vendredi 25 février 2011

Besançon sous la pluie


Hier soir, malgré le temps très humide et la bruine, je suis allé faire quelques clichés nocturnes dans Besançon en compagnie d'un autre photographe. Évidemment, les conditions de lumière ne sont pas aussi idéales que celles que l'on a lors de l'heure bleue, mais l'humidité ambiante associée aux reflets et autres flaques donnaient parfois des choses sympathiques. Malheureusement, nos plans ont été quelque peu contrariés car la Citadelle n'était pas éclairée hier soir, sans que nous sachions pourquoi. J'ai essayé diverses choses, rien de bien extraordinaire comme à l'accoutumée. À vous de voir ce que vous en pensez.


On commence par un "fantôme" :) En réalité et comme vous vous en doutez certainement, il s'agit d'un jet sur un plan d'eau proche du Doubs.


J'ai voulu essayer autre-chose. Je pense qu'il y avait bien mieux à faire, mais je n'ai pas eu l'occasion ni le temps de trouver quoi. ^^


Voilà une photo qui m'a valu une remarque amusée d'un couple qui passait par là: "Vous savez, il n'y a pas de poissons" ^^ J'ai volontairement laissé la balance des blancs de telle sorte que la photo paraisse un peu jaune, car je trouve que ça correspond à l'ambiance du lieu et à ce qui était vraiment le cas quand j'ai cliqué.


J'aime assez celle-ci, je suis content d'avoir repéré ce point de vue. Il s'agit de la Porte Rivotte, un édifice que j'aime bien avec son "Défense Expresse de Trotter" désuet gravé au dessus de la chaussée. Cela-dit, elle ne m'a pas trop inspiré pour une pose de nuit alors je me suis contenté de photographier ce lampadaire, dans un des passages piétons percés sur le coté.


Le Square Castan est aussi l'un des endroits charmants de Besançon. Il abrite divers vestiges archéologiques qui remontent jusqu'à l'époque romaine.


Ici, c'est une autre fontaine plutôt imposante, mais qui de la même façon que la Porte Rivotte, ne m'a pas inspiré plus que ça la nuit dernière. Alors je me suis contenté de photographier les lampadaires, qui deviennent un peu des éléments récurrents de mes séances photo ^^


Un petit essai avec le Doubs en arrière-plan. Les lumières bleues proviennent de l'éclairage d'un des ponts qui permets de rejoindre la "boucle", le centre-ville de Besançon.


Voici d'ailleurs le pont en question, pris de l'autre coté. Ça ne rend pas forcément grand-chose mais j'aimais bien le contraste d'une part entre le pont très foncé et le Doubs très éclairé, d'autre part entre l'éclairage bleuté des piles et celui plus orangé des lampadaires.


Celle-ci est un peu curieuse, il lui manque quelque-chose. Néanmoins, j'ai choisi de la poster quand même... Allez donc comprendre.


On terminera pas l'une de mes images préférées de cette sortie. Là encore, j'ai volontairement choisi de laisser la couleur orangée des lampadaires, plus ou moins telle qu'elle était visible en vrai. C'est là que la bruine a fait sentir son petit plus: la courbe de la rambarde humide reflète bien la lumière et les gouttes de pluie dans les arbres apportent un petit quelque-chose. Au final, ce n'est certainement pas la photo du siècle, mais elle dégage une ambiance que j'aime bien.

Voilà pour cette courte série bisontine! Comme vous le savez j'aime beaucoup faire des photos, et la nuit apporte une atmosphère spéciale et permet de faire des choses assez sympathiques. C'est vraiment plaisant de se balader la nuit en essayant de trouver des choses à photographier!

Merci beaucoup à Marc pour la balade! ;)

mercredi 23 février 2011

Guilin tombe à pic!


Bon, je me suis décidé à traiter quelques photos supplémentaires pour vous proposer un petit article sur Guilin (桂林). Située dans le Guangxi, au sud-est de la Chine, cette ville est connue pour ses paysages constitués de "Dents de Dragons" étalées le long de la rivière Li. C'est un haut lieu de tourisme en Chine, et j'avais décidé de m'y rendre pour découvrir ces fameux pics karstiques et avoir un point de ralliement non loin des rizières en terrasse qui m'intéressaient. Je voulais voir une Chine un peu plus "nature" que les villes dont je me contentais jusqu'à présent. En fait, c'est un peu grâce à Yoko Tsuno et à ses aventures qui se passent dans des paysages similaires que j'ai eu envie de voir à quoi tout ça ressemblait vraiment. Le moins que l'on puisse dire c'est que je n'ai pas été déçu et que Roger Leloup a bien rendu l'aspect des lieux...


Par endroit, Guilin est une ville très verte. Ce cours d'eau était situé non loin de l'hôtel où je logeais, dont le personnel était d'ailleurs plutôt sympathique ^^


Pour ma première journée à Guilin, j'ai choisi d'aller voir le Pic de la Beauté Solitaire. Comme son nom l'indique, il s'agit d'un pic karstique relativement haut et isolé des autres. Il se trouve au milieu d'un ensemble de bâtiments ayant servi de résidence à divers princes au cours de la longue histoire chinoise. Ici, l'un des nombreux caractères gravés et peints à sa base.


Je n'ai aucune idée de ce que peuvent bien être toutes ces inscriptions. Je n'avais pas de guide et je ne sais pas déchiffrer ces caractères. 


Bon, il semble que je ne me sois pas trompé de pays, je suis bien en Chine :) J'aime beaucoup leurs lanternes rouges.



Et voici donc le fameux pic. On ne dirait pas comme ça, mais quand on doit grimper les abruptes et hautes marches qui mènent au sommet, on se rend compte que c'est quand même assez haut!


Là non plus, je ne sais pas trop ce dont il s'agit. Il y avait aussi des cavités et même une petite grotte fermée par une porte. Il me semble me souvenir que ça avait un rapport quelconque avec un philosophe ou poète qui aimait écrire par ici. Il faudra que je fouille dans mes papiers ^^


J'ai ensuite attaqué l'ascension. Je ne suis pas encore au sommet mais on devine les nombreux ilots de verdure de Guilin, ainsi que les pics qui la parsèment.


J'avais déjà posté cette photo, mais je la remets ici dans son contexte. Je trouve que ces pics sont vraiment très étonnants. Certains sont vraiment effilés et on se demande comment ils tiennent encore debout.


Il faut croire qu'il n'y a pas que les Grenoblois qui ont eu l'idée d'établir une ville dans un endroit incongru. (^^) Ici, on met les immeubles où l'on peut, dans ce que les pics veulent bien laisser comme espace.


Et de l'autre coté, c'est pareil! Des immeubles, de la verdure, et ces fameuses "Dents de Dragon" en toile de fond. 


Après avoir profité de la vue un petit moment, je suis redescendu au niveau du sol sans encombre. J'aime bien aussi ces petits kiosques que l'on trouve dans les bâtiments historiques chinois. Sinon, celui-là ne l'est pas particulièrement, mais je me demandais pourquoi les Chinois affectionnaient les ponts en zigzag alors que rien ne semble s'opposer à un trajet en ligne droite. Si je ne m'abuse, c'est en fait parce que les mauvais esprits ne se déplacent qu'en ligne droite: il leur est alors bien difficile de franchir les ponts "tordus"! Efficace, non? Je trouve intéressant la façon les croyances et codes culturels modèlent les constructions.

Voilà pour cet article. La prochaine fois, je vous montrerai deux très belles pagodes et peut-être les rizières en terrasse du "Dos du Dragon". Tout un programme :)

mardi 15 février 2011

(Super)Pointes



[edit - 16/02/11] Après avoir montré deux trois images à quelqu'un qui s'y connait, mes doutes ont été confirmés: l'export jpg d'Aperture est vraiment mauvais. Ou alors, il y a quelque-chose que je ne sais pas faire... Toujours est-il que je ne vais pas retourner à mon ancienne organisation avec Photoshop, relativement fastidieuse, mais que pour exporter les photos je passerai par ce dernier. J'ai donc mis à jour les photos de l'article en les traitant une nouvelle fois, car certaines me paraissaient un peu trop jaunes en y jetant un nouveau coup d'œil. Et j'ai bien entendu exporté tout ça comme il faut avec CS5. Le résultat est sans appel! Vous pouvez comparer le résultat ici: Jpg Aperture direct ou TIFF Aperture exporté en jpg via Toshop. J'ai diminué le contraste, mais le niveau de détail est meilleur via Photoshop, on le voit très bien sur le logo SNCF.

Bon bon bon. Ça fera deux articles ferroviaires d'affilée mais c'est pas grave, le train était un peu délaissé derrière la Chine ces derniers temps. Avec la série d'aujourd'hui, je compte bien réparer cet affront fait à mon moyen de transport préféré. Peut-être au grand désespoir de mes lectrices et lecteurs, pour qui les engins sur rail ne sont pas forcément plus que... des engins sur rail.
Toujours est-il que ce week-end, je retrouvais des amis et d'autres passionnés pour les fameuses pointes hivernales dans les Alpes. À l'occasion des vacances de février, de nombreux trains supplémentaires sont mis en place par la SNCF et d'autres compagnies pour permettre aux skieurs de rejoindre les pentes enneigées des vallées alpines. Certains week-end, il y a beaucoup de circulations spéciales, notamment lors des départs ou retours des différentes zones. Il y a deux ans, j'étais allé en Savoie pour ces fameuses "super pointes". Seulement, si le volume des circulation est impressionnant, la Tarentaise et la Maurienne ne voient pratiquement plus que passer des TGV et quelques TER, assurés par des matériels pas franchement palpitant. Des TGV, on en verra encore pendant longtemps, de même que les automotrices régionales modernes, c'est pourquoi j'ai décidé de me tourner cette année vers le Briançonnais. Si la "plus haute ville de France" n'a ni le droit au TGV, ni aux vitesses qui vont avec, elle accueille encore plusieurs Lunéa. Or, connaissant l'amour de la SNCF pour cette catégorie de trains, il y a fort à parier que cela ne sera pas éternel. Sans compter que les locomotives qui les tractent sur cette ligne ne sont plus de la première jeunesse. Bref, vous l'aurez compris, les pointes dans les Hautes Alpes, c'est l'occasion de voir des compositions de 14 voitures sur une ligne qui n'en a pas tellement l'habitude. En voiture!


Samedi matin, je me suis levé à 4h pour pouvoir être à temps autour de Veynes et pouvoir profiter des premiers rayons du soleil. En attendant, nous prenons quelques infos sur les retards auprès des agents et en profitons pour cliquer notre premier Lunéa de la journée, sous l'éclairage immonde de Veynes-Dévoluy. La photo est donc moche, mais ce n'est pas tous les jours que je photographie de tels trains! (Note: nous avions l'autorisation des agents pour nous rendre sur ce quai, normalement fermé)


Deux heures plus tard, alors que le soleil devrait déjà être levé et que nous avons rejoint d'autres photographes, je commence à avoir sacrément peur pour la météo. Comme vous pouvez le voir, un voile nuageux cachait toute la lumière... Du coup, mes compagnons ont décidé de faire une petite vidéo, ce qui explique que le coin n'est pas génial pour la photo. En plus, il a fallu qu'un TER croise au même moment et cache le Lunéa! Nous sommes ici en gare de La Freissinouse, qui ne sert qu'aux croisements et dont nous avions également prévenu l'agent circulation de notre présence.


Heureusement, les nuages se sont vite dissipés. Grâce aux arrêts et aux faibles vitesses limites de la ligne, nous avons rattrapé le Lunéa, qui est vu ici un peu après Savines le Lac. Bon, on est arrivé juste au moment où il passait, ce qui explique ce cadrage improvisé "à l'arrache"...


Nous voilà maintenant tout près du viaduc de Bramafan. Nous attendons le retour en "W" (Vide Voyageur) d'une des rames de nuit, car il faut qu'elles retournent à Paris pour assurer d'autres trains. Mais avant passera ce TER régulier à destination de Romans - Bourg de Péage. À l'occasion des pointes, sa composition a été renforcée et ce sont pas moins de trois autorails qui passent devant nos yeux.


Un peu moins d'une demi-heure après, voici donc notre rame vide qui serpente dans les courbes et contre-courbes de la voie. Comme vous pouvez le voir, il n'y a pas tant de neige que ça sur les hauteurs... Je me demande où vont skier les vacanciers!


Le TER Marseille - Briançon qui suivra dans le sens inverse vingts minutes plus tard est quant à lui constitué du strict minimum: un X 72500 PACA, trappes d'attelage ouvertes... C'est moche comme ça, heureusement que dans d'autres régions elles sont encore intactes!


Le dernier train de nuit pour Briançon accuse un certain retard, comme la plupart de ses compères. Le site du viaduc de Bramafan permet d'apprécier toute la longueur d'une telle rame. Des compositions de 14 caisses qui ne sont plus si fréquentes que ça en France... Vous remarquerez que ce sont deux locomotives en livrée Fret qui emmènent le train vers sa destination.


Il est maintenant 13h30 passées et les trains de nuit ne sont plus d'actualité. Cependant, en ce samedi de pointe, les rames tractées n'ont pas dit leur dernier mot. Un train supplémentaire est engagé entre Valence et Briançon, pour le plus grand bonheur des photographes. Nous sommes ici peu après Aspres sur Buëch et les deux braves BB 67400 en livrée Multiservices tractent leurs 13 voitures sans trop de difficultés. Cadrage un peu serré en raison de l'impressionnante densité de photographes présents sur le site ^^ Même le mécano a sorti l'appareil!


Même si l'éclairage n'est pas optimal, les arrêts prolongés du train nous permettent de le retrouver après Gap, près du Grand Larra. 


C'en est fini des longues rames tractées exploitables en ce samedi ensoleillé. Nous photographions quand même cette triplette d'XTER engagée sur un TER Romans-Bourg de Péage - Briançon. J'aime bien ces autorails, mais quand ils sont complets, avec leurs trappes fermées! En PACA, on dirait qu'ils ont une bouche béante...


Sous la lumière déclinante du soleil, la dernière photo de la journée sera consacrée au mouvement de sens contraire, 1h15 plus tard.


Après une (trop courte) nuit de sommeil, nous nous mettons en place pour les Lunéa du dimanche. Cette fois, le soleil ne joue pas à cache-cache avec les nuages. Même si ce dernier tourne un peu trop pour éclairer la rame, qui passe en retard, nous décidons de rester à La Freissinouse. J'ai lamentablement raté la mise au point sur la photo sur laquelle le train était bien placé, j'ai donc recadré celle que vous voyez pour que le train n'y soit pas au format timbre-poste. Ceci explique ce cadrage un peu curieux...


Pour le train suivant, nous nous rendons à la bifurcation du Poteau Saint Luc. Là encore, j'ai fait n'importe quoi avec la mise au point sur la photo qui aurait été parfaite. Je m'en veux beaucoup car le coin est vraiment super... Finalement, c'est donc encore un recadrage louche que je vous propose, avec la rame coupée. Dommage!


Heureusement, après ces deux premiers échecs, je me ratrappe sur la photo suivante. Je décide d'adopter un cadrage un peu différent de mes compères et, pour une fois, je ne me plante pas en calant la machine de tête bien entre les buissons. La longueur de la rame permet de sentir un peu le profil accidenté de la ligne. Ça fait bien plaisir de voir passer de longs trains comme ça, ici pas moins de 15 voitures, à l'heure où les rames tractées ne sont plus à la mode...


Un peu mieux réveillé peut-être, j'évite de commettre la même erreur de mise au point lorsque nous rattrapons le train après Gap. Une belle rame de nuit dans les montages, deux locomotives relativement propres, et le tout au soleil: que demander de mieux!


Comme, vous vous en doutez, ce train est également en retard et qu'il doit croiser d'autres convois, nous pouvons le rattraper une dernière fois avant Briançon. La ligne est encaissée et ne permet pas de trouver le coin idéal, bien exposé et permettant de voir tout le train. On se rattrape comme on peut avec les montagnes en arrière-plan!


Et voilà, les trains de nuit, c'est fini pour cette matinée! Néanmoins, il reste encore au moins un train qui sort un peu de l'ordinaire. Comme le week-end précédent, une RRR (Rame Réversible Régionale) et sa BB 67300 sont engagées sur la ligne. Cette série de locomotive va plus que probablement rejoindre la casse d'ici très peu de temps, aussi est-il important de les immortaliser tant qu'elles roulent encore. Non loin de la gare de Montdauphin - Guillestre, dans un coin improvisé, je clique donc ce W pour Gap. En effet, si la rame dort à Briançon, elle n'assure qu'un TER Gap - Grenoble et est donc rapatriée à vide entre les deux villes. Là-encore j'ai fait un peu n'importe quoi en cliquant trop tôt, d'où ce cadrage serré.


Comme la rame ne repartait pas tout de suite de Gap, nous sommes allés l'attendre après Veynes après avoir été voir la rame de nuit stationnée en gare. En effet, une des locomotives engagées sur un Briançon - Paris Austerlitz du samedi soir est tombée en panne peu après Gap et a demandé le secours. Ce sont les locos d'un W (Vide Voyageur, sans passager) qui sont allées prêter main forte. Une des rames est alors restée à Veynes, bien loin de son terminus parisien!


Tous les trains "spéciaux" étant désormais passés, il ne reste pas grand-chose à faire. D'autant que les nuages sont revenus et nous cachent toute la lumière. Je vous présente quand même ce petit TER Grenoble - Gap, vu un peu avant Aspres sur Buëch, car son mécano nous a fait un petit coucou et que j'aime bien cette livrée. :) Ensuite, retour à la maison, après un week-end bien chargé qui m'a paru durer une semaine!

Voilà pour cette série! Je suis un peu mécontent de mes échecs dus à des erreurs stupides de ma part, mais comme j'ai également ramené quelques photos qui me plaisent, je suis plutôt content du résultat. Et puis c'est quand même vraiment sympa de se retrouver entre passionnés, faisant marcher "Radio Ballast" à tout bout de champ pour savoir où est qui et s'il a vu passer tel ou tel rame. Sans compter qu'on voit des compositions vraiment intéressantes, dans des paysages magnifiques, et que l'on rencontre des gens sympathiques. En bref, l'ambiance des pointes, c'est vraiment quelque-chose!

Merci aux agents SNCF qui nous ont renseignés, merci à Christian pour le transport et à Silvio pour les chamallows (sans oublier le bonheur ^^) et coucou à tous les photographes présents ce jour-là, notamment ceux que je connais de PdT.net :)

lundi 7 février 2011

À la poursuite de la RRR Rouge


Ce samedi, j'ai renoué avec la photo ferroviaire. Cela faisait un petit moment que je n'avais pas ramené de vrais clichés de train, au soleil et en ligne. D'autant que cette fois, ce n'est pas sur n'importe quelle ligne que je me suis rendu, avec des amis. En effet, nous avions pour projet de suivre autour de Veynes et jusqu'à Grenoble une Rame Réversible Régionale (RRR) accompagnée de sa BB 67300. Une composition qui se fait de plus en plus rare et qui n'engage pas souvent ses bogies sur la superbe ligne des Alpes au travers le Trièves.
Bon. Je suis un peu déçu par les photos que je ramène, il va falloir que je me remette sérieusement à photographier au bord des rails ^^ Néanmoins, j'ai décidé de vous en proposer quelques-unes pour mettre en lumière des trains qui circulent dans des environnement de montagne et rendent service à bien des gens.


Le premier train arrivé de Grenoble s'apprête à continuer sur Gap. Scène quotidienne dans la petite gare de bifurcation d'Aspres Sur Buëch, le chef de service donne le départ au mécanicien... C'est un peu cadré "à l'arrache", mais je venais de descendre du train, et ici l'arrêt n'est pas aussi long qu'à Besançon ou Grenoble ^^


Assurant le premier TER Briançon => Romans Bourg de Péage de la journée, ces deux AGC (Autorail à Grande Capacité) vont franchir l'ancienne gare de La Freissinouse. Quand j'ai commencé la photo, ces trains allaient jusqu'à Lyon et étaient assurés par des rames tractées.


L'X 72684 et l'un de ses compères sont chargés d'un Marseille => Briançon. Normalement, des trappes cachent l'attelage et rendent l'ensemble bien plus esthétique mais il semblerait que les engins de PACA aient tous eu des "problèmes" avec... Au fond, l'ancien bâtiment de la petite gare de La Freissinouse. Elle est toujours utilisée pour les croisements. 


Je voulais changer d'objectif pour essayer quelque-chose mais le train est arrivé en même temps, j'ai donc cliqué sans trop réfléchir ou cadrer et ce n'est donc pas extra... Bien petit face aux montagnes des Hautes-Alpes, cet X73500 rhône-alpin se dirige vers Grenoble.


Les quais de La Freissinouse ne voient plus passer de voyageurs en service régulier mais sont très pratiques pour faire des photos. Ce couplage d'X73500 arrive de Grenoble et se dirige vers Gap.


Et voilà ce pourquoi nous étions là! Un train d'apparence bien banal, mais la vénérable locomotive qui en assure la traction fait office d'ancêtre antédiluvien en comparaison des autorails modernes présentés ci-avant. Elle est engagée sur l'un des rares trains de la relation Briançon => Grenoble (deux trains le samedi, jusqu'au 26 Mars, ensuite un seul) et est vue avant Gap, non loin du Grand Larra.


Nous profitons de son temps d'arrêt pour croisement à La Freissinouse pour la dépasser et la retrouver un peu après. Je trouve ça un peu bête que la gare soit fermée aux voyageurs alors que des trains s'y arrêtent encore, m'enfin...


Ensuite, direction la ligne de Grenoble sur laquelle le viaduc des Fauries offre un point de vue intéressant sur le train. Comme vous pouvez le remarquer, ce dernier doit grimper quelque-peu pour s'affranchir du col de la Croix Haute: Aspres est à 761m d'altitude et le col à 1167m. Plus de 400 mètres à monter en une vingtaine de kilomètres, ce n'est pas n'importe-quoi pour le ferroviaire et les rampes sont assez sévères, notamment comme ici après Lus la Croix Haute.


On terminera cette série par cette petite photo "d'ambiance" en gare de Monestier de Clermont. Une petite gare comme je les aime :) Ce train pour Gap attend de croiser son homologue pour Grenoble. Ici, le chemin de fer est loin d'être passé à l'heure du TGV: même le passage à niveau de la gare est manuel. L'agent circulation a fort à faire pendant le croisement :) Ce qui fait plaisir, c'est que de nombreuses personnes sont descendues du train et deux voyageuses ont emprunté le train pour Grenoble. Le train est ici encore utile, malgré les immondes viaducs de l'autoroute toute proche - si si, ils sont vraiment moches, on ne pouvait rêver mieux pour barrer les montagnes. Ça m'énerve que l'on dépense des millions pour les construire alors que les ralentissement fleurissent sur la ligne de chemin de fer qui leur est parallèle. Je veux bien qu'on fasse des routes, mais qu'on ne laisse pas mourir les infrastructures ferroviaires... Cela fait un bail que les tunnels et les viaducs sont déjà en place pour le rail! Bref, vous avez compris depuis longtemps mon point de vue sur la question. Au passage, merci à l'agent circulation de la gare pour son accueil fort chaleureux ;)

Ainsi s'achève ce petit retour à la photo ferroviaire :) Si vous vous ennuyez un jour, je vous conseille d'acheter un billet Grenoble - Veynes-Dévoluy ou Gap et de profiter des superbes paysages de la ligne, confortablement installé dans votre train. J'essayerai d'y retourner un de ces jours pour les photographier, cette fois je n'ai pas eu le temps malgré une lumière absolument sublime. J'espère que vous avez apprécié cette petite série, même s'il ne s'agit que d'engins sur rail ;)

samedi 5 février 2011

Expo, Jour 2, Tome 4 - Fin


Ce soir, dernière série de clichés de l'Expo, et même de Shanghai. Bon, j'ai traité ces photos un peu vite et ce sont loin d'être les plus extraordinaires. Néanmoins, cela clôturera bien ce petit tour au sein de cet événement qui se voulait planétaire :)


Le très grand pavillon indonésien n'était pas barré d'une file d'attente interminable ce soir-là. Il y avait juste un groupe qui faisait de la musique assourdissante et pas franchement intéressante, peut-être que ceci explique cela? Toujours est-il que ce pavillon n'était pas follement intéressant et mettait plus en avant ses sponsors que l'Indonésie. Et comme partout, la biodiversité et le "développement durable" était à l'honneur, comme le montre cette photo qui n'a qu'une vocation informative... 


Une nouvelle vue du pavillon de la Malaisie, vu depuis celui de l'Indonésie qui avait un cheminement extérieur. Le toit changeait de couleur, de même que le grand pont dans le fond.


Petit détail sur la pavillon thaïlandais, que je n'ai pas visité. Cadrage bidon, quand tu nous tiens...


La pavillon du Brésil avait un grand écran sur lequel on pouvait se connecter via son portable pour contrôler des joueurs de foot. Je ne sais pas si c'était payant, mais ça avait l'air d'occuper pas mal de gens dans la file d'attente. Petite dédicace à un ex-MPSI 1 qui se reconnaîtra, s'il passe par là :)


L'étonnant pavillon mexicain était construit en sous-sol, abrité par ces "cerfs-volants" colorés. C'était plutôt original et sympathique, j'ai trouvé.


J'aimais bien aussi l'enseigne du pavillon, plutôt vivante.


La pavillon vénézuélien était fermé à l'heure à laquelle je suis passé. Les horaires étaient différents d'un endroit à l'autre.


Le pavillon hongrois était pour le moins curieux. Il n'y avait quasiment rien dedans, sauf ces planches illuminées au bout qui pendaient du plafond.


Certaines d'entre-elles arrivaient pratiquement jusqu'au sol et des gamins s'amusaient dedans. Elles étaient montées sur je ne sais quoi, mais elle pouvaient pas mal bouger et ça faisait bien rire les enfants.


Ça me faisait un peu penser à des Kapla lumineux géants.


L'enseigne du pavillon. Je sais que c'est un peu bancal, mais ça me rappelle les enseignes qui fleurissent un peu partout dans les villes chinoises.


On terminera cette dernière série shanghaienne par une photo du tout petit pavillon de Saint Marin. Je l'ai pourtant trouvé fort bien mis en scène avec quelques objets sympathiques :)

Et voilà, 上海, c'est fini... Prochaine étape, 桂林 (Guilin)!