisse. Cela ne représente pas un très long trajet, entre 10 et 15 minutes en train, mais assez pour trouver des coins intéressants. D'ailleurs, je n'étais jamais allé de ce coté du Haut-Doubs et cela confirme mes opinions du coin: c'est très beau! Bon, le temps était maussade... Mais ce n'est pas tous les jours qu'on peut voir ce genre de train circuler. En temps normal, ce bout de ligne doit voir passer un ou aller-retour TGV Paris-Bern, un ou deux frets suisses, et un ou deux allers-retours régionaux en matériel suisse. Ici, l'Ae 610 492-1 emmène sa rame vers Les Verrières et est vue quelques kilomètres après le superbe château de Joux. Mais ne remarquez vous rien à l'arrière du train?



Et si, ce petit nuage blanc n'était pas tombé du ciel mais s'échappait bien de notre belle locomotive à vapeur de tout à l'heure! Elle aide sa collègue électrique à pousser son train. Bon, en réalité, je ne pense pas que cette dernière en aie vraiment eu besoin ^^  Par ailleurs, dans ce sens, il aurait pu paraître normal qu'elle soit en queue, elle aurait ainsi été en tête pour les navettes retour. Cela aurait été un beau clin d'œil électrique/vapeur, je trouve. Mais en Suisse, aux Verrières, ils intervertissaient la position des locos. Du coup, notre belle vapeur se retrouvait toujours reléguée au second rôle. Apparemment, c'est RFF (Réseau Ferré de France) qui aurait imposé la présence de la machine électrique en plus de la vapeur, pour des raisons fumeuses d'homologation. Le comportement de RFF (et de la SNCF?) envers les circulations historiques me dépasse un peu, je trouve ça tellement dommage toutes ces histoires! Je pense que pour ce genre de manifestation, une petite dérogation n'aurait fait de mal à personne. Les machines sont très bien entretenues par leurs propriétaires respectifs, et vu la longueur et le trafic de la ligne, la quantité de matériel présent à Pontarlier et surtout aux Verrières, il aurait été aisé d'envoyer une locomotive en secours en cas de panne. Il me semble qu'on est bien loin des manifestations qu'organisent nos voisins suisses, allemands ou anglais. Enfin bon, elle a au moins eu le droit de venir sur nos rails, c'est déjà bien!


Voici donc le retour du train, électrique en tête donc... Ne vous y trompez-pas, j'aime beaucoup les locomotives électriques, j'ai même un faible pour elles, bien plus que pour les machines thermiques ou même vapeur. Surtout que celle-ci est quand même très jolie, dans sa belle robe rouge et bleu. Mais on n'a pas souvent l'occasion de voir des locomotives à vapeur en marche! Mis à part ça, je suis plutôt satisfait de cette photo, ça faisait un petit moment que je n'avais pas photographié de trains en ligne et ça m'a vraiment fait plaisir de recommencer :D En plus la lumière était plus jolie au passage de ce convoi, un beau coup de chance.


Vapeur en queue donc... La photo ne vaut pas grand-chose, c'est juste pour l'ambiance avec le nuage. Je vous l'accorde, il manque l'odeur et surtout, le bruit. À ce sujet, je vous conseille vivement d'aller écouter le sifflet de la locomotive (par ici, aux alentours de 9min40 par exemple). Il est très différent de celui de la P17: beaucoup plus sourd, il résonnait à travers toute la vallée. Impressionnant.


Et voilà, les deux machines repartent vers la Suisse. Cette fois, la loco à vapeur est juste derrière sa cousine électrique. Je pense qu'une fois en Suisse, elle pourra ainsi reprendre seule la traction de son train: il suffit de faire partir l'électrique. J'aurais dû attendre un peu encore avant de déclencher, le train est encore un peu "loin" et la photo aurait été meilleure.


Une dernière pour la route, juste histoire de voir le panache de fumée une dernière fois! Quand on le voyait s'éloigner dans les vallons, blanc sur fond de près verts et avec le son du sifflet, on se serait crû dans un film. Dire qu'il y a 60 ans, c'était encore banal, et qu'il y a 150 ans, le premier train passait ici... Belle évolution, quand même!

Voilà voilà, j'ai pas mal papoté dans cet article ferroviaire, comme toujours. Et encore, il y en aurait d'avantage à dire, mais j'essaie de ne pas trop m'égarer pour ne pas trop vous barber. De plus, comme il est un peu tard, ce n'est peut-être pas très clair. J'espère néanmoins que vous avez apprécié ces quelques photos, et surtout que dans un coin de votre tête, un petit nuage de vapeur s'est élancé sur les rails, quelque-part entre voyage et imaginaire...

Merci à toutes les personnes qui ont rendu une telle manifestation possible, tant coté suisse que français: compagnies ferroviaires, cheminots, bénévoles, etc. Merci aussi à Gilbert pour ses infos toujours précieuses, et à John' pour le trajet et la journée!

dimanche 26 septembre 2010

Au bout du chemin...



Bientôt sur Essai Pour Voir, quelques-unes de mes premières photos chinoises :) Comme vous le devinez ici, le temps était loin d'être de la partie, alors ne vous attendez pas à quoi que ce soit d'extraordinaire.



Et puis je n'avais pas posté cette photo de Nantes dans l'article que j'y avais consacré. Pourtant, sans que je sache trop pourquoi, elle me plait bien. Mais je trouvais qu'elle serait une bonne illustration pour les articles reflétant un certain état d'esprit, alors je l'ai gardée dans mes cartons numériques jusque là. Quel état d'esprit? Je ne sais pas trop non plus... Une espèce de mélange entre souvenirs, regrets, nostalgie et terrible envie de savoir "quand" et "qui". Et oui, toujours la même chose, je suis pas très original! ... M'enfin c'est bizarre. C'est pas que j'ai envie de retourner en arrière, bien au contraire. Mis à part ce fichu rapport de stage (si si, j'ai commencé :p), j'aime bien ma vie comme elle est en ce moment. Ce qu'on fait à l'école cette année m'intéresse plus que d'habitude, on n'a pas trop de cours, Besançon me plait toujours autant, je suis content de ce que j'ai pu faire en Chine et j'ai autour de moi de nombreuses personnes que j'apprécie énormément. Je n'ai pas de vraie raison de me plaindre. C'est juste que j'aimerais que ce qui s'est un jour passé recommence MAINTENANT. Avec le "moi" d'aujourd'hui. Le seul souci, c'est que je sais que ça n'arrivera pas de sitôt! Oh, et pas la peine d'essayer de me rassurer en disant le contraire ou en faisant des petites blaguounettes là-dessus. Y a pas de dévalorisation de moi-même ou je ne sais quoi là-dedans, je le sais, c'est tout. Je connais les quelques points forts que je pense avoir, tout un tas de points faibles aussi, et je connais aussi l'opinion de certaines personnes franches à mon sujet. C'est tout ça, avec l'environnement dans lequel je vis en ce moment, qui me fait parvenir à cette conclusion... le fameux "Espoir Barre".


J'aurais peut-être pas dû aller faire un tour dans les vieux articles de mon blog ce soir ^^

jeudi 23 septembre 2010

Besançon by night


Hier soir, j'ai décidé d'aller faire un petit tour dans Besançon pour tester mon nouveau trépied. Bon, comme je suis parti un peu tard (et que ça monte un peu quand même pour aller à la Citadelle!), j'ai raté la fameuse "heure bleue". Vous savez, juste après que le soleil se soit couché, quand la nuit n'est pas encore vraiment là mais que le ciel prend une très belle couleur. C'est le moment idéal pour faire des photos! Du coup, ça sera pour la prochaine fois... J'ai aussi oublié de faire certains réglages sur mon appareil pour les poses longues, ainsi que de nettoyer correctement mon objectif donc le résultat est loin d'être parfait. Mais j'ai bien profité de ma sortie nocturne: faire des photos, ça me plait vraiment, et Besançon est définitivement une chouette ville.


Le centre ville de la capitale comtoise vu depuis les hauteurs, juste devant la Citadelle.


Un point de vue que vous connaissez déjà et que j'affectionne particulièrement, avec le clocher de la cathédrale St Jean. Je préfère cette version à l'ancienne que j'avais postée!


Ambiance nocturne sur les remparts de la Citadelle de Vauban. À l'arrière plan et beaucoup trop exposée, la Tour du Roi. La Lune était très lumineuse, et la nuit très claire.


La porte d'entrée de la Citadelle, sur le front St Étienne.


Je ne sais pas trop pourquoi, mais j'aime bien cette photo. Puisque la grue allait vraisemblablement gâcher un point de vue sur une échauguette, je me suis dit que je n'avais qu'à l'utiliser pour remplir une photo... Je vous assure que c'est bien la Lune et qu'il faisait nuit :)


Un petit essai comme ça... La lumière orangée du lampadaire donne l'impression qu'on est en plein automne, alors que nous venons juste de quitter l'été!


De nouveau la porte principale, depuis la demi-lune qui en protégeait l'accès. Cette dernière a d'ailleurs été complètement rénovée, c'est du plus bel effet.


Bon, ça ne vaut pas grand-chose, mais comme la voiture a trouvé le moyen de passer pile quand je faisais ma photo, je la poste quand même. Il n'y a pas beaucoup de circulation, c'est un cul de sac qui ne mène qu'à la Citadelle. Les occupants étaient juste venus profiter du lieu :)


Voici la version sans véhicule. C'est sur ce mur que je m'étais placé pour faire la photo de la porte d'entrée. On le devine un peu: c'est tout beau tout propre! Malheureusement, en réalité, c'était très sombre et l'autofocus ne fonctionnait pas. J'ai fait la mise au point à la main, mais sans grand succès non plus: c'est donc un peu flou. La pose était de 30 secondes.


Voici la route qui mène à l'édifice. Évidemment, à cette heure-ci, le parking était loin d'être plein, ce qui n'avait rien pour me déplaire. J'aime bien cet alignement de lampadaires, et j'ai volontairement conservé la balance des blancs de sorte que leur couleur orangée imprègne tout. S'il n'y avait pas les voitures et les marquages au sol, ça ferait un peu "mystérieux" comme chemin, non?


La cathédrale St Jean vue d'un peu plus bas :) Le cadrage est un peu serré car je ne voulais pas le lampadaire qu'on devine sur la droite. Et puis je suis dans une rue, le recul n'était pas très important...


Ça ne rend pas grand chose en photo, car c'est très sombre, mais voici un autre endroit que j'aime beaucoup à Besançon. La Citadelle domine de toute sa longueur le Doubs, dans lequel se reflète l'éclairage urbain. De jour comme de nuit, cet endroit est vraiment agréable. Mais lorsque le soleil est couché, il s'en dégage toute une ambiance. C'est calme, on n'entend plus le bruit des voitures mais uniquement celui de la petite cascade toute proche, les fortifications de Vauban soulignant magistralement le tout.


Vue un peu plus large, avec les reflets dans la rivière. Dans la lumière, on devine un bateau de plaisance. Cela doit être vraiment agréable de se promener sur le Doubs!


On termine avec cette photo très sombre. Je l'ai faite en partie parce que j'aime décidément vraiment beaucoup cet endroit, mais aussi parce que le tout petit point qu'on distingue en dessous de la Lune est vraisemblablement Jupiter, très visible ces temps-ci. Alors comme on ne photographie pas tous les jours la plus grosse planète de notre système solaire... ^^

Voilà voilà, j'ai passé presque 3 heures dehors hier soir et je me suis bien amusé. J'espère que ces modestes clichés vous auront plu. En tous cas, une chose et sûre: fort de cette première expérience,je vais récidiver bientôt!

mardi 14 septembre 2010

Nantes, ici Nantes!


En ce 3 Août 2010, je me rendais à Nantes, non sans en avoir profité pour compléter mon palmarès "lignes parcourues". J'ai également fait quelques photos. Rien de bien transcendant, mais vous avez l'habitude :p


Grâce aux précédentes explorations familiales, je savais que ce navire se trouvait dans la cité des Ducs de Bretagne. Cela m'a rappelé de bons souvenirs, le Kreiz Er Mor assurant auparavant une partie des navettes entre Lorient et l'Île de Groix. Je le trouvais plus sympathique que le St Tudy et ça m'a fait un petit pincement au cœur de le voir immobilisé ici. Je me demande ce qu'ils ont l'intention d'en faire!


[edit 15/09] J'ai fait quelques recherches sur Internet et il s'avère que le Kreiz Er Mor aurait été utilisé en juillet et août pour rallier Ouessant, renforçant la flotte de sa nouvelle compagnie, Finist'mer. Pour la suite, il serait soit reconverti en navire scientifique -une solution qui me plait bien-, soit il effectuerait des rotations vers Madagascar et les Comores. Infos glanées ici et sur Wikipédia. (vous noterez qu'il a eu droit à un bon coup de peinture entre les photos de ces sites et les miennes. Tant mieux ^^)


Autre point de vue. Mis à part quelques vitres manquantes, il avait l'air dans un état plus que correct. On le reverra peut-être bientôt dans la "vraie mer" ^^


Les fameuses mouettes que Guilhem prenait un malin plaisir à faire décoller. Il faut dire qu'elles étaient très émotives, au moindre mouvement, alors que nous étions encore loin, c'était le branle-bas de combat, "Tour de contrôle, on décolle toutes en même temps et tant pis si c'est encombré!"! 


La nuit est ensuite très vite tombée, et j'ai fait quelques essais avec ces lumières que je trouvais sympathiques. Mais il faisait vraiment sombre et du coup, sans trépied, la qualité technique est loin d'être extraordinaire. Bonne nouvelle à ce sujet: j'ai un trépied tout beau tout neuf! Il ne me reste plus qu'à le tester. Ce week-end peut-être =D


Je préfère celle-ci. C'est pas génialissime, mais ça me plait bien. 

Voili voilou :) Il faut que je me mette à celles de la Chine maintenant!! (qui a dit "et commencer et finir ton rapport de stage!"? Rien entendu!)