samedi 30 janvier 2010

Stylo


Aujourd'hui je vous présente un objet qui m'est très cher. Me demandez pas pourquoi je le fais, c'est juste que je l'ai nettoyé et que je me suis dis "tiens, si j'en parlais sur Essai Pour Voir?" ^^
Ceux qui me connaissent savent que j'aime beaucoup les stylos. J'en ai tout un tas et ma trousse est un véritable bazar. Bien sûr, dans le lot, il y en a qui me tiennent à cœur. C'est le cas de celui que je vous présente aujourd'hui. Oh, il n'a rien de bien extraordinaire. D'ailleurs, il ne vaut pas grand-chose: quand je l'ai acheté à Shanghai, il m'a coûté environ 4€. C'était en 2006 et depuis ce jour, c'est le stylo que j'utilise le plus. Car malgré son prix, il écrit merveilleusement bien! Je ne crois pas avoir gardé un stylo aussi longtemps, d'habitude j'aime bien changer, mais celui-là me convient parfaitement. C'est avec lui que j'ai passé mes devoirs de prépa, mes concours et maintenant mes partiels. Il faut croire que pour le moment, ça me réussit plutôt pas trop mal. (bon évidemment, il ne m'empêche pas de me planter en mécanique, mais on ne peut pas tout avoir, hein!) En fait j'aime bien les plumes chinoises, je les trouve très fines et j'aime bien leur forme dans le prolongement du corps du stylo. C'est selon moi plus élégant que les grosses plumes qu'on voit souvent ici.
Voici donc quelques photos, même si la lumière n'était pas terrible.

Voici donc le Hero 829, dans sa jolie boîte, juste après que je l'aie acheté. Hero est une marque chinoise qu'on ne trouve pas ici... Je crois qu'ils ont travaillé sous l'égide de Parker, ou qu'ils occupent leurs anciennes usines. En tous cas, ils font des stylos très similaires à ceux de la marque à la flèche et peuvent fonctionner avec leurs cartouches. Pour ma part, je me sers du réservoir fourni et d'une bouteille d'encre Waterman.

Le voici aujourd'hui. Après près de 4 ans dans ma trousse, le corps et le métal sont usés, le bouchon ne tient plus très bien et la partie inférieure tourne sur elle même... Mais au moins, il m'a bien servi et n'est pas resté désœuvré sur une étagère! Et puis, il écrit toujours aussi bien, c'est là l'essentiel.

Une bien jolie plume.

^^ Comme vous pouvez le voir, le noir est parti à l'endroit où je le tiens pour écrire. Ça reprend presque exactement la position de mes doigts.

Une petite vue plus rapprochée de la plume, toujours parfaitement fonctionnelle. J'espère qu'elle le sera encore longtemps, car sinon il me faudra attendre de retourner en Chine pour en racheter un...

Et voilà, ainsi s'achève ce petit hommage à mon stylo favori ;)

vendredi 29 janvier 2010

Hirondelles, me voilà!


Enfin! Après près d'un an et demi à Besançon, j'ai enfin fait mon escapade ferroviaire sur la Ligne des Hirondelles. J'avais eu l'occasion de la découvrir lorsque nous avions suivi le dernier voyage des X2800 dans le Jura, et je m'étais promis d'y retourner en train. Le problème, c'est que la desserte y est vraiment réduite... Afin de la faire de bout en bout, il me fallait donc réserver une journée entière, et pas n'importe laquelle. En effet, pour aller jusqu'à Oyonnax, il s'agit de bien viser: seuls 3 allers/retours hebdomadaires permettent de s'y rendre en train... La faute, comme d'habitude, à une voie en très mauvais état et à un changement de région. Ni la Franche-Comté, ni Rhône-Alpes ne veulent payer pour les TER qui y circulent et une éventuelle remise en état... On voit ici l'un des méfaits de la régionalisation.
Bon, je vous préviens, ces photos sont souvent moches! J'ai fait la plupart au travers de la vitre du train, donc c'est flou, mal cadré et compagnie. Elles sont juste là pour vous montrer un peu les spécificités de cette ligne si particulières!

Samedi dernier, je suis donc parti à 8h16 de Besançon pour rejoindre Dole. J'ai été surpris de trouver sur le TER Belfort->Dijon que je devais emprunter une BB25500 au crochet de voitures Corail TER. Ces compositions sont peu courantes, et il me semble que la Franche-Comté est la dernière région où l'on a la chance de les voir. En plus, celle-ci revêt la livrée En Voyage, ce qui est une nouveauté sur ces machines. Elle est donc bien propre! Voici donc mon TER à l'arrêt en gare de Dole, attendant qu'un TGV Lyria en provenance de Suisse le dépasse.

Autre photo... Malheureusement, le temps n'était pas de la partie au début du voyage! La configuration des quais de Dole est vraiment curieuse, comme vous pouvez le voir on peut ici descendre des deux cotés, et ensuite il y a un grand espace sans quai.

Une autre BB25500 stationnait sur l'autre quai, au crochet de deux RRR (Rame Réversible Régionale), ce qui est bien plus courant. On voit un peu mieux le grand espace sans quai dont je parlais juste au-dessus, sur la gauche de la photo.

Bon, il est temps de passer aux choses sérieuses! Le TER n°895555 va bientôt se mettre en place! Destination Oyonnax, dans l'Ain!

Je n'ai pas fait beaucoup de photos à l'aller. À ma grande surprise, le train était bien rempli. En effet, la Ligne des Hirondelles est un produit "TER touristique" et à certaines dates, un guide est présent pour parler un peu de la ligne, des alentours... Ensuite, ils font une excursion en raquette, dégustent un repas franc-comtois, ce genre de choses. C'était le cas ce jour là, et malgré le ciel maussade, un groupe relativement conséquent était venu grossir les rangs des passagers habituels. Sur la photo, vous pouvez voir un rail givré en gare de Champagnole. Le trajet a vraiment été génial, puisque le Soleil a vite fait son apparition, révélant des paysages givrés puis enneigés de toute beauté!

Après Champagnole, la ligne s'enfonce dans le Jura profond, à grand renfort de tranchées, tunnels et autre viaducs. De nombreuses petites gares la jalonnent, pour la plupart fermées. Certaines portent des noms sympathiques, comme celle de Syam (j'aime bien ce nom, il fait très exotique au milieu de ces froides montagnes!) ou La Chaux des Crotenay. Si la première est abandonnée depuis longtemps, la seconde voit encore les trains s'arrêter. Ce qui est marrant c'est qu'une vieille dame habite dans cette gare et qu'elle salue tous les trains qui passent! Le village ne compte que 400 habitants environ, mais je trouve qu'avoir maintenu l'arrêt ici est une bonne chose. J'ai vu au moins une personne descendre. C'est ça, le vrai service public!

Mais voilà que nous arrivons à l'endroit qui fait tout l'intérêt de la ligne, sur le plan ferroviaire. La section entre Morbier et Morez! Je vous en avais déjà parlé: pour vaincre le dénivelé séparant les deux gares, les ingénieurs ont imaginé un tracé particuliérement tordu. Il a fallu construire plusieurs viaducs et percer de nombreux tunnels. Celui des Frasses, long de plus d'un kilomètre, est en forme de boucle pratiquement fermée. Un plan de la ligne est visible ici, il permet de mieux se rendre compte des tours de passe-passe nécessaires pour relier Morbier et Morez, pourtant très proches à vol d'oiseau. Sur la photo, vous pouvez découvrir le viaduc des Crottes, que je trouve particulièrement élégant, accroché comme il est à la montagne. Je suis bien dans le train pour prendre cette photo... Il est peu courant de pouvoir voir de profil un viaduc que l'on vient d'emprunter!

Me voici maintenant en gare de Morez, où un rebroussement est nécessaire. Le train va repartir du même coté que par lequel nous sommes arrivés pour se diriger vers St Claude, puis Oyonnax. J'aimais bien ces photos, car on a l'impression que le banc est perdu au milieu de nulle part. En réalité, la ville se situe en contrebas.

Et c'est reparti! On profite au passage d'un autre point de vue sur la viaduc de tout à l'heure. Leur architecte, Paul Séjourné, ingénieur pour le PLM (Paris Lyon Méditerranée) est très connu pour ses ponts en maçonnerie. Polytechnicien, mais diplômé également des Ponts et Chaussées, il a reçu la Légion d'Honneur pour ses ouvrages ferroviaires souvent impressionnants, et les techniques qu'il a développé pour les mettre en œuvre. Voilà un monsieur qui ne reculait devant rien pour faire arriver le chemin de fer dans certaines régions! Il a même construit des ponts sur lesquels aucun train n'aura jamais circulé. Devinez où? En Ardèche pardi ^^ Bon, en Haute-Loire en fait, mais la ligne devait relier Le Puy et Aubenas et ne sera finalement jamais achevée.

Voici un tout petit aperçu (flou) de ce que l'on peut voir entre Morez et St Claude. La ligne serpente sur les flancs d'une vallée assez abrupte, c'est assez impressionnant.

Après St Claude, la ligne n'est plus aussi impressionante qu'auparavant. D'ailleurs, cette gare marque la fin de la Ligne des Hirondelles à proprement parler. Ensuite, la voie est en piteux état et on avance pas bien vite... Vous vous doutez bien que, sur la superbe et très large nationale longeant la voie, les voitures n'ont aucun mal à nous dépasser. C'est sûr, même sans faire d'excès de vitesse, elles roulent presque deux fois plus vite que notre brave autorail, pourtant autorisé à 140 km/h... La gare d'Oyonnax, arborant fièrement le nouveau logo SNCF et la mention "Chemins de Fer" sous son horloge, devrait plutôt s'appeler "Gare routière". Le train n'y vient qu'une fois par jour les mercredis, samedis et dimanches. Et ce train n'est même pas repris sur la tableau des horaires à l'intérieur, qui reste désespérement vide... Heureusement, cela devrait changer avec la réouverture complète de la Ligne du Haut-Bugey, actuellement fermée pour réfection (évidemment, pour permettre le passage des TGV pour Genève, sinon il y a fort à partier que rien n'aurait été entrepris). Le trafic TER qui arrivait à Oyonnax du coté opposé à celui par lequel je suis arrivé (permettant de rejoindre Bourg En Bresse puis Lyon) est donc suspendu depuis 2005, et devrait reprendre à la fin des travaux, programmée pour fin 2010. Oyonnax retrouvera donc une "vraie" gare, et les liaisons St Claude - Oyonnax - Lyon, seront, je l'espère, elles aussi rétablies.

Profitant du temps que j'avais avant que mon train ne s'en retourne vers Dole, je me suis un peu baladé dans Oyonnax. Comme il fallait bien que je mange, je n'ai pas fait des masses de photos. Voici donc l'église.

J'ai mangé dans un petit parc très sympa. J'ai essayé de faire quelque-chose avec cette rambarde rouillée, mais je suis assez déçu du résultat...

J'ai trouvé ce kiosque vraiment chouette! Il restait encore un peu de neige par ci par là...

En cherchant la Poste et avant de me rappeller que j'avais vraiment de l'espoir d'en trouver une ouverte un samedi entre midi et deux, je suis tombé sur ce musée. Ça m'a bien fait rigoler, c'est pas vraiment un musée pour moi!

Retour en gare d'Oyonnax. La sortie de gare en direction de St Claude est protégée par un sémaphore mécanique, qui sont de plus en plus rares. Il est ici en position fermée, autrement dit, pas question de s'engager (bon, d'accord, il n'y a aucun risque de tomber sur un train venant d'en face vu la fréquence de circulation, mais on ne badine pas avec le réglement!). En direction de Bourg en Bresse, des traverses placées en croix sur la voie empêchent le train d'aller plus loin...

:D J'aime bien le nom Oyonnax aussi.

Petit regard sur le train quand même! L'X73751, pelliculé Ligne des Hirondelles, se repose en gare d'Oyonnax avant de repartir à petite vitesse vers Dole. Quelques personnes ont fait le trajet jusqu'à Oyonnax. Avec une meilleure fréquence et des vitesses un peu plus élevées, je suis certain que la liaison est intéressante, surtout si jamais le trajet St Claude - Oyonnax - Lyon est rétabli. En plus, même à la vitesse ridicule à laquelle il se déplace, le train met encore 8 minutes de moins que les bus.

Détail sur le pelliculage spécifique à la Ligne des Hirondelles. Le logo est plutôt réussi, je trouve. La Ligne des Horlogers, reliant Besançon à Morteau (et la Chaux de Fonds) s'est elle-aussi vu appliquer un élément spécifique, mais moins sympathique que celui-ci.

Le soleil s'étant caché derrière une couche de nuage plus ou moins épaisse, le retour s'est effectué sous une lumière bien plus moche qu'à l'aller. On retrouve ici Morez et ses viaducs, celui-ci enjambant la ville pour permettre à la voie ferrée de ralier St Claude.

Encore le viaduc des Crottes :) Après Morez, le train était bien rempli, presque tous les sièges étaient occupés. La ville ne compte pourtant que 5400 habitants environ. Ça fait vraiment plaisir de voir qu'il y a des gens qui continuent à privilégier le train! Le couple à coté de moi effectuait d'ailleurs un trajet qui ne doit pas être vendu tous les jours, à savoir Morez => Le Havre!

Non, vous ne rêvez pas, je vais bien passer sur ce viaduc dans quelques minutes. Tarabiscoté, le trajet, vous dis-je!

Bon la photo ne vaut absolument rien, mais c'est pour donner une idée. On voit la voie d'où je viens à gauche, et celle sur laquelle je vais me trouver dans pas longtemps à droite. Une configuration peu courante. Entre temps, on aura passé un long tunnel presque circulaire et grimpé de plusieurs mètres.

Voilà! Nous sommes en haut! Voici l'entrée du tunnel des Frasses, qui a permis au train de s'affranchir d'une partie du dénivelé sans avoir recours à un ascensceur. :p

C'est assez curieux de voir la voie sur laquelle on vient de passer juste en dessous de soi. Au fond, on voit le viaduc sur lequel j'ai pris la photo montrant la voie sur la droite et la gauche. Il faut aussi avouer qu'une voie ferrée sous la neige, c'est quand même carrément plus classe qu'une route. Au moins, ça fait pas une immonde gadoue noirâtre, seules les deux files de rails viennent rompre la blancheur générale!

Le viaduc des Crottes offre un superbe point de vue sur la ville de Morez, nichée au creux des montagnes. On distingue la ligne qui arrive de Dole/Andelot/Champagnole à gauche, s'enfonce vers la gare au centre de la photo, puis "rebrousse chemin" par le viaduc vers St Claude et Oyonnax. Même si elle est floue, j'aime bien cette photo, on dirait un paysage de modéliste.

Nous voilà maintenant à Andelot en Montagne, où un autre rebroussement est nécessaire... On rejoint ici la caténaire, installée notamment pour les TGV à destination de la Suisse. J'ai pris cette photo car vu de ce coté, on dirait que la gare est perdue au milieu de rien, dans la forêt. Ça faisait vraiment désert. En fait, le village est de l'autre coté ^^

Ma correspondance s'effectura cette fois à Mouchard, où je reccupérerai cet XGC (Autorail à Grande Capacité, version Diesel) en provenance de Lons le Saunier. Mouchard est avec Frasne la plus petite ville de France à voir s'arrêter le TGV. Bon, y a pas un truc qui vous chagrine sur cette photo? Il est où le pantographe? Ne cherchez pas, il n'y en a pas. Pourtant, le trajet Besançon-Lons le Saunier est intégralement électrifié. Bizarrerie des roulements, il arrive souvent que des engins thermiques se retrouvent sous caténaire...

Voilà, ainsi s'achève ce petit reportage sur la Ligne des Hirondelles! J'ajouterai d'ici peu une carte pour que les noms donnés ici correspondent à une localisation. Si vous avez l'occasion de venir en Franche-Comté, je vous conseille de faire un détour par cette ligne, qui vaut vraiment le détour. En tous cas, j'ai beaucoup apprécié la balade, et cette ligne est rentrée au palmarès de celles que je préfère. J'espère que ces piètres photos vous auront donné l'envie d'y faire un tour...

Pour en savoir plus:
- Article sur la Ligne des Hirondelles, Wikipédia
- Article très complet sur la Ligne du Haut-Bugey, Wikipédia
- La Ligne des Hirondelles sur le site des TER touristiques
- Les viaducs de Morez, et informations sur la ville
- Fiches horaires des TER Franche-Comté, choisir la ligne St Claude - Dole - Besançon

lundi 18 janvier 2010

Un p'tit tour sur la L4


Avant d'aller sur la Bosse, nous nous étions rendus la veille plus au nord, en Haute-Saône. Voici un petit récit-photo de la journée, là aussi marquée par un temps plus que maussade. Mes photos sont donc extrêmement sombres, et toujours plus bruitées que d'habitude! -_- Heureusement, ce jour là, la neige était bien présente!

Avant tout, nous avons marqué un petit arrêt du coté de Vaire-Le-Petit, non loin de Besançon, pour photographier quelques "vrais" trains. Voici donc le Corail Lyon => Strasbourg matinal, traversant des étendues de neige immaculées!

Tant qu'à faire, nous sommes aussi restés pour faire un Lunéa. Il faudra que je vérifie la relation, mais c'est certainement le Port-Bou/Nice => Strasbourg. Toujours est-il qu'il avait un sacré retard, puisqu'il est censé passer aux alentours de 5h du matin à Besançon, et qu'il est plus de 10h au moment de la photo. La composition était sympathiquement bigarrée, avec un peu de tout ce qui se fait en matière de voiture Corail. Il y avait même des voitures "de jour" (n°3, 4, et 5 en partant des locos), avec assise normale. Drôle d'idée pour un train de nuit! Bon, par contre, je ne m'attendais pas à ce qu'il y aie deux Sybic (Synchrone Bicourant, surnom de la série) en tête, dont une vraisemblablement en panne, et j'ai coupé la seconde. Fichus poteaux caténaires! ^^

Ensuite, direction Lure, en Haute-Saône donc. Notre objectif principal consistait en les nombreux trains de ballast censés circuler entre cette même ville et Villersexel. En effet, c'est là qu'a été établie une base travaux de la LGV Rhin-Rhône, en cours de construction. À cet effet, la ligne Lure-Villersexel a été réhabilitée et remise en service... mais uniquement pendant la durée des travaux. Il est prévu de redémonter la voie lorsque la LGV sera achevée. C'est qu'on ne lésine pas sur les moyens pour le TGV. Je trouve cela un peu dommage, pour une fois qu'on rouvre quelque-chose! :) Néanmoins, des projets existent pour cette ligne, et à long terme, on pourrait donc la voir servir de maillon entre la Lorraine et la-dite LGV. Bon, revenons à nos moutons. Ah, oui, les trains de ballast. Manque de bol, lorsque nous avons aperçus la ligne, la neige recouvrait encore les rails, ce qui n'était pas très bon signe quant à leur circulation. Renseignements pris auprès des sympathiques agents de Lure, que je remercie au passage pour leur gentillesse: "15 jours de vacances, rien ne roule". Ah ben zut, c'est qu'ils étaient marqués sur nos horaires, ces trains, pourtant! Tant pis, on ferra avec le (maigre) reste sur les lignes "normales".

Après quelques minutes de réflexion, nous décidons de nous diriger vers la ligne Belfort - Lure - Épinal - Nancy, encore appelée Ligne 16, par référence à l'ancienne numérotation des Chemins de Fer de l'Est. Nous surprenons ici l'un des rares trains l'empruntant dans la journée, qui se dirige vers Épinal. Ce type d'autorail assez âgé, issu des la grande famille des EAD (Éléments Automoteurs Doubles), se faisant rare dans cette livrée "Bleu Isabelle", nous étions particulièrement contents d'en capturer un sur carte mémoire. Et puis, c'est ma première photo d'EAD en ligne... Y a pas à dire, un train dans la neige, c'est vraiment chouette :D Merci au mécanicien pour son salut! (si si, zoomez sur le pare-brise ^^)

Avec le petit nuage de neige qui va bien derrière :) Remarquez aussi les poteaux télégraphiques "à l'ancienne", très prisés des photographes. N'y étant pas habitué, sur la photo précédente, j'ai complétement occulté derrière le train celui qu'on aurait pu voir... :'(
(Note: pour cette photo, comme vous pouvez le voir, nous étions derrière les barrières du passage à niveau, que nous avions franchies à pied par coté lorsqu'elles étaient levées, et nous nous trouvons donc sur une courte portion de piste autorisée au public. En aucun cas nous n'avons franchi les limites autorisées pour s'approcher des voies.)

Retour sur la ligne principale, la très célèbre Ligne 4, reliant Paris à Mulhouse. Voilà un petit TER qui s'en va vers Vesoul, avec sa petite trainée blanche également!

Nous changeons ensuite de coin pour photographier un CIC (Corail InterCités, qui s'appellent officiellement Intercités maintenant, mais je préfère CIC :p). En l'attendant, voilà de quoi profiter de la blancheur de la Haute-Saône par temps de neige...

Voilà donc le CIC en question, sur une mission Mulhouse => Paris Est. Bon, c'est tout sombre et y a trop de ciel, mais c'était ma première CC72100 en ligne, alors j'allais pas me priver de la poster ici! Ces locomotives sont issues de la transformation (remotorisation, notamment) des CC72000, série mythique, qui ont elles cessé leur service voyageurs régulier le 13 Décembre dernier avec la disparition des Tours-Lyon en rame tractée.

Ah ah, d'habitude je ne prends jamais les trains de derrière, mais là, j'aimais bien le petit voile de neige que notre train soulevait...

Nouveau changement de coin. Nous sommes alors tombés sur une petite gare abandonné au charme incroyable, surtout avec ce temps. À peine arrivés, le temps de trouver comment se placer, voilà que le fret que nous attendions se pointe avec quasiment 15 minutes d'avance sur les horaires théoriques! Je ne suis pas trop mécontent du résultat, vu le cadrage en catastrophe, et c'est aussi ma première BB75000 en ligne. Décidément ce fut la journée des premières! Ces machines sont, en tous cas pour l'instant, uniquement dédiées au fret. Là encore, merci au mécano pour son salut!

Perdue au milieu d'un petit chemin, l'ancienne gare de Genevreuille voit passer la CC72180, qui emmène son train Paris => Belfort avec un retard de près de 4 heures. Dire qu'il fut un temps où des passagers prenaient le train ici...

Après ce petit passage sur des quais abandonnés depuis longtemps, nous sommes retournés sur la sympathique petite Ligne 16 pour photographier le retour de nos EAD. D'après les informations de TER-Mobile, le train est annoncé avec un retard de 20 minutes environ, pour des problèmes sur le matériel. Alors que la lumière décroit dangereusement, et après plusieurs fausses alertes, c'est avec une joie non dissimulée que nous voyons débouler dans la forêt un EAD Lorraine "Jaune Lithos"! Chouette, encore une première pour moi! Et puis, c'est sympa, un train jaune! Ça change du "bleu TER" habituel. Une fois de plus, le mécanicien nous a salué :) C'est toujours sympa, et puis un coup de sifflet sur la vidéo, c'est plus rigolo! Vous noterez la largeur de la plate-forme, ici aussi on a sucré la double voie. Nous étions à coté d'un passage à niveau pour piétons, et du coup ils avaient déplacé le portillon pour le rapprocher de la voie encore en service. Il se retrouvait donc perdu au milieu de rien, relié aux barrières protégeant les anciennes emprises par deux simples chaînes!

On termine la journée par le même autorail, photographié lors de son retour, en gare de Lure. Comme je n'ai pas de trépied (et que de toute façon ils sont interdits en gare), j'ai essayé de faire avec les moyens du bord pour avoir quelque-chose de pas trop flou, et le cadrage s'en ressent. Vu que la pluie s'en est mêlé, j'ai pas pu avoir mieux...

Voilà, ainsi s'achève cette journée, peu prolifique au niveau des photos vu l'absence de notre cible principale, mais qui m'a permis de découvrir certains coins que je ne connaissais pas du tout. J'espère ne pas trop vous avoir ennuyé avec cette nouvelle série presque purement ferroviaire! En tous cas, j'y retournerai, c'est certain... mais en train!

dimanche 17 janvier 2010

La tête au carré!


:D Hey, j'ai trouvé un drôle d'aventurier sur mon étagère! Indiana Jones version "tout carré" m'a rendu une petite visite.
En fait, je l'ai réalisé en papier tout ce qu'il y a de plus bête grâce aux patrons du site Cubeecraft.

Aujourd'hui



Ça aurait fait 4 ans...
Mais ça fait 6 mois...

...

Ça me manque.
Désolé...