lundi 24 novembre 2008

µ-ENSMM



Un petit article sur l'ENSMM, pour changer un peu!
Bon, comme je ne suis pas trop remonté après l'école aujourd'hui, je passerai tous ses énormes défauts de conception (pas de salle pour les partiels, on fait ça dans le hall sur des planches avec tréteaux...) et surtout d'organisation (on n'a toujours pas d'adresse email ni de possibilité de se connecter aux ordinateurs de façon correcte, cours marqués dans l'emploi du temps mais qui sautent tout le temps) et sur le fait que pas mal de cours sont inintéressants au possible pour vous présenter quelque-chose d'assez "énorme".
Le second M du nom de l'école, en plus d'avoir permis la création du "Meuh Meuh" symbole de l'école (^^), est également là pour signifier qu'une des particularités de notre établissement est qu'ils s'intéresse d'assez prêt aux "Microtechniques". Autrement dit, toute pièce dont l'échelle est celle du millimètre, voire plutôt du micromètre (un millimètre divisé par 1000), et aux moyens existants pour les fabriquer. Ainsi, l'école possède des machines très imposantes et excessivement chères (de 300 000€ à 500 000€...) qui permettent de réaliser des engrenages minuscules, de tailler de la matière à l'aide d'un fil-électrode ou même de percer un cheveu sans le casser et j'en passe et des meilleures. Nous "utilisons" ces machines lors des TP (Travaux Pratiques) de Microfabrication. La dernière fois, nous avons créé la lettre µ ci-desus, logo de l'école et utilisée pour signifier "micro" dans les unités internationales. Comme le laisse voir le quadrillage (un carreau = 8mm*8mm), elle n'est pas vraiment grande (et on peut arriver à d'autres choses bien plus petites avec le moulage de plastique par exemple)! On a d'abord découpé à l'aide d'une électrode se présentant comme un fil (en gros, un fil à couper le beurre qui ferait "exploser" la matière autour de lui) la forme du µ dans une plaque de métal, puis on a gravé "ENSMM" à l'aide d'une fraise extrêmement précise (c'est celle qui peut trouer un cheveu!) et "2008" au laser. Je m'excuse, on voit assez mal tout ça sur la photo car mon appareil refusait obstinément de mettre au point sur le µ et j'ai du lui faire croire que c'était plus gros pour avoir quelque-chose d'un peu net. En plus mon "2008" est un peu cramé car le laser fonctionnait à pleine puissance. Au final, ce petit bout de métal vaut une trentaine d'euros. Et oui, entre la "machine à découper" qui consomme une quantité assez impressionnante de fil, la fraise dont l'outil n'a une durée de vie que de quinze minutes et la machine à graver au laser, il est passé par des engins d'une complexité technique ahurissante dont le coût d'opération est assez élevé, sans parler du coût d'achat des machines et des matières premières! En tous les cas, le niveau de complexité de ces engins est extrêmement impressionnant (et qui prennent pas mal de place pour faire des pièces minuscules) et révèle que le cerveau humain est capable de merveilles d'ingénierie. 

Et si St Marcel avait un réseau de bus?


Et oui, vous ne rêvez pas, vous avez bien sous les yeux un plan de bus pour St Marcel d'Ardèche! Vous y trouverez aussi des lignes de métro car ce plan s'intègre dans un réseau plus large, pensé à l'échelle d'une trentaine de kilomètres autour de St Marcel. Tant qu'à faire créer quelque-chose de farfelu, je suis allé au bout de mes idées :p Je mettrai le plan global plus tard car il est en cours de refonte pour satisfaire au mieux les besoins que j'ai imaginé. Figurez-vous que j'avais même commencé à écrire des horaires pour les lignes de métro, cadencement aux 10 minutes en heures creuses s'il vous plaît! J'avais également prévu une affectation des rames réaliste et plausible, avec des temps de parcours estimés au mieux à l'aide des vitesses de métros/bus réels et des distances. Ben oui, le plan ci-dessus est quasiment correct géographiquement parlant, mis à part quelques virages pour pouvoir écrire les noms d'arrêts.
Evidemment, il est complètement impensable d'imaginer qu'un tel réseau puisse exister un jour, la population de ma région de travail étant bien trop faible. De plus, il suppose la réouverture de la gare de St Just-St Marcel, ce qui n'est malheureusement pas dans les planning de la région et encore moins de la SNCF. Par ailleurs, certains arrêts ne desservent qu'une ou deux maisons et je pense même qu'un tel réseau serait une absurdité écologique. Mais c'est pas grave, je me suis bien amusé à le faire, de l'ébauche papier à la réalisation sur mon MacBook à l'aide d'Inkscape, excellent logiciel libre de dessin vectoriel. D'ailleurs, comme je l'ai "dessiné" en vectoriel, si vous téléchargez le PDF du plan, vous pourrez zoomer dessus sans perte de qualité, à l'inverse de l'image ci-dessus. On pourrait donc imaginer imprimer ce plan à la taille voulue pour un abribus, par exemple! C'est-y-pas-beau la technologie?? ^^
Vous vous demandez peut-être d'où m'est venue l'idée d'un tel plan. En fait, ça faisait longtemps que je trouvais les noms d'arrêt de bus assez marrants et que j'aurais bien aimé pouvoir en inventer un ou deux. J'ai également une connaissance sur Internet qui a créé quasiment toute une ville et de nombreux plans de la même façon, sur Inkscape, et j'ai donc voulu essayer ce logiciel par moi-même. Pour finir, j'ai commencé à véritablement réfléchir à mon plan global et à en esquisser les premières lignes pendant... les concours! Durant la dernière épreuve d'allemand pour être plus précis, qui portait sur les métros automatiques. Comme je connaissais un peu le sujet, je n'ai pas eu trop de mal à répondre aux questions et à traduire le passage demandé. J'avais donc terminé et relu un peu avant la fin et comme je voulais attendre des amis, j'ai commencé à griffonner de façon plus qu'approximative mon plan sur mes brouillons. Voilà, vous savez tout!
Pour la petite histoire, j'ai aussi refait le plan de la ligne 32 de Grenoble, et j'ai bien envie de refaire à ma façon tout le plan du réseau de bus de Besançon, que je trouve moche et peu clair. Je continuerai peut-être mon réseau Ardéchois, mais c'est difficile quand on ne connaît pas vraiment l'endroit. Eventuellement, je pourrais même inventer un réseau pour Groix, j'ai déjà quelques idées :p Mais ça prend tellement de temps qu'on verra tout ça plus tard (et puis ça n'est pas vraiment utile, sauf pour les réseaux réels dont les plans sont moches, et encore)!
Qui a dit que j'étais fou? ^^

Note: RTA signifie "Régie des Transports de l'Ardèche" et SJ-SM "Saint Just - Saint Marcel", le réseau de bus "urbain" étant différent de celui des bus "grandes relations" et du métro.

samedi 8 novembre 2008

Qui s'intéresse encore au Tibet?


À l'occasion des JO de Beijing, le Tibet a souvent fait la une des journaux et tout-un-chacun s'est alors consterné devant le sort de cette région du Monde. Sans vouloir rentrer dans la polémique à ce sujet, j'étais intimement persuadé que tout le monde se fichait du Tibet avant les JO et que tout le monde s'en ficherait de nouveau une fois les JO finis. On m'a pourtant souvent dit le contraire et que c'était bien une préoccupation des français depuis bien longtemps. Pour ma part, je voyais plus là-dedans un mouvement général impliqué par les médias, qui n'ayant pas grand-chose d'autre à raconter, ont décidé de porter toute leur attention sur la Chine et plus spécifiquement ses mauvais cotés; puisque comme on le sait tous, les bonnes nouvelles ne font pas recettes. Médias qui, en plus de raconter ce qui leur chante et de façon souvent complètement orientée, erronée et incomplète -suffit de voir ce qu'ils racontent sur le ferroviaire pour voir qu'ils sont pas très fut-fut à la rédaction des JT-, ont ainsi réussi à générer un mouvement général très favorable au Tibet. Mouvement général justifié, mais qui a disparu aussi vite qu'il était apparu.
La preuve est donnée par le nombre de trafic généré sur Google par le mot "Tibet". C'est assez édifiant de constater la forte hausse de ce trafic, et sa chute quasi instantanée une fois les JO terminés. J'avais donc raison, aujourd'hui, plus personne ne se souvient que le Tibet existe, ou presque, de la même façon qu'avant personne ne s'y intéressait:

Voici les résultats en France. C'est flagrant, non? D'ici à quelques mois, ça le sera encore plus, mais on voit bien que le niveau des recherches est déjà retombé à son niveau d'avant 2008 et les JO.

Rassurez-vous, nous gentils français très ouverts et très intéressés par les causes perdues des gentils petits tibétains contre les vilains petits chinois, ne faisons pas mieux que le reste du monde:

Intéressant, non?

En fait, on peut s'amuser à "analyser" pas mal de choses grâce à Google Trends. C'est marrant comme la somme des recherches effectuées sur tel ou tel sujet suit l'actualité, est cyclique ou non, dans quel pays (voire dans quelle région) on s'y intéresse beaucoup, et même comparer les comportements selon les pays. Ainsi, on peut voir que le phénomène Naruto/fan du japon prend beaucoup d'ampleur aujourd'hui en France, ou que personne ne connaissait Obama avant 2008, que la France n'est connue que pour le Tour de France, et ainsi de suite... ^^

Bienvenue à Groix!


Une fois n'est pas coutume, c'est vers la mer que sera tourné cet article d'Essai Pour Voir. Je vous emmène sur une petite île bretonne dont je vous ai déjà parlé il y a 3 ans déjà. C'est un endroit que j'aime beaucoup, aussi j'espère que les quelques photos que je vous présenterai aujourd'hui vous donneront l'envie d'y faire un tour.
Embarquement immédiat pour Groix, l'Île aux Grenats!

Evidemment, Blogger a encore tout importé dans le désordre, aussi nous commençons notre voyage sur la Pointe des Chats, dont vous découvrez ici le phare. C'est à cet endroit que nous allons pour faire du cerf-volant. D'ailleurs, si vous regardez bien la photo, vous en verrez un vert et noir sur son bord gauche. Ce n'est pas l'un des nôtres, beaucoup de gens venant ici pour les mêmes raisons que nous!

Depuis la Pointe des Chats, on a une vue sur la baie de Locmaria, petit village situé non loin de là sur la droite de la photo.

Et voici une terrible vague d'environ 20cm de haut! ^^ La veille, lorsque nous avons pris le bateau pour nous rendre sur l'île, la mer était assez agitée.

Petit essai photographique. Groix est vraiment une très jolie île!

La Pointe des Chats avait ce jour là bien mérité son nom: Noëmie avait fait connaissance de ce petit chat très peureux et qui semblait avoir un peu froid. Désolé pour le ciel cramé en arrière plan, mais je pense que cette photo là aura quelques amatrices quand même!

Comme l'heure avançait, il a été décidé que nous attendrions le coucher du Soleil avant de rentrer. Malheureusement, des nuages sont venus gâcher la fête et nous sommes donc partis avant la nuit. Désolé pour les deux tâches dans le coin en haut à droite, elles sont dans mon objectif et je n'arrive pas à les faire partir. Ca m'agace beaucoup, d'ailleurs! Certaines photos que j'aime bien sont ratées à cause de ça!

Cet endroit de l'île est une réserve géologique. Il est hors de question d'emporter ne serait-ce qu'un petit caillou chez soi! Ici, les rochers sont assez brillants, ils contiennent quelque-chose qui ressemble à du Mica.

A défaut de posséder une gare ferroviaire, Groix possède un port principal fort sympathique, dont le nom ne l'est pas moins: Port Tudy. Le Saint Tudy que vous découvrez ici est l'un des deux navires qui fait la navette avec Lorient, sur le continent.

Quelques bateaux de taille plus modeste sont amarrés à coté de lui.

Et oui, voilà mon parc personnel de bateaux ^^ Quoi, comment ça j'ai pas le permis mer?

Le lendemain, nous nous étions rendus à la pointe Nord, celle de Pen-Men. Maxence, Benjamin et moi nous y sommes rendus en vélo. À notre arrivée, ce cargo emportait sa cargaison vers de lointaines contrées...

La pointe de Pen-Men est beaucoup plus escarpée que son homologue Sud. Ici, point question d'approcher de la mer, située en contrebas de falaises complètement déchiquetées par les assauts marins.

Voici un exemple de ces falaises. Une partie de l'île est comme ça, tandis que l'autre possède de belles plages très prisées des estivants. Groix possède d'ailleurs la plage convexe la plus grande d'Europe, les Grands-Sables. Cette plage n'est en plus pas fixe, elle s'est déplacée de 160m ces deux dernières années.

Quand je vous dit que c'est déchiqueté, je ne mens pas: la preuve!

Une petite photo avec la mer en arrière-plan.

Le même endroit vu sous un angle légèrement différent. En vrai, cette vue offre quelque-chose qu'aucun écran Full-HD-ready-compatible-trop-cool-trop-bien ne pourra jamais offrir! C'est curieux, mais on pourrait rester de très long moment à ne rien faire, si ce n'est observer la mer. Enfin, que dis-je, l'océan plutôt!

Un contraste coloré que j'ai trouvé très joli; la mer était très bleue!

Voici le phare de Pen-Men. Il est plus haut que celui de la Pointe des Chats, et de style un peu différent; construit en 1836 et entré en service en 1839, il est visible jusqu'à 54km! Il est automatisé, mais contrairement à celui de la pointe des Chats, il est toujours surveillé par un gardien.

On termine cette série avec un très joli cadeau que nous ont fait le Soleil et la pluie: un arc-en-ciel magnifique barrant le ciel juste au dessus du phare! (fichues tâches :'()

Voilà, ainsi s'achève ce court reportage, j'espère que ça vous a plu! En tout cas, même si je n'ai pas pu rester beaucoup cette fois-ci, j'espère bien pouvoir retourner là-bas avec un appareil sans tâche et avec plus de temps devant moi pour essayer de faire de belles photos. Je vais essayer d'économiser de nouveau pour m'acheter un Reflex, qui me sera aussi très utile pour mes photos ferroviaires!