mardi 28 juin 2011

Normandie, volume 3


Ce soir, retour en Normandie pour un endroit que j'ai trouvé très marquant. Nous sommes malheureusement arrivés trop tard pour le célèbre cimetière américain de Colleville sur Mer, que j'aurais bien aimé voir. Du coup, le cimetière allemand de la Cambe se trouvant sur notre chemin, nous avons décidé d'aller voir s'il était encore ouvert. C'était bien le cas, et même si les morts enterrés ici n'étaient pas du coté des Alliés, la visite ne laisse pas indifférent. Même si j'ai trouvé très étonnant que la voie rapide passe juste à coté, ajoutant un bruit de fond pénible et quelque-peu irrespectueux, il se dégage de ce cimetière une étrange sensation de calme oppressant et serein à la foi. C'est vraiment impressionnant de se dire que plus de 20 000 soldats reposent sous ses pieds.


Ici point de croix blanches, mais des pierres plates posées sur le sol, les allées étant parsemées de sombres croix "rocheuses".


Au centre se trouve ce qui ressemble à un tumulus, surplombé de deux statues encadrant une grande croix. On peut monter dessus, ce qui donne une vue assez impressionnante de l'ensemble et de l'étendue que ça représente.



À un endroit, ce petit bouquet de fleurs rouges tranchait avec le reste. J'ai essayé d'y faire des photos qui rendaient un peu l'atmosphère du lieu, mais je ne suis pas vraiment satisfait du résultat. Sur une autre tombe, il y avait un tout petit drapeau allemand qui flottait sous le vent. Dans le livre d'or, une remarque en anglais fustigeait cela, disant en somme "les fleurs OK, les drapeaux non". Pour ma part, je n'ai pas été choqué par les couleurs allemandes, à vrai dire j'ai même plutôt trouvé ça émouvant, ce tout petit drapeau avec sa bougie. Évidemment, je peux comprendre que pour ceux qui ont vécu la guerre, ou pour des gens qui y ont perdu un membre de leur famille, il soit douloureux de voir des hommages à des soldats allemands. Mais je crois aussi que ces couleurs ne sont pas celles du régime nazi, qu'elles représentent une Allemagne moderne et redevenue démocratique. Nous avons, si l'on peut dire, de la chance d'avoir un pays qui "reconnait" certaines de "ses" erreurs et qui, du moins, ne semble pas les renier. La situation que connaissent la Chine et le Japon est à mon avis peu enviable: la remarque du livre d'or se rapproche des comportements qui peuvent conduire au même blocage. Finalement, ces petits drapeaux, ces hommages à des gens disparus, sont bien peu de chose en regard des innombrables bannières américaines et anglaises croisées partout en Normandie, dont la présence est tout à fait compréhensible. Et surtout, ils ne sont rien vis à vis de l'inconcevable nombre de morts d'Europe et d'ailleurs...


Une autre vue, plus rapprochée, des croix qui ornent le cimetière.


Comme vous pouvez le voir, il y a aussi de grands arbres, ce qui renforce un peu cet aspect "serein" dont je parlais au début.


On terminera sur ce cliché qui vaut ce qu'il vaut, mais qui montre l'un des nombreux alignements de tombe du lieu...

Voilà pour cette petite série consacrée à cet endroit un peu particulier, et que je ne regrette pas du tout d'être allé voir. J'espère que vous m'excuserez si, dans cet article, mes mots peuvent sembler un peu "bateau", un peu "généralistes", un peu "simplistes". Parler de ces choses là avec élégance et justesse me dépasse certainement de loin. Je vous invite à vous rendre sur place et à vous forger votre propre opinion, en fonction de vos histoires personnelles et de vos sentiments. 
Cela dit, pour retrouver des endroits un peu plus joyeux, la prochaine série normande vous emmènera dans le Cotentin!

dimanche 26 juin 2011

Là-haut, dans la montagne...



Bon, en théorie je devrais continuer à poster des photos de la Normandie, mais je n'ai pas trop le temps de faire un grand article ce soir. Comme je voulais quand même écrire un petit quelque-chose, j'ai décidé que cette photo irait rejoindre Essai Pour Voir.
Vous vous en doutez bien, il s'agit donc du Train Jaune! Plus précisément, il s'agit ici du TER 23011 pour Latour de Carol-Enveitg, l'avant-dernier de la journée. Le temps n'était pas idéal, nous venions d'essuyer une violente averse, mais j'aime bien ce cliché quand même. Il montre le Canari dans son environnement naturel, et même si on ne dirait pas trop comme ça, il est ici dans une très forte rampe. Sans faillir, les vaillantes automotrices dont la construction a commencé en 1908 (vous avez bien lu) assurent leur service par tous les temps. C'est ça que j'aime avec ce train, c'est un formidable mélange de voyage, de service public et de paysages; c'est une merveille du chemin de fer qui fait résonner son doux sifflet de vie dans la vallée...
Je vous en reparle bientôt!

J'avais envoyé cette image (qui symbolise, dans mon esprit, un peu le voyage, un peu l'éloignement, un peu je-ne-sais-quoi) à quelqu'un qui est désormais bien plus loin que la Cerdagne... Un grand coucou si tu passes dans le coin!

lundi 20 juin 2011

Normandie, volume 2


Ce soir, une petite série de photos prises à Arromanches et à la Pointe du Hoc. Je ne suis pas très très satisfait de ces clichés, j'ai l'impression qu'ils ont presque tous un petit quelque-chose qui cloche au niveau des réglages que j'ai fait, au moins.


Le port artificiel d'Arromanches, construit pour permettre d'amener hommes, matériel et véhicules après le débarquement, était une sacré installation. Les maquettes du musée qui lui est plus ou moins dédié sont très bien faites. Aujourd'hui, comme vous le voyez, il en reste encore quelques traces...


On vante souvent la Grande Bleue, mais j'ai trouvé que la Manche avait elle aussi de très jolies couleurs. Il y avait beaucoup de vent ce jour là.


C'est là qu'on voit qu'à 17mm, mon objectif produit vraiment de très grosses déformations. J'aurais pu le corriger automatiquement avec Photoshop, mais j'ai eu un peu la flemme.


À 47mm, c'est déjà beaucoup plus plat :) Encore de jolies couleurs, je trouve. Par contre, le temps était un peu brumeux, ce qui ne rend pas toujours bien sur les photos. Au fond, on devine cependant ce qui doit être des restes du port; de gros caissons de bétons immergés par les Alliés en 44.


La mer n'était pas vraiment d'huile au niveau de la plage... Entre le vent et les embruns, ce n'était pas évident de garder l'objectif propre. On ne voit peut-être pas bien sur cette image réduite, mais il y a au moins deux personnes qui ont bravé le froid: on devine leur tête en dessous du bloc de gauche.


À défaut d'avoir eu l'autorisation de photographier la fameuse tapisserie de Bayeux (dont, soit dit en passant, je n'avais jamais entendu parler avant, la honte), voici un charmant moulin situé un peu avant, entre le parking et le bâtiment qui l'abrite. C'est assez impressionnant de voir un morceau de tissu aussi ancien et aussi long, surtout que raconté avec l'audioguide, on a vraiment l'impression de suivre une BD.


Nous voilà maintenant à la Pointe du Hoc, où les nombreux trous d'obus sont autant de cicatrices à ciel ouvert. On ne se rend peut-être pas bien compte sur l'image, même si mon ombre donne un semblant d'échelle, mais cela faisait quand même des trous énormes...


Il y a 67 ans, des soldats américains escaladaient ces falaises pour prendre les positions allemandes. En fait, c'est difficile de s'imaginer à quel point cela devait être l'enfer, alors qu'aujourd'hui c'est devenu un lieu touristique presque comme les autres. Tout ça fait beaucoup réfléchir, mine de rien.


On voit ici un peu cet aspect "brumeux" dont je parlais tout à l'heure. Même si j'aurais certainement pu faire une mise au point un peu meilleure, on devine le phénomène.


Évidemment, il y a des restes de bunkers un peu partout. L'épaisseur des murs de béton est juste dingue...


 Il y a aussi beaucoup de ferraille rouillée. Là encore, même si je ne suis pas un expert, c'est difficile de se dire que certains de ces bouts de métal rongés par l'humidité servaient de support à des canons ou à des mitraillettes. Pour rester plus "terre à terre", j'avoue que je me suis demandé ce que ça ferait si on essayait de dévisser ces écrous. Juste pour voir... À mon avis, cela relèverait plus ou moins du même combat que pour sortir Excalibur de son enclume. ^^

C'est tout pour ce soir! À suivre, le cimetière allemand de la Cambe - nous n'avons pas pu aller voir le cimetière américain, fermé quand nous sommes passés. Très, très impressionnant en tout cas...

dimanche 19 juin 2011

Trois petits tours et puis s'en vont...



Parce que d'une certaine façon, même des poteaux caténaires, des pylônes et des rails peuvent être jolis.
Parce qu'après le crépuscule vient l'aurore...


Gare d'Auxonne - Côte d'Or - 19/06/2011

samedi 18 juin 2011

Normandie, volume 1


Après deux week-ends passés aux deux extrémités de la France, j'ai trouvé un peu de temps ce week-end pour traiter quelques-unes de mes photos normandes. Voici donc un petit échantillon du Calvados, les embruns en moins ^^


Détail de l'église Saint Étienne de Caen, qui fait partie de l'Abbaye aux Hommes. 


Ah ah, pendant ce séjour, j'ai photographié tout un tas de drapeaux. Il faut dire qu'il y en avait un peu partout et qu'avec le vent, ils flottaient bien! Ceux-ci ornent la façade de l'Abbaye aux Hommes, devenue l'Hôtel de ville.


La visite était très intéressante et le guide maîtrisait parfaitement son sujet. Comme vous pouvez le voir ici, le décor n'est pas aussi sobre que dans d'autres abbayes. Les boiseries ont toutes été réalisées par le même ébéniste, qui a tout taillé dans la masse et a donc passé une grande partie de sa vie à les réaliser (50 ans si je me souviens bien).


Voici un détail d'une de ces boiseries. Certaines étaient vraiment très fines, cela donnait en effet l'impression d'un travail de très longue haleine!


Petit essai photographique.


Vue sur les deux clochers de l'église depuis le cloître. Les flèches ont été rajoutées après la construction des tours, cela se voit relativement bien à la différence de style. Les toitures sont en pierre.


Là aussi, petit essai. On ne voit pas très bien, mais les portes que l'on devine derrière ne sont pas plates, elles ont été taillées en courbe pour épouser la forme de la pièce, ovale. Il en a eu, du boulot, l'ébéniste de l'Abbaye aux Hommes!


Le sol de la pièce. Je l'ai trouvé sympathique.


Les jolis escaliers de l'Abbaye sont particuliers en ce sens qu'ils ont été construits comme de gigantesques puzzles. Ils ne tiennent que grâce à une taille et à un agencement particulièrement bien pensé. Comme l'a dit le guide, on peut considérer que toutes les pierres sont ici des clés de voûte! Il leur a fallu 4 ans pour boucler le travail sur celui-ci, si je me rappelle bien.


Vue d'un autre escalier. Si je ne m'abuse, les rampes sont d'origine. En tous cas, elles représentent elles aussi un joli travail, mais de ferronnerie cette fois.


La rosace qui orne le mur de la salle du conseil municipal. Un temps, l'abbaye a été un lycée et ce bâtiment servait de gymnase. Les vitraux avaient été murés. Je dois dire que les élus de la ville de Caen ont une pièce vraiment sympathique pour se réunir!


Voici l'intérieur de l'église Saint Étienne, après la messe. Ils avaient vraisemblablement fait brûler de l'encens, ce qui apportait l'aspect légèrement brumeux que l'on devine un peu sur la photo. J'aimais bien l'ambiance que ça donnait au bâtiment, très allongé par ailleurs. 


Des chaises à n'en plus finir!!!


De nouveau des drapeaux, sur le château de Caen cette fois ci. En réalité, mis à part les remparts, il ne reste pas grand chose à l'intérieur de l'enceinte ^^


J'ai vraiment fait plein de photos avec les drapeaux ^^


En fait j'aime bien le contraste que font nos couleurs nationales avec le ciel. Celui-ci était près du mémorial de Caen, qui malgré un prix d'entrée relativement élevé, est assez intéressant. J'ai trouvé qu'il y avait moins d'images aussi "dures" qu'au Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon.


Vous en reprendrez bien un dernier pour la route? =D


Changement de décor! Nous voici désormais au bord de la Manche! Il y avait beaucoup de vent et mon objectif était très vite recouvert d'humidité...


Après les drapeaux, je me suis bien amusé avec ces bouées jaunes, comme vous allez très vite vous en rendre compte :)


D'ailleurs, nous avons eu un temps vraiment chouette pendant la plupart de notre escapade normande. Voilà de quoi faire taire certains clichés :)


La vie de bouée ne doit pas être très facile...


Il s'agit de ne pas avoir le mal de mer :)


Et plouf!!!! Je sais que les cadrages ne sont pas toujours idéaux, mais j'aime bien cette petite série quand même.


C'est plus calme...


Chemin balisé dans l'immensité de la mer...


On terminera par ma préférée... Le calme avant la tempête? :)

Voilà pour ce petit article entre Caen et les plages toutes proches! Devraient suivre rapidement: Arromanches, la pointe du Hoc, le Cotentin, etc. À bientôt donc sur Essai Pour Voir, donc!

jeudi 16 juin 2011

Quand j'étais sur les rails toute la sainte journée, bis repetita






J'ai pas mal bourlingué sur le réseau ferroviaire ces derniers mois, aussi une petite mise à jour de ma carte s'imposait (la dernière datait de novembre 2010). Comme vous pouvez le constater, il y a plusieurs ajouts, de longueur et de nature très variables. Pour quelques-unes de ces "nouvelles" lignes, j'ai filmé quelques passages avec mon téléphone et je ferai un petit film "récapitulatif" d'ici peu, histoire de mettre quelques images sur les mots... Une "France vue du rail", en quelque sorte!


1) Béziers - Neussargues (Ligne des Causses)


Je vous ai déjà beaucoup parlé de cette ligne du Massif Central, notamment au travers d'un article qui lui était entièrement dédié ou presque. Je n'ai donc rien de spécial à rajouter, si ce n'est de répéter une nouvelle fois que c'est vraiment sympathique à faire!


2) Issoire - Clermont-Ferrand


J'avais déjà fait ce parcours de nuit, et à l'occasion de mon voyage sur les Causses, j'y suis passé de jour. Rien de bien particulier ici, on approche du centre névralgique de l'Auvergne en passant par des zones industrielles ou urbanisées qui n'ont donc que peu d'intérêt au niveau paysage...


3) Clermont-Ferrand - Moulins sur Allier


Pas de commentaires particuliers ici non plus, on traverse notamment de vastes étendues champêtres. Le temps n'était pas avec moi quand j'y suis passé, en plus...


4) Nevers - Chagny


Cette ligne permet de relier Dijon et Nevers. Je l'ai trouvée éminemment sympathique, notamment lorsqu'on se rapproche du Morvan. La campagne y est vallonée et très agréable à regarder, c'est boisé et visiblement peu peuplé (si l'on excepte les vaches ^^). La ligne est encore équipée de beaucoup de ses poteaux télégraphiques, ce qui lui confère un charme particulier. Malgré tout, on y circule plutôt vite! J'ai découvert la ligne sous un autre regard en suivant la 241P17 quelques jours après l'avoir parcourue en train: cela a confirmé mes impressions, les coins sont champêtres et plutôt mignons!


5) Montchanin - Paray le Monial


Toujours dans le même coin, cette ligne est elle aussi doté de ses poteaux télégraphiques. Elle a conservé ses rails en "barre normale", donc non soudés entre eux, aussi on a droit au "tac tac" caractéristique des trains d'autrefois (ah, on me dit qu'en fait c'est aussi caractéristique de pas mal de lignes actuelles, le réseau accusant un certain âge...). Comme je l'ai parcourue à bord d'un vieil autorail, ceux dont je vous avais parlé par ici et que j'ai d'ailleurs photographié sur ce parcours, l'impression de désuétude était vraiment au rendez-vous. Au niveau du paysage, c'est également très champêtre et peuplé de très nombreux bovidés ^^ Plutôt mignon dans l'ensemble, en tout cas.


6) Livron - Die


Depuis que j'y avais suivi l'X2403, la ligne du Diois et du col de Cabre m'attirait pas mal, avec ses montagnes et ses champs de lavande. C'est en me rendant à Pierrelatte depuis Dijon que j'ai eu l'occasion d'aller y faire un saut: afin de ne pas arriver trop en avance et de devoir attendre qu'on vienne me chercher, j'ai fait le crochet par Die. Ça se goupillait très bien, deux TER s'y croisant, je n'avais qu'à sauter de l'un dans l'autre et repartir en sens inverse. Bon, j'aurais pu rester coincé là-bas en cas de retard important, mais bon, j'avais tout bien vérifié au moment de monter dans le premier train. Il me manque une partie de la ligne, la plus impressionnante, mais j'ai déjà beaucoup apprécié le parcours Livron - Die. On s'enfonce dans la montagne dans de jolis paysages et l'on croise des villages qui ont l'air plutôt sympa. L'arrivée sur Die, avec une imposante barre montagneuse en toile de fond, fait qu'on se demande si le train peut effectivement continuer plus loin. Comme il s'avère qu'il le peut, grâce à des pirouettes dans le tracé de la voie, de viaducs et de tunnels, il ne me reste plus qu'à y retourner pour terminer la ligne!


7) Nantes - Cholet - Angers


Pour éviter de refaire une nième fois le trajet Nantes - Angers par Ancenis, j'ai un jour décidé de rentrer à Besançon en faisant le crochet par Cholet. Ce n'est pas forcément évident car la relation Nantes - Cholet n'est pas des plus fournies... J'ai malgré tout bien aimé ce trajet, dans une campagne alternant entre bois et champs. J'ai été surpris de constater en y arrivant que Cholet est en fait une ville relativement importante, avec 54000 habitants quand même (d'après Wikipédia). Du coup, la pauvreté de la relation Nantes - Cholet m'a d'avantage interpelé encore, d'autant qu'un tram-train vient juste d'être mis en place entre Nantes et Clisson (le 15 juin, avec un important retard d'ailleurs). Le contraste est saisissant entre les gares rénovées et celles qui viennent après Clisson, qui se révèlent parfois être de simples quais collés à des passages à niveau. La partie Cholet - Angers est bien mieux lotie, on y circule bien plus vite et je l'ai trouvée moins intéressante au niveau paysage, sauf peut-être la traversée de la Loire au moment de rejoindre la ligne principale.


8) Paris St Lazare - Caen


Après les avoir côtoyés tous les matins et tous les soirs pendant six mois l'an dernier, j'ai enfin pris place à bord d'un des Intercités à destination de la Normandie. J'avais déjà fait la partie de banlieue, qui va grosso-modo jusqu'à Mantes la Jolie. Évidemment, sauf à être amateurs de tags et de barres HLM, elle ne présente pas grand intérêt, même si c'est d'avantage boisé et moins désagréable que celle de Paris Nord. Ensuite, on alterne entre champs et sous-bois. Ce qui m'a frappé c'est que j'ai eu l'impression de ne traverser que très très peu de villes et villages. Ça faisait un peu "vide", sans être désagréable non plus. Autre chose: le nombre de piquets de clôtures s'avérant être d'anciennes traverses m'a surpris. Il y en a énormément! Le reste de ma balade normande, même loin des voies, a confirmé ce drôle de constat. Je ne sais pas à quoi c'est dû... Ce n'est pas la première fois que je croise des traverses dans les champs, mais là, c'est limite une majorité de clôtures qui sont faites à l'aide des ces bouts de bois ferroviaires! Pour terminer, l'arrivée sur Caen est ponctuée de nombreuses éoliennes.


9) St Malo - Rennes


La gare rénovée de St Malo est un peu inhabituelle: elle est dépourvue de hall, si l'on excepte une petite partie vitrée qui permet d'accéder à l'espace de vente. On passe des portes en verre et boum, on est sur les quais. Sur la ligne en elle même, je n'ai pas noté grand-chose, si ce n'est que c'était très vert. Vu qu'il faisait gris quand j'y suis passé, cela ne m'étonne guère ^^ Nous sommes en Bretagne :p


10) Rennes - Le Mans


Rien de spécial à dire, il faut dire que j'étais assez fatigué et que je somnolais à moitié. Malgré tout, je n'ai pas noté de choses particulièrement intéressantes ou de paysage qui valait franchement le détour.


11) Le Mans - Chartres - Paris Montparnasse


Là encore, je voulais éviter le trajet désormais "standard" via la LGV. J'ai donc décidé d'emprunter un TER entre Le Mans et Chartres, puis entre Chartres et Paris. Visiblement, les tarifs étant bien moindres qu'en TGV, je n'étais pas le seul à avoir eu cette idée. En partant du Mans, notre automotrice à deux niveaux était déjà quasiment pleine! Ensuite, ce TER ressemblait d'avantage à un RER, avec un arrêt toutes les 3 minutes ou presque, dans les nombreuses gares du parcours. Rien de bien folichon niveau paysage non plus, la campagne quoi. Pas désagréable non plus cela dit, avec de petits étangs et de grans arbres. Après Chartres, le train fait vraiment "banlieue": c'était certes un retour de grand week-end, mais le train était plein avec des gens debout (évidemment, les gens s'entassent tous aux passages souterrains dans les gares... Le contrôleur est passé, un peu désabusé, en disant qu'il y avait plein de place dans les deux voitures de queue). D'ailleurs, les rames utilisées sur certains de ces trains se rapprochent fortement de certains Transiliens. Il faut dire que Chartres n'est qu'à 1h de Paris via ces TER... Malgré ça, c'est très boisé et je dois bien reconnaître que c'est parfois plutôt mignon, sans vraiment me donner envie, la présence massive de Paris se faisant quand même sentir. Les Yvelines ne semblent pas être la pire des banlieues parisiennes.


12) Chartres - Courtalain-St Pellerin


J'avais aussi décidé de passer par la ligne classique pour aller faire la ligne Chartres - Courtalain. Les horaires avaient le bon goût de bien se goupiller pour que je puisse faire l'aller-retour sans arriver trop trop tard à Besançon. Évidemment, Beauce oblige, il y a des champs partout et le relief n'est pas franchement marqué. Malgré cela, j'ai bien aimé ce petit bout de ligne, qui permettait jadis de ralier Saintes. Ici aussi, les "tac tac" sont au rendez-vous, même si finalement on avance à une vitesse plus que raisonnable. Malgré son nom un peu spécial, le village de Brou a l'air boisé et relativement mignon. On arrive finalement dans la gare de Courtalain-St Pellerin, qui semble perdue au milieu de rien. En sortant de la gare, il y a une large route bordée d'arbre qui se dirige vers le village, mais c'est très calme... Vu le faible nombre d'habitants, 600 pour Courtalain et 320 pour St Pélerin (L'orthographe diffère sur la gare, je ne sais pas pourquoi), ce n'est guère étonnant. Je pense que l'arrêt a été maintenu en grande partie grâce à la LGV toute proche: un raccordement permet aux engins de travaux garés à Courtalain de s'y rendre. Malgré tout, si j'étais seul à continuer jusqu'au bout à l'aller, environ cinq passagers m'ont rejoint au retour et le train, constitué de deux autorails, était ensuite très bien rempli après Brou (plus d'une place sur deux occupée dans celui où j'étais). Je pense que la fréquence correcte et la proximité de Chartres puis Paris y est pour quelque-chose, d'autant que ce n'était pas non plus un train de pleine heure de pointe. Cela fait plaisir de voir que le train est utile à de nombreux voyageurs, même en dehors des grands axes!


13) Narbonne - Perpignan


Parcours un peu atypique que celui-là... Je ne suis pas fan, loin de là, des paysages visibles depuis le train de cette partie de la côte méditerranéenne (je trouve que c'est plein d'usines et tout tagué, sans parler de l'aspect usine à touristes). Mais il y a quand même des choses sympa après Narbonne, notamment avant Port la Nouvelle. En effet, la voie traverse l'eau sur une très mince bande de terre (large comme la plate-forme, en fait) et si l'on regarde par la fenêtre on a du coup un peu l'impression d'être dans un bateau, les mouvements en moins. C'est assez original et le coin est très prisé des photographes ferroviaires. On voit aussi un joli château à Salses et les Pyrénées se profilent en guise d'arrière plan.


14) Perpignan - Villefranche-Vernet les Bains


Beaucoup de vergers et les contreforts des Pyrénées caractérisent cette ligne une fois que l'on est sorti de la zone industrielle de Perpignan. On longe aussi un lac de barrage, et c'est donc plutôt sympathique. Ça et là, des drapeaux catalans flottent sur les bâtiments. On ne comprend rien aux noms des villages prononcés par la contrôleuse, ou disons qu'on ne les écrirait pas forcément comme on les entend. ^^ D'ailleurs, certaines gares font peine à voir, complètement décrépies, presque sans quai, on se demande si des trains s'arrêtent encore. Et pourtant, des gens sont descendus! Sinon, il est intéressant de savoir que la ligne a été utilisée par la Compagnie du Midi pour faire des essais d'électrification. D'ailleurs, elle est restée longtemps après la disparition de la compagnie électrifiée en 12 kV 16 Hz 2/3, alors que le reste du réseau français était électrifié en 1,5kV continu ou 25kV alternatif (sauf exceptions, du style voies métriques). On peut encore voir les traces de cette particularité en gare d'Ille Sur Têt, connue pour ses poteaux caténaires particuliers (voir par ici).


15) Villefranche-Vernet les Bains - Latour de Carol-Enveitg


La simple évocation du nom de ces deux gares suffit à faire apparaître dans l'esprit des amateurs de ferroviaire une petite lueur... de couleur jaune vif. Et oui, nous sommes ici sur la ligne du célèbre Train Jaune! Voilà un moment qu'elle me tentait, j'avais d'ailleurs écrit un petit article la décrivant il y a quelques temps déjà. Et bien ma foi, le moins que l'on puisse dire, c'est que le Canari tient ses promesses. Quelle ligne extraordinaire! Accolée aux parois d'une étroite vallée puis serpentant sur le haut plateau de la Cerdagne, elle offre au voyageur des paysages éblouissants. Vous vous doutez bien que je vous prépare un post sur ce TER vraiment pas comme les autres, aussi je n'en dirai pas d'avantage ici. Mais comme je ne sais pas trop le temps que ça va me prendre, j'ajouterai quand même ceci: si vous en avez l'occasion, allez faire un tour de ce coté des Pyrénées, cela vaut plus que largement le détour. Et prenez-y en train, bien entendu ^^


Pour les plus curieux, un PDF de meilleure résolution que l'image ci-dessus est disponible par ici.


Voilà pour ce résumé finalement assez long de mes dernières pérégrinations sur le "réseau ferré national". Comme je le disais, j'essayerai de poster une petite vidéo pour illustrer tout ça d'ici pas trop longtemps :)

lundi 13 juin 2011

La vie en jaune...



Alors que le dernier train de la journée est passé depuis presque deux heures, la gare de Font Romeu Odeillo Via s'endort doucement dans l'obscurité...

Après la Normandie, j'ai découvert ce week-end une région diamétralement opposée, mais tout aussi intéressante. C'est au rythme des rails chaotiques du célèbre Train Jaune que les magnifiques paysages du Conflent et de la Cerdagne, dans les Pyrénées Orientales, se sont déroulés devant mes yeux. Et croyez moi, ça vaut le détour!! Je vous en parle d'avantage bientôt, photos à l'appui. En tout cas, en cette fin de week-end prolongé, c'est le sifflet si particulier du Canari qui résonne dans ma tête. Entre autres...

jeudi 9 juin 2011

Autoportrai'ns


Tout à l'heure j'ai essayé de faire rapidement un petit autoportrait pour mettre sur Flickr, car j'en avais vu un qui me plaisait bien récemment. Comme je ne pouvais pas tellement jouer sur mon physique pour faire un truc qui soit sympa, j'ai décidé de faire avec les moyens du bord et avec ce qui me passe beaucoup par la tête en ce moment. L'éclairage est moyen et il y a plein d'autre défauts, mais bon je trouvais ça sympa quand même.





Voilà voilà :)