vendredi 29 août 2008

Capsule Le Grand


Vous souvenez vous de Capsule, le petit chat roux qui venait se promener chez ma grand-mère? Pour vous rafraîchir la mémoire, vous pouvez vous rendre ici.
Voici désormais ce qu'il est devenu, un "grand" chat! Il ne se laisse pas photographier facilement, d'où sa curieuse pose ;)
La photo est disponible en grand format.

lundi 25 août 2008

Autour de Besançon


Fini la prépa, bonjour l'école d'ingé! Et oui, dans quelques jours, j'entrerai à l'ENSMM (Ecole Nationale Supérieure de Mécanique et des Microtechniques) de Besançon.
Aussi, nous nous sommes rendus il y a deux semaines à Besançon pour chercher un logement. J'ai trouvé la ville très sympathique, avec un cœur historique plus fourni que celui de Grenoble. La citadelle de Vauban qui surplombe le méandre du Doubs dans lequel est logé la ville est classée au patrimoine mondial de l'humanité depuis juillet dernier et semble fort jolie. On s'est rendu au pied de ses remparts pendant la nuit et je n'ai donc pas de photos potables à vous présenter. Par contre, nous avions aussi fait un petit tour dans les communes alentours et si la photo ne casse pas trois pattes à un canard, elle est néanmoins présentable.

Voici donc l'église de Serre-Les-Sapins, petit village situé à environ 7 kilomètres de Besançon. Comme sur d'autres bâtiments que nous avons vu là-bas, le clocher est recouvert de tuiles vernies. Il y a une église de Besançon qui en a aussi, et c'est du plus bel effet. Je n'avais malheureusement pas de trépied et j'ai du me contenter de poser l'appareil sur ce que je trouvais, excusez donc le cadrage et le flou de la photo. Par ailleurs, mon Fuji a la fâcheuse tendance à déformer les lignes droites, d'où la courbure du clocher sur ce cliché... Ne vous inquiétez pas, j'aurai à priori 3 ans pour vous faire découvrir Besançon sous toutes les coutures!
Site web de Besançon et de l'ENSMM

mardi 19 août 2008

Résultat du voyage Pau - Oloron


Voilà, ça fait quelques jours déjà que j'ai effectué mon petit trajet ferroviaire entre Pau et Oloron! J'avais quatre billets car je me suis arrêté dans deux gares intermédiaires pour faire quelques photos: Buzy En Béarn à l'aller et Ogeu Les Bains au retour. C'était fort agréable malgré les longs moments d'attente entre les trains. Il a fait beau et chaud, mais j'ai à chaque fois trouvé des coins pour me protéger du Soleil. Je vous propose ici quelques photos!

C'est à 7h33 que je prenais mon premier train, à la halte de Croix Du Prince, située 3 minutes après la gare de Pau. Arrivé un peu en avance, j'y photographie le premier mouvement de la journée: émergeant de la brume, c'est la Z7301 qui se charge du TER Oloron - Pau matinal. Je prendrai la même rame 10 minutes plus tard, lorsqu'elle sera revenue de Pau.

Mon premier arrêt a été Buzy-En-Béarn, vers 8h. Je suis le seul à descendre, sur un quai recouvert d'une épaisse couche de gravier. Le train s'arrête à peine 15 secondes et repart pour Oloron. Sur la gauche de la photo, on peut voir le mini-bus qui fait la navette Buzy - Laruns, remplaçant ainsi la voie ferrée désormais fermée.

La gare de Buzy est située à l'écart du village. Entourée d'arbre et d'une ou deux maisons, elle est très calme. J'y suis resté une heure et demie environ, et j'ai trouvé l'ambiance très spéciale. La gare paraît abandonnée, la pendule n'était même pas à l'heure, les trois voies sont dans un triste état et seuls les oiseaux troublaient la quiétude du lieu. Je ne saurais décrire tout à fait ce que j'ai ressenti sur ces quais déserts, perdus au milieu de la campage béarnaise.

Le parking de la gare est bien vide! Les éventuels voyageurs ont droit à un abribus et à un vieil automate sur lequel est placardé une feuille détrempée indiquant "Hors Service". Les fiches horaires indiquent pourtant qu'on peut acheter son billet à Buzy! Pendant que j'attendais, une voiture est arrivée et une dame est montée dans le train pour Pau. Une autre voiture est arrivée un peu après et un monsieur est entré dans la gare -ouverte aux quatre vents, d'ailleurs-. Il avait des outils et les a posé près de la vieille pendule que j'ai un moment cru hors service, avant de voir que les aiguilles, à défaut d'indiquer une heure correcte, avançaient encore. Quand je suis repassé le soir, l'heure était revenue, mais je ne saurais jamais qui était ce monsieur, qui n'avait rien d'un agent SNCF.

Le long d'une des voies traînent des tas de vieux rails, accompagnés de traverses et de divers autres éléments ferroviaires hors d'âge. Ici, c'est ce qu'on appelle un crocodile. Lorsqu'ils sont en fonction, ils sont fixés entre les rails aux abords des signaux: lorsqu'un train passe, un patin frotte dessus et un son en rapport avec le signal est transmis au mécanicien. Celui-ci presse alors un bouton, ainsi on a la confirmation qu'il a bien vu le signal en question.

Les seuls éléments modernes de la gare sont quatre malheureux panneaux portant "Buzy En Béarn" en blanc sur fond bleu, comme il est d'usage ailleurs sur le réseau. Ceux-ci sont posés directement sur les anciens, qu'on a même pas daigné enlever...

La gare de Buzy était autrefois importante. De là partait une seconde antenne se dirigeant vers Arudy, puis Laruns - Eaux-Bonnes. Un trafic fret a subsisté quelque temps vers Arudy, mais désormais c'est la végétation qui est maîtresse de l'ancienne voie. Avec la fermeture de ce tronçon et la mise à la retraite du dernier chef de gare, la gare a perdu toute sa splendeur. Elle garde pourtant le privilège d'être le seul point possible de croisement entre Pau et Oloron... Privilège inutile puisqu'une seule rame est affectée à cette ligne: aucun risque de croiser quoi que ce soit! C'est vers 9h30 que je quitte Buzy: annoncée par un grand fracas dû au passage d'un tunnel et aux rails vieillissant, c'est la Z7301 que je retrouve. Prochain arrêt: Oloron-Sainte-Marie!

Arrivé à Oloron, je sors ma carte IGN et me rends à Goès, petit village situé à 15 minutes à pied . Il s'y trouve en effet des signaux mécaniques très appréciés des photographes ferroviaires! J'y attendrai donc le retour de la Z7301, qui a stationné quelques temps à Oloron. La voici qui retourne à Pau, passant au pied d'un Disque mécanique commandé par un câble depuis Oloron.

Après deux heures d'attente, la voici qui retourne à Oloron sur le TER de mi-journée. Sur cette photo, vous pouvez voir un crocodile en état de marche, un avertissement mécanique ainsi qu'un TIV (Tableau Indicateur de Vitesse) annonçant une zone limitée à 40 km/h. Le train n'est ici qu'à une ou deux minutes de son terminus Oloron.

Je photographie le retour de la rame sur Pau, puis je marche le long des voies pour trouver un coin photo pour les trains de l'après-midi. J'avais une heure et demie d'attente avant le prochain Pau-Oloron, aussi j'ai pas mal avancé le long de la ligne. J'ai rencontré quelques vaches, mais en attendant le train, c'est une fleur que j'ai photographié pour vous! (j'ai pensé à prendre aussi les vaches pour les ami(e)s de la nature ici présents, mais cela m'aurait obligé à traverser la voie, ce qui est strictement interdit, et la clôture gâchait de toute façon la seule qui était venue voir qui était ce drôle de bonhomme se promenant le long des rails ^^)

Voici le TER Pau - Oloron de début d'après-midi. Ce n'est plus la même rame que le matin, ils changent en effet d'automotrice en milieu de journée. Ainsi, en une journée, on voit seulement deux rames différentes! Comme vous le voyez, je suis ici perdu dans la campagne béarnaise, que la ligne traverse en ligne droite. Sur cette portion, la vitesse limite est de 100 km/h, ce qui est énorme pour une infrastructure aussi âgée: chaque seconde un arc électrique se forme entre la caténaire vieillissante et le pantographe. En plus de ça, les rails sont d'un type qu'on n'utilise plus aujourd'hui (les fameux Double Champignons antédiluviens) et ne sont pas soudés entre eux comme sur les lignes plus fréquentées: autant vous dire que ça fait du bruit! Sur la photo, on aperçoit une pancarte S: elle impose au mécanicien d'actionner le sifflet. En effet, un peu plus loin se trouve un des nombreux passages à niveau non gardés de la ligne.


Après avoir photographié le retour de la rame, je retourne à Oloron. Un peu avant la gare se trouve cette maison de garde-barrières. Le passage à niveau qui lui était associé à disparu, mais pas la demeure! J'aime beaucoup ces maisons au style unique, très étroites. Elles sont un peu la mémoire d'un métier aujourd'hui disparu, et on en trouve un peu partout sur les lignes françaises. Elles permettent aussi de retrouver le tracé de lignes disparues. Si vous croisez une maison avec cette allure quelque part, alors il y a fort à parier qu'un passage à niveau se trouvait là!

D'Oloron, je reprends le train en direction de Pau et descends à Ogeu-Les-Bains. Le quai est miteux, la bordure le séparant de la voie s'effritant au point de se casser par endroit.

J'ai encore une heure d'attente et j'en profite donc pour prendre en photo la petite gare, désormais transformée en maison d'habitation. Pour accéder au quai, on ne passe même pas par le bâtiment, et le quai n'est plus accolé à ce dernier. Ceci m'a étonné, je trouvais curieux qu'un grand espace soit présent entre la voie et la gare. En fait, j'ai trouvé dans un livre de vieilles cartes postales montrant la gare à la grande époque de la ligne. Il s'y trouvait plusieurs voies et plusieurs quais, aujourd'hui disparus. La seule touche de modernisme consiste en ce panneau récent indiquant à ceux qui en douteraient (à juste titre) qu'un quai est encore en fonction.

A la différence des autres gares de la ligne, Ogeu a conservé un "vrai" abri. A mon avis, celui-ci était à l'origine la lampisterie et le magasin: les voyageurs s'abritaient dans la gare, alors accessible au public. C'est bien la seule chose qui rapproche l'ensemble d'une "vraie" gare: il n'y a plus ici ni composteur - comme partout sur la ligne -, ni pendule, ni horaires...

Après avoir fait le tour des installations, je pars de nouveau à la recherche d'un bon coin photo. J'ai tourné en rond dans un bois avant de revenir sur mes pas. A 500m de la gare, voici l'avant dernier Oloron - Pau de la journée.
Ensuite, je suis allé dans le village chercher quelque chose de frais à boire, ma bouteille d'eau étant devenue trop chaude. Certains connaissent peut-être la très bonne eau gazeuse ou la limonade "Ogeu", puisée à proximité, mais je n'en ai pas vu au frais dans l'épicerie et j'ai donc trahi le village en achetant un vulgaire Coca. J'ai ensuite regagné la gare et je suis monté dans le dernier train pour Pau.

Voilà, c'est ainsi que s'achève ce petit reportage sur une escapade ferroviaire certes un peu bizarre, mais qui m'a bien plu! J'ai pu immortaliser les derniers trains assurés par des automotrices électriques, et en plus j'ai eu deux rames vraiment différentes! Une rouge d'origne et une bleue rénovée: un joli coup de bol. Je me doute bien que la joie de voir un train rouge au lieu du bleu annoncé arriver au tournant vous laisse totalement perplexe, mais j'espère toutefois que vous avez apprécié partir avec moi sur les rails fatigués de l'ancienne Transpyrénéenne du Somport...

Je remercie encore une fois Maman qui m'a emmené à La Croix Du Prince, Mamily pour son livre sur le Béarn d'autrefois (et ses saladières ^^) ainsi que l'équipe du matin sur la Z7301, qui m'a accueilli très chaleureusement! Un excellent souvenir que le voyage Buzy - Oloron...

D'autres photos de trains de cette journée, sur photos-de-trains.net

mercredi 6 août 2008

De précieux sésames...


Buzy En Béarn, Gan, Ogeu... Transpyrénéenne du Somport, me voilà!

Et oui, ces quatre billets on ne peut plus ordinaires vont me permettre de me balader demain sur une ligne que j'affectionne tout particulièrement... Laquelle est-ce donc? Pau - Oloron - Canfranc, bien entendu! Bon, évidemment, les trains s'arrêtant pour le moment -j'espère- à Oloron Sainte Marie, c'est sur cette portion que mon voyage ferroviaire se déroulera.
Une question vous vient sans doute à l'esprit: mais que vais-je donc faire sur cette antenne pyrénéenne qui n'a plus la côte? C'est simple, je vais y photographier les derniers trains électriques qui y circuleront... Drôle de situation, et pourtant, c'est vrai: la ligne sera déselectrifiée dans quelques jours. 
En réalité, le 11 août, une des sous-stations qui alimente la ligne sera détruite pour permettre à une usine de s'agrandir. A partir de cette date et jusqu'en septembre, les automotrices électriques parcourront encore la ligne mais en "situation dégradée", puisque couper une des "alimentations" de la ligne n'est pas sans conséquence. Conséquences mal connues d'ailleurs, il y aura dans la caténaire des tensions plus basses que la valeur nominale d'1,5kV autour d'Oloron, mais vu la vétusté des installations et donc la faible vitesse limite, les voyageurs ne devraient pas être pénalisés. Ensuite, ce schéma ne pouvant perdurer, ce sont des autorails Diesel qui prendront le relais...
Voilà pourquoi je veux absolument aller photographier les derniers voyages des Z2, automotrices des années 80 que j'aime beaucoup, sur Pau - Oloron. En quelque sorte, j'aimerais immortaliser le travail de la défunte Compagnie du Midi, qui a mis tant d'acharnement dans les années 30 à électrifier ses lignes... Travail qu'à l'heure du Grenelle de l'environnement et des pubs écolos de Total on sabote sans remords: adieu l'électricité, bonjour le pétrole! Cherchez l'erreur...

En tout cas, c'est un voyage qui ne me ruinera pas: j'ai payé un peu plus de 7€ pour mon aller-retour Pau - Oloron (70 km en tout par le rail). Prenez le train, vous dis-je!
Je remercie également beaucoup Mamily et Maman qui se lèveront tôt pour m'accompagner demain... Départ 7H33 de la halte de Croix du Prince, tout près de la grande gare Paloise. Sans elles, mon curieux travail de "sauvegarde" ne saurait être...