samedi 24 octobre 2009

Itinéraire d'un ferroviphile



Bon, ça faisait quelques temps que j'avais envie de faire ce truc ^^ La sortie d'une nouvelle mouture de mon logiciel de dessin vectoriel favori, Inkscape, m'en a donné l'occasion.
Vous avez donc devant les yeux une carte du réseau ferré national français (pas tout à fait à jour) sur laquelle j'ai repassé en bleu les lignes que j'ai déjà parcourue. C'est un peu bête, mais j'aime bien les plans et j'avais envie de voir à quel "point" j'en étais. Je pensais en avoir fait un bon bout, mais finalement il me reste un paquet de lignes à faire. Pour certaines il est urgent que je m'y mette, il y en a qui ne voient plus passer qu'un aller-retour TER quotidien et d'autres qui sont menacées depuis longtemps... Globalement, il me reste surtout tout le Nord et le Massif Central à explorer, ce dernier ayant ma (grande!) préférence et ma priorité.
Il y a aussi certains tronçons que je pense avoir déjà fait quand j'étais petit (je suis sûr d'être déjà passé à Bourges et Vierzon), mais je ne m'en souviens pas bien et je ne vois plus trop quel trajet on a effectué alors j'ai préféré laisser ces sections vierges. J'ai aussi reporté avec des points toutes les gares dans lesquelles je suis déjà allé, où je suis descendu ou monté dans un train. Vers le Jura, il y a deux points pour Morez et Oyonnax alors que la ligne n'est pas bleue. Ce n'est pas une erreur, je me suis rendu dans ces gares en voiture avec des amis lors qu'on suivait l'avant-dernier voyage des X2800. ^^ J'ai d'ailleurs l'intention de rétablir l'ordre des choses et de me payer un petit voyage sur cette superbe ligne, dite des Hirondelles, d'ici peu.
La carte est disponible en PDF grand format ici.

mercredi 21 octobre 2009

4264


En ce 29 Mai 2009 à 22h46, la BB26163 "En Voyage" marque l'arrêt de 7 minutes prévu à Pierrelatte sur le GL 4264/5. Moins de 6 mois plus tard, ce train sera supprimé.
Bon la photo est archi-moche, mais je n'ai que celle-là...


Bon, encore un numéro... Mais quelle coïncidence, alors que je voulais vous parler de ce train, j'apprends aujourd'hui même qu'il sera supprimé au changement de service de décembre prochain. Je n'ai pas beaucoup de temps, mais ça m'énerve et m'attriste tellement que j'écris juste quelques lignes à ce sujet...
Le 4264/5 c'est le Corail Metz-Montpellier du vendredi soir. Le seul train non-TER qui s'arrête à Pierrelatte dans la semaine. Et le 4264 il m'était ultra pratique!!!!!! J'ai une affection toute particulière pour ce train. Sans lui, il m'aurait été impossible de rentrer à St Marcel le vendredi soir lorsque j'étais en prépa à Champo, et ceux qui me connaissent savent combien j'avais horreur de ce lycée et que retourner en Ardèche le week-end me faisait un bien fou. Curieuse répétition du passé, le 4264 est aussi le seul train qui me permette de rentrer de Besançon lorsque je termine à 16h le vendredi. Ben oui, c'est le dernier train qui s'arrête à Pierrelatte, à 22h43. Désormais, à partir du vendredi 18, il me sera impossible de rentrer le vendredi de Besançon: le dernier train que je pourrais emprunter part à 14h et des brouettes... Dernière arrivée possible à Pierrelatte désormais: 21h05 (avec dernier départ de Part-Dieu à 19h25). Youhou, presque 1h40 avant! J'avoue, je suis archi-dégouté. Et là, ça n'est pas la faute des régions mais bien de la SNCF. Devinez qui est derrière tout ça? M. le TGV bien entendu!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Et oui, la relation Metz-Lyon-Montpellier est remaniée en profondeur avec de nombreuses suppressions de Corail, dont tous ne sont même pas remplacés par des TGV. Je savais que cela allait arriver, mais j'espérais qu'ils seraient assez intelligents pour maintenir une desserte tardive de la ligne classique, au moins les vendredis. Que nenni! On met du TGV, point barre, on cherche même pas plus loin que ça. Qu'il y aie du TGV, OK, mais qu'ils suppriment des possibilités de voyage alors que les Corail en question transportaient bien du monde, ça m'énerve au plus haut point. Bon, me direz vous, Pierrelatte c'est petit, faire une croix sur la bonne dizaine de personnes qui y descendait avec le 4264 c'est pas bien grave. Je peux le "concevoir", même si je trouve ça complètement bête pour un service public. Mais justement, j'ai regardé un peu pour voir ce qu'il en était. Orange: aucune possibilité de rechange. Montélimar: désormais il faut partir 37 minutes plus tôt de Part-Dieu, changer à Valence, pour arriver 10 minutes plus tard que ce que proposait le direct 4264. Quel progrès! Mieux encore, je ne peux même pas attraper cette solution et arriver tant bien que mal à Montélimar: j'arrive à 20h28 à Part-Dieu depuis Besançon, mais la solution m'obligerait à prendre le TER de... 20h25! Pour 3 minutes!!!! Allez, pour rire on continue. Avignon: plus de relation directe de Lyon pour Avignon-Centre après 19h25. Obligation de prendre le TGV, donc plus cher, et de changer en seulement 10minutes pour un bus à Avignon TGV. On gagne 1h de trajet sur le Corail, mais uniquement si le TGV est bien à l'heure et on perd la solution directe moins chère. De plus, cette solution TGV existe déjà. Montpellier: encore plus rigolo. Plus de relation directe après 20h07. Ensuite, 2 correspondances obligatoires (dont une en car). Le dernier train part à 21h25, changement en 10min à Valence Ville pour Valence TGV, où l'on poireaute 30min avant de prendre un TGV qui arrive à Montpellier à 00h45. Bilan: le temps de trajet est augmenté d'environ 15min par rapport au Corail -vive le TGV!-, adieu le direct et bonjour les frissons en cas de retard du TER Lyon=>Valence Ville. N'est ce pas magnifique tout ça? Et encore, je ne parle que du Sud. Sur la partie Lyon-Metz, la nouvelle desserte fait apparaître des trous de, tenez-vous bien, 9h sans train. Mouhaha, que dis-je, il y a évidemment des solutions. Mais devinez par où? Paris, en... TGV! Et pour que ça soit plus sympa, il faut bien sûr changer de gare. Résumons: plus cher, moins pratique, et pas toujours plus rapide. C'est-y pas beau ça? Autant vous-dire que les gens de Metz sont ravis. Enfin ceux qui sont au courant. Parce qu'on décore pas les gares avec de zoulis panneaux bariolés de "donner au train des idées d'avance" dans ces cas là...
Des fois, la SNCF, c'est vraiment une logique étrange, quand même. Enfin bon, c'est comme ça. Pour mon cas personnel, mon espoir aurait été que Rhône-Alpes prolonge le dernier TER Lyon-Valence jusqu'à Pierrelatte ou Avignon. Mais apparemment il n'en est rien.
Adieu, cher 4264...

lundi 12 octobre 2009

895805



Parmi le nombre conséquent de trains qui circulent en France tous les jours, il en est certains pour lesquels j'ai un petit faible. Parce qu'ils assurent des relations "exotiques", parce qu'ils sont sans pareil, parce qu'ils dégagent une certaine ambiance ou tout simplement parce qu'ils ont une signification pour moi. C'est difficile à expliquer, en fait. Ces trains-là, je les aime bien, c'est aussi simple que ça.
Le TER n°895805 fait partie de ceux là. À priori, rien de bien extraordinaire: ne circulant que les samedis et les lundis, il assure la relation Besançon => Lyon Perrache. Oui, mais voilà, le 895805 a quelque-chose en plus. Il quitte la gare de Besançon-Viotte à 4h53. Ouh, mais c'est bien tôt, ça, me direz-vous. Bien entendu, vous répondrai-je, et c'est justement ce qui est intéressant. D'abord, il faut savoir que c'est l'un des rares TER bisontins à être composé d'une rame réversible tractée par une BB25200. Autrement dit, c'est à une locomotive qui commence à sérieusement dater et à une longue rame tractée de 9 voitures que nous avons affaire. La première fois que je l'ai pris, je m'attendais à trouver un train tout riquiqui, à "un seul wagon" comme disent parfois les voyageurs. Que nenni! S'imposant de toute sa longueur sur la voie B, défiant le Corail Lunéa quittant en théorie la gare une minute avant lui, Sieur 895805 se paye le luxe des trains de pointe. Autant vous dire qu'à 4h53 le samedi, la gare ouverte depuis à peine 20 minutes, il n'y a pas foule pour admirer le spectacle. Et encore moins pour grimper à bord.
Comme il n'y a pas de bus à cette heure là, lorsque j'emprunte ce train, je me lève à 3h50 et je me rends à la gare à pied. Et, aussi flemmard et accroc à mon oreiller que je suis, j'adore ça. Pourquoi? Parce que c'est à une autre ville que l'on a affaire à cette heure là. Les rues habituellement encombrées de voitures, camions et autres scooters sont désertes. Au carrefour, les feux rythment un flot de circulation invisible et se reflètent sur le bitume dans la lumière orangée des lampadaires. Ce que l'on connaît dans un brouhaha permanent n'est plus qu'un désert silencieux. C'est assez impressionnant. Tard le soir, ça n'est pas vraiment pareil: il y a encore du monde et pas mal de voitures, voire des bus. Pas le samedi matin, pas lorsque le 895805 quitte Besançon. Dans la fraîcheur matinale, je trouve une énergie nouvelle au milieu de ce paysage bien connu et pourtant si différent. J'avoue, j'aime descendre la rue de Vesoul en ne croisant personne ou presque, voir s'afficher "4h25, +7°" en chiffres rouges sur le panneau d'une banque quelconque. J'aime n'entendre que le ronronnement discret de la 25200 prête au départ lorsque je m'approche de la gare. Je ne sais pas trop pourquoi, mais c'est ainsi, c'est vraiment quelque-chose de tout bête et de très spécial à la fois. Et puis, avoir une voiture rien que pour soi dans le train, c'est aussi quelque-chose qu'on ne peut s'offrir tous les jours... Évidemment, ça n'est pas très écologique, mais la ligne est électrifiée et il faut bien rapatrier la rame qui assure un TER pas trop mal rempli le vendredi soir. Si ça peut servir à ne serait-ce que 5 personnes, c'est déjà positif! D'autant qu'un mécano m'a confié que les lundis, il y avait quand même du monde. Et puis ce fameux train s'arrête dans plusieurs petites gares sur son parcours, dépassant allègrement de plusieurs voitures la longueur des quais, et je trouve que c'est quelque-chose d'assez spécial de stopper sur un quai complètement décrépi à 5h30 du matin, alors qu'il fait encore nuit noire et que seuls les panneaux de gares rythment la marche du train. En bref, j'aime beaucoup l'ambiance qui règne lors de ce trajet: du départ de chez moi jusqu'à l'arrivée à Lyon Part-Dieu, il ne se passe finalement pas grand-chose, mais c'est un petit plaisir pour moi que d'ouvrir la portière de la dernière voiture, de choisir un fauteuil moelleux et de me laisser bercer par le battement des rideaux dansant au fil des courbes pour finalement sombrer dans un demi-sommeil tellement agréable... Voir la Lune à peine masquée d'un fil de nuage, arriver à Ambérieu et sentir le soleil se lever et envelopper les montagnes d'une douce lumière orangée, puis descendre encore un peu hébété de la bulle agréable que constitue la voiture pour démarrer sa véritable et longue journée à Part-Dieu, c'est ça le 895805. Et c'est pour tout ça que je l'aime, mon petit TER matinal...
Voilà, j'ai écrit cet article parce que j'avais envie de vous faire "découvrir" ce train ordinaire et en même temps très spécial que j'affectionne particulièrement. C'est vraiment une émotion indescriptible que je ressens lorsque je dois le prendre, et je n'arrive donc pas à la retranscrire tout à fait avec des mots, d'autant que pour vous cela doit paraître terriblement étrange. C'est comme ça, j'aime ce train, j'aime son ambiance et j'espère que ces quelques lignes vous auront donné un aperçu assez fidèle de ce qui n'est finalement qu'un simple numéro, qu'un simple train, qu'un simple tas de ferraille. Et pourtant...

jeudi 8 octobre 2009


Ce soir je vous présente juste une petite vidéo sans grand intérêt que j'ai faite à propos de la dernière publicité de la SNCF. Je n'étais pas très inspiré, alors ça ne donne pas grand chose, tant au niveau présentation que contenu... Il faudrait que je trouve des sujets intéressants parce que j'aime beaucoup présenter des infos comme ça ^^



Si vous avez survécu et que vous voulez en savoir plus, vous pouvez vous rendre sur les liens suivants:
- Page du site Opinions et Débats, sur laquelle sont présentées les pistes pour Fret SNCF évoquées dans la vidéo
- Un article des Échos, daté de 2008, et présentant les solutions envisagées pour le wagon isolé
- Un article de Challenges, de fin septembre, concernant l'emploi de la subvention versée par l'État.

Vous pouvez également télécharger la vidéo en cliquant ici.