lundi 18 avril 2011

Quand les trains ont la jaunisse


Le week-end dernier, je suis allé faire un petit tour en Bourgogne, région voisine que finalement je ne connais que très peu. J'avais découvert deux semaines auparavant la ligne Nevers - Dijon et j'avais trouvé que les paysages étaient sympathiques, notamment autour d'Étang sur Arroux dans le Morvan. Cette impression ne s'est pas démentie lorsque j'y suis retourné pour faire quelques photos! Ce samedi là, mon objectif était d'immortaliser quelques-uns des "vieux tromblons" qui roulent encore sur les petites lignes du coin. Après m'être un peu reposé le matin, je me suis donc rendu en gare du Creusot pour retrouver des amis. Voilà qui marquait le début d'un chouette week-end ferroviaire!


J'attendais mes collègues "spotter", qui étaient placés en ligne pour photographier ce TER Étang - Montchanin. De mon coté, prévenu de son passage et de sa composition, je l'ai tranquillement attendu sur les quais du Creusot. Une gare somme toute assez champêtre, comme vous pouvez le constater! Il ne reste plus beaucoup d'engins de ce type, et encore moins de jaunes, couleur qui se fait rare sur le réseau français. Alors en avoir deux d'un coup, c'était assez inattendu! À priori, ce type de train au confort relativement rustique ne devrait plus rester très longtemps en service. M'enfin je suis loin d'en être spécialiste, je m'embrouille un peu dans leurs numéros et je n'aimais pas vraiment l'esthétique de leur version non rénovée. Par contre, ayant subi une "modernisation lourde" et comme ici en jaune, j'aime bien :)


Nous voici maintenant sur une ligne à peu près aussi rustique que ces autorails de la fin des années 70: Montchanin - Paray le Monial. Ici, les poteaux télégraphiques sont encore de mise! Autant dire que ça a un charme fou, surtout dans une campagne aussi sympathique que celle de ce coin de France. Arborant toujours les couleurs du TER Lorraine, cet EAD (Élément Automoteur Diesel) assure un Montchanin - Moulins sur Allier. (tiens donc, mais c'est le même train que j'ai pris ce week-end pour ne pas faire Dijon - Nantes comme tout le monde! ^^)


Un peu plus d'une heure après, nous sommes postés entre Génelard et Ciry le Noble pour mettre en boîte le Paray le Monial - Chalon sur Saône. J'ai un peu raté mon cadrage au niveau des poteaux télégraphiques, mais bon. C'est encore un jaune! Je crois qu'en une journée, nous avons toute la poignée de jaunes qu'il reste au dépôt de Nevers.


Ce jour là, il y avait quelque-chose d'un peu curieux au niveau d'un signal et tous les trains passaient à vitesse très réduite sur la portion qu'il protégeait. Nous n'avons pas su à quoi c'était dû, peut-être le dérangement d'un autre signal. Si cela a entraîné des retards de quelques dizaines de minutes, cela nous a permis de rattraper très facilement notre TER pour Chalon. Il est surpris ici quelque part près de St Léger sur Dheune, entre Montchanin et Chagny.


En attendant le retour de Chalon de notre vieil engin, nous photographions un Dijon - Nevers bien plus moderne. Il est vu ici coté rouge de la livrée Bourgogne, très justement surnommée "vanille fraise". Là encore, les paysages campagnards sont au rendez-vous. La ligne (Dijon - Beaune -) Chagny - Nevers, si elle possède encore de nombreux poteaux télégraphiques, est tout à fait "standard" par ailleurs et voit passer des trains à une vitesse conséquente (120 je crois, je vérifierai).


C'est environ quinze minutes plus tard que se pointe notre brave EAD, qui ne joue pas vraiment dans la même catégorie que son collègue précédent au niveau du modernisme. Les plus attentifs auront peut-être remarqué que le signal au fond à gauche est passé de Voie Libre (vert) à l'Avertissement (jaune): un train est en effet passé dans l'autre sens entre temps.


Nous terminerons la journée sur une touche beaucoup plus récente et par l'autre coté de la livrée "vanille fraise", dont le surnom prend alors tout le sens. Cet X73500 aux couleurs de la Bourgogne assure un Moulins sur Allier - Montchanin et passe ici aux alentours de Blanzy. J'ai fait un peu n'importe quoi après cette photo: sans faire exprès je l'avais effacée... Heureusement, j'avais une autre carte mémoire, que j'ai utilisée pour les clichés suivants. Une fois rentré, j'ai pu la récupérer avec un logiciel adéquat. Ouf! C'était en effet mon premier ATER "vanille fraise"! Ensuite, nous avons désespérément cherché un restaurant ouvert au Creusot, avant de nous rabattre sur MacDo puis d'aller prendre une nuit de sommeil bien méritée à l'hôtel. Le lendemain, c'était un tout autre type d'engin qui nous attendais ;)

Voilà pour ce soir! J'espère que cette petite escapade ferroviaire en Bourgogne ne vous aura pas trop barbée. De toute façon, j'en remettrai quand même une couche d'ici peu avec les photos de dimanche ^^ 

mardi 12 avril 2011

Égocentrisme


Voici un article pour faire une petite coupure au milieu du ferroviaire, car vous aurez prochainement droit à une nouvelle fournée "le train, c'est cool" avec cette fois un peu de Bourgogne au menu.
Comme je me suis vraiment amusé lorsque nous avons fait tout un tas de photos au zoo de Montpellier lors de mon super week-end d'il y a deux semaines, j'ai décidé de vous en proposer quelques-unes où la vedette n'est autre que votre envoyé spécial sur les rails de France. Enfin, avec quelques autres bestioles :) Je remercie au passage la photographe de m'avoir autorisé à les utiliser ;)


Mouhaha, j'ai dompté sans problème ce rhinocéros! C'est vraiment chouette ces sculptures en bois d'animaux que l'on trouve à plusieurs endroit dans le zoo. D'ailleurs, les vrais rhinocéros étaient tellement loin de la bordure de l'enclos, en train de se reposer, qu'on aurait presque dit des rochers. Au moins, celui-là est bien visible et n'est pas trop embêté par le manque de liberté :)


Je suis ensuite allé dire coucou à une maman ourse et à ses petits. Le courant passait bien entre nous alors la scène a été immortalisée :p


Et histoire de ne pas faire de jaloux, j'ai aussi fait un petit coucou au papa. Très sympa, mais je crois qu'il l'était avec un peu tout le monde et qu'il doit y avoir un paquet de photos du même genre qui traînent à Montpellier et ailleurs!


Bon, ça avance, oui ou non? Mouais, moins efficace qu'un TGV ce bidule. Et ça se prétend roi!


L'après-midi, nous nous sommes rendus à un coin repéré en soirée la veille. Malheureusement, le soleil n'était pas placé de façon idéale et je ne pouvais pas vraiment attendre que ça change car j'avais un train à prendre. Bon, là, je fais le cobaye pour voir ce que donnait les conditions d'expositions. Pourtant, je ne sais pas trop pourquoi, mais j'aime bien cette photo.


Attention, je ne rigole plus là. Ou pas... ^^


Et parce que le week-end c'est fait pour se reposer et que faire des photos c'est très fatiguant... ^^ C'était vraiment super en tous cas. Je suis bien content des photos et des souvenirs que j'ai de ce jour là!

Et voilà pour cette fois... Pas franchement palpitant comme article, je vous l'accorde, mais c'était la dose de narcissisme du moment, comme il y en a déjà eu sur Essai Pour Voir. Les prochains articles seront certainement plus "conventionnels" avec du train (mais quel train!) et Guilin, qui traine toujours au fond de mon disque-dur.

Grandes Lignes sur petite ligne...


Bon, cela fait quelques temps que je n'ai pas posté... En réalité, j'avais préparé le contenu de cet article et même commencé à le rédiger il y a presque deux semaines, mais je n'étais pas d'humeur à aller sur Internet pour diverses raisons. Aujourd'hui, après un week-end à toute vapeur (c'est le cas de le dire!) et deux ou trois autres petites choses, je me suis dit que ça avait assez duré et qu'il fallait quand même que je vous parle de cette fantastique ligne des Causses!

Il y a deux semaines, donc, entre samedi soir et dimanche, j'ai parcouru la ligne des Causses (Béziers - Neussargues) dans son intégralité. Elle me tendait les bras depuis tellement longtemps celle-ci, avec son électrification antédiluvienne et feu l'Aubrac direct Paris-Béziers, désormais Neussargues-Béziers. La menace du transfert par bus imminent de la seule relation quotidienne la parcourant dans son intégralité et ma visite à Montpellier m'ont fait sauter le pas et c'est donc ainsi que je me suis retrouvé sur les vieux rails du Massif Central une fois encore... En réalité, j'ai effectué un très long trajet depuis Montpellier St Roch pour rejoindre Besançon Viotte par les chemins détournés, tellement détournés que ça en aurait donné des envies de plantage à n'importe quelle borne SNCF normalement constituée. Comme il y a plein de noms de gares que je trouve sympa sur ce trajet, voilà ce que ça aurait pu donner si un seul train effectuait ce parcours incongru: je me suis un peu amusé à enregistrer une annonce fictive, que vous trouverez ici. ^^ En résumé, j'ai fait Montpellier St Roch => Béziers => Bédarieux, où j'ai dormi. Puis le lendemain matin, Bédarieux => Neussargues => Clermont-Ferrand => Nevers => Dijon => Besançon Viotte. Je sais, je suis complètement fou, et d'avoir enregistré l'annonce, et d'avoir fait ce trajet :) Mais ce n'est pas tous les jours qu'on a l'occasion de passer dans des gares aux noms aussi charmants que Ceilhes-Roqueredonde, Tournemire-Roquefort, Campagnac-Saint Geniez ou encore Banassac-La Canourgue. Surtout vu la desserte plus que réduite de ces coins là... J'ai pour ma part une affection particulière pour Brassac-les-Mines - Sainte Florine, qui bien que située sur une ligne bien plus fréquentée que celle des Causses, était quand même sur mon parcours et sonne plutôt bien :)

Bref. Autant vous dire que j'ai vraiment adoré ce voyage. Même si cette fois, j'avais ce sentiment curieux au départ et qu'il faisait un temps gris au possible, j'ai une nouvelle fois profité au maximum du paysage. Et c'est vraiment mignon! On a tellement de jolies choses à voir en France... Malheureusement, à cause du temps, je n'ai pas fait des masses de photos. Elles n'auraient pas rendu grand-chose, d'autant que les vitres de ma petite automotrice était vraiment très très sales. voilà néanmoins quelques clichés pour illustrer cet article.


On commence par une image du samedi soir, alors que les nuages du lendemain commençaient déjà prendre le pas sur le grand soleil auquel nous avions eu droit à Montpellier. C'est pris depuis le train, quelque part après Magalas. Le cadrage et la luminosité ne sont donc pas géniaux, mais je ne pouvais quand même pas tirer le signal d'alarme juste pour profiter du coucher du soleil :)


Je suis donc descendu à Bédarieux, petite ville de la vallée de l'Orb (6500 habitants environ). La photo ne vaut absolument rien, elle n'est qu'informative. Car je vous présente le "Grandes Lignes n°15945 en provenance de Neussargues et à destination de Béziers", comme annoncé en gare. Feu l'Aubrac... Car aujourd'hui, la relation Paris - Béziers via les Causses est tronçonnée: il faut changer à Neussargues et à Clermont-Ferrand. Avant 2007, l'Aubrac était direct, puis jusqu'à il n'y a pas très longtemps, il allait encore jusqu'à Clermont. Avouez que pour un GL, une petite Z2 du TER Languedoc Roussilon, c'est quand même un peu curieux. Cela-dit, il faut bien avouer que la fréquentation n'est plus ce qu'elle était, le TGV ayant fait son office en améliorant grandement les temps de parcours depuis Béziers. Maintenant, pour les quelques villes et villages de la ligne, il faut également dire que l'infrastructure agonisante et les multiples correspondances ne sont pas vraiment faits pour attirer les foules.


Le dimanche matin, je suis retourné à la gare pour attraper le mouvement de sens inverse, à destination de Neussargues donc. J'avais un peu peur que mon train se retrouve déjà transféré sur route, car il n'était même pas affiché sur Internet au départ de Béziers (un magazine parlait de ce transfert comme déjà effectif, la région Languedoc n'appréciant que moyennement de voir des trains "Grandes Lignes" -si l'on peut dire- effectués avec son matériel). Heureusement pour moi, à Bédarieux, l'indicateur du quai indiquait bien un départ pour Clermont. Erreur, d'ailleurs, puisque le train est limité à Neussargues... En attendant son arrivée, j'ai photographié cette autre Z2 se reposant en gare après avoir assuré un TER plus matinal. Là aussi, la photo n'est qu'informative. C'est plus pour l'ambiance... Car Bédarieux possède une gare vraiment charmante, avec sa jolie marquise qui me rappelait un peu celle des gares comme Lannemezan, petites mais qui se prennent pour des grandes. Enfin, il fut un temps où toutes les installations devaient bien servir, de même que les 4 voies à quai et toutes les voies de service... Bédarieux était en effet une gare de bifurcation. Aujourd'hui, on peut s'estimer heureux qu'elle ne soit pas devenue une gare terminus: si j'ai bien compté, seulement quatre mouvements par jour la dépassent (ou arrivent) en direction (provenance) du nord... La desserte est par contre plus "étoffée" de/vers Béziers, au sud, avec 4,5 aller-retour en semaine, auxquels s'ajoutent les 4 mouvements "transversaux". Cela doit permettre d'habiter Bédarieux et d'aller travailler à Béziers, le temps de parcours étant d'environ 35-40 minutes. D'ailleurs, je pense qu'il y a quand même des gens dans ces trains, car la gare possède aussi des équipements modernes apparemment installés il n'y a pas si longtemps (pendules, tableaux des départs électroniques, etc.) et la façade extérieure a visiblement été repeinte récemment. Voilà qui fait plaisir! Mais le contraste n'est alors que plus saisissant avec les longs quais presque complètement recouverts d'herbe, les anciens panneaux, les voies et autres installations ferroviaires antédiluviennes...


D'ailleurs, jugez plutôt. Les panneaux qui indiquent les quais ne sont plus de la toute première jeunesse et tranchent radicalement avec ce qu'on peut voir aujourd'hui dans les gares "normales". Il y a vraiment une ambiance particulière sur ces quais, surtout par un temps brumeux (de circonstance) comme ce jour là. Au passage, j'aime assez cette photo.


La façade intérieure n'a pas eu droit au même traitement que son homologue coté cour... C'est un peu tristounet, surtout comparé au rose/rouge de l'extérieur.

Mon train est ensuite arrivé, et je suis parti à l'assaut de la ligne des Causses. Comme je le disais, les paysages sont vraiment superbes, on serpente dans les montages et c'était vraiment un plaisir que de regarder par la fenêtre, même sous la grisaille. On a parfois l'impression d'être un peu dans un autre monde, avec ces villages un peu perdus mais tellement sympathiques! Sans parler de la tête des gares suivantes... Télépancartage hors-service affichant des trains d'un autre temps, façades complètement décrépies, quais et bâtiments inutilisés, vieilles pendules, halles à marchandises en bois, etc. Toute une ambiance, un peu triste je trouve. Evidemment, c'est parfois très charmant, quand ce n'est pas trop décrépi comme dans certaines gares de la ligne -Tournemire-Roquefort fait vraiment gare fantôme-, mais c'est aussi dommage pour les voyageurs. Quand on pense que pas si loin que ça, dans le même pays (^^), il y a des gares TGV ou même des petites gares TER joliment rénovées... J'ai fait des vidéos depuis le trains, je les posterai bientôt pour que vous vous rendiez compte que je n'exagère pas vraiment quant à l'état de certaines installations.


Nous sommes ici en gare de Millau, où l'arrêt de plusieurs minutes m'a permis de photographier le train. Ce n'est pas génial, mais je n'avais ni recul, ni soleil pour faire beaucoup mieux. Heureusement que la superbe livrée Languedoc-Roussilon est un peu colorée, sinon, cela aurait vraiment été grisâtre... Vous noterez la différence qui existe entre le bout de voie rénové à gauche et l'ancêtre qu'est la voie en rail double-champignon sur laquelle se trouve mon train. Malheureusement, la portion rénovée ne dépasse pas vraiment la gare. On a tout le temps, vu les faibles vitesses limites, d'admirer le viaduc de Millau lorsque la ligne passe en dessous. Ça me déprime un peu de penser que l'on a dépensé des millions pour faire une nouvelle autoroute à grand renfort d'imposants viaducs (j'ai vu au moins un autre pont routier très imposant le long de la ligne) alors que la voie ferrée, qui se trouve là depuis bien longtemps, se morfond au pied des piles des dits ouvrages... À la limite, ça ne me dérange pas trop qu'on fasse des autoroutes si, dans le même temps, le ferroviaire n'est pas oublié comme c'est encore trop souvent le cas! Je sais bien qu'il n'y a pas tant d'habitants que ça par ici, mais quand même. C'est vraiment triste. Surtout quand on longe l'autoroute à 40-70 à l'heure et qu'on se fait dépasser part les voitures...


Ici aussi, certaines installations ne sont plus de la toute première jeunesse (oh, le doux euphémisme que voilà!). À tel point que l'identification du poteau n'est même pas écrite à l'horizontale, mais sur un bout moins rouillé que les autres...


La gare de Marvejols, en Lozère, avait elle aussi un arrêt assez long pour faire une nouvelle photo, encore plus sombre que la précédente. Si entre Bédarieux et Millau, on ne va déjà pas bien vite, c'est vraiment lent après Millau... Difficile d'être compétitif lorsqu'on se traîne à 40 à l'heure!


La ligne des Causses passe sur le superbe viaduc de Garabit. Évidemment, depuis le train, on ne voit pas grand-chose... Par contre, on a tout le temps de voir ce qu'il y a autour! Car le franchissement de l'ouvrage est actuellement limité à 10 km/h. Apparemment, il aurait quelques problèmes (je crois avoir lu de fissuration), ce qui ne permet pas d'y passer dessus à la vitesse normale (40 je crois, mais il faudra que je vérifie). À priori, des travaux sont prévus. Même s'il n'y a plus que deux trains de voyageurs (un dans chaque sens, soupirs...) qui l'empruntent, Garabit ne devrait donc pas sombrer dans l'oubli comme son cousin des Fades dont je vous avais parlé ici. Il faut dire qu'il jouit quand même d'un certain prestige, au delà de son utilité ferroviaire première. Sinon, on atteint sur les portions autour du viaduc des sommets au niveau de la lenteur, à tel point que la contrôleuse a fait une annonce pour indiquer qu'on allait être très fortement ralenti et qu'il ne fallait pas tenter d'ouvrir les portes donnant sur la voie. C'est dire!


C'est après environ 4h15 de trajet que je suis arrivé à Neussargues, terminus de mon "Grandes Lignes". Première circulation électrique voyageurs de la journée à s'aventurer ici, la Z2 de mon "GL" se reposera ici quelques dizaines de minutes avant de s'en retourner vers Béziers. Notez au passage, sous l'abri de quai, les indications de direction et les pancartes blanches amovibles, comportant les heures de départ et d'arrivée. Il en faut donc une différente pour chaque train de la journée... Ça change des écrans plats des gares modernes!

De mon coté, j'attendrai l'autre bout de ce qui reste de l'Aubrac, qui m'emmènera jusqu'à Clermont-Ferrand. Là, je retrouverai les artères principales et les vrais "Grandes Lignes" d'aujourd'hui...