mercredi 18 septembre 2013

Au soleil



Bon, cette photo n'est pas fantastique mais il y a tellement de grisaille dans le ciel en ce moment que cette petite fleur jaune me rappelait le soleil. Elle se trouvait sur les hauteurs du Roux, en Ardèche.

mardi 17 septembre 2013

Billard d'antan



Comme vous le savez sans doute, les journées du patrimoine se sont tenues ce week-end. À cette occasion, les Voies Ferrées du Velay organisaient plusieurs circulations sur leur ligne, qui relie Dunières en Haute-Loire à Saint Agrève en Ardèche. Une occasion à ne pas rater: sauf si un événement spécial est organisé, la fin de la saison du 29 septembre prochain marquera également celle du tronçon Dunières - Raucoules. Malheureusement, les rails et traverses de ce tronçon devraient en effet céder sa place au goudron d'une "voie verte". Dimanche marquait donc le dernier jour pendant lequel il était possible de parcourir l'ensemble de l'itinéraire Dunières - St Agrève, l'exploitation touristique habituelle se faisant par tronçon.
C'est donc ce que j'ai fait, à bord de différents engins pour la plupart hérités de l'ancien réseau des CFD (Chemins de Fer Départementaux) du Vivarais, qui rayonnait sur un peu plus de 200 km entre Ardèche et Haute-Loire. Les petites lignes à voie métrique qui le consituaient complétaient le réseau des grandes compagnies: l'objectif était de desservir par le train un maximum de commune. Le plan Freycinet, élaboré à la fin des années 1870, visait tous les chefs-lieux de cantons, c'est vous dire! Aujourd'hui, seules les lignes Dunières - St Agrève et St Jean de Muzols - Lamastre ont survécu à la fermeture de 1968.
Malgré des horaires pas vraiment respectés qui m'ont fait rater mon TGV, je n'ai pas été déçu du voyage. Pour ces adieux à une partie de la ligne, en dépit de la grisaille et de la bruine, les voyageurs étaient venus en nombre pour profiter des beaux paysages du Massif Central. Car à la vitesse à laquelle se déplacent les trains, on a tout le temps de le faire, croyez moi :) L'ambiance était au rendez-vous dans les gares, avec des croisements, des dépassements et des manœuvres pour le plus grand plaisir des passagers. Pour quelques heures, les Voies Ferrées du Velay ont fait revivre l'animation qui devait régner au passage des trains, quand ces derniers étaient encore le moyen de transport privilégié de ces régions mal desservies par la route. Et que dire de tous ces gens qui saluent le passage des belles locomotives à vapeur, au passage à niveau ou à leur fenêtre! Cela fait  vraiment plaisir à voir. Un coup de sifflet et c'est un sourire assuré sur le visage de tous les curieux!
Il faut dire qu'elles avaient fière allure, les machines de l'association. Entre les vapeurs, les diesels et les autorails, il y avait de quoi faire. La photo illustrant cet article montre un autorail Billard, construit en 1939 par la firme du même nom, à Tours. Il s'agit plus précisément d'un A 150 D2, autorail articulé dont seulement 4 exemplaires ont été fabriqués: le n°222 est le seul qui a été préservé. À ce titre il a été classé monument historique. Une belle distinction pour un autorail qui assurait certaines relations sous la dénomination "Flèche des Cévennes", un peu comme une sorte de TGV local avant l'heure (l'association a même restauré les plaques portant cette mention, on les devine en orange sur le flanc gauche). Bien que les A 150 D2 soient plus longs et plus capacitaires que la majorité de leurs homologues, les autorails Billard sont emblématiques des réseaux secondaires français. Avec leur peinture rouge, ils étaient symboles de modernité et de confort dans un monde alors dominé par la vapeur. Du fait de leur grande robustesse, un nombre non négligeable d'entre eux a traversé les décennies: de nos jours, ces grands-pères du rail font le bonheur des touristes et des amateurs. Pour ma part, je leur trouve un charme désuet particulièrement sympathique, d'autant que j'aime beaucoup ce qu'ils représentent: une véritable volonté de service public et un transport ferroviaire de proximité, pour tous. Je suis bien content d'avoir pris place à bord de deux d'entre eux ce week-end!
Pour en revenir à l'infrastructure, la photo a été prise en gare de St Agrève. En noir et blanc et avec un tout petit peu d'imagination, on pourrait se croire revenu dans les années 50 quand le réseau des CFD était encore exploité en service régulier. Entre l'autorail, le château d'eau et le pont tournant, tous les ingrédients ou presque répondent présents. D'ailleurs, pour un voyageur lambda et en dehors des détournements occasionnels des TER sur la Rive Droite, cette gare est la seule par laquelle il est possible d'arriver en train en Ardèche depuis un autre département :)
Vous l'aurez compris et ce n'est pas très étonnant, j'ai été très heureux de pouvoir parcourir cette ligne. Même si je préfère les trains lorsqu'ils ont une vrai vocation de transport, les touristiques font revivre un passé révolu qui ne devrait pas tomber dans l'oubli. Les bénévoles font un travail formidable pour entretenir voies, matériels roulants et bâtiments. Et puis un coup de sifflet de locomotive à vapeur résonnant dans la campagne, c'est quand même quelque-chose...

Pour terminer, je vous invite grandement à faire un tour sur les Voies Ferrées du Velay si vous passez dans les parages. Vous trouverez d'avantage d'informations sur leur site: http://www.asso-vfv.net.

dimanche 8 septembre 2013

Bords de l'Ill



Hier soir, alors que l'immuable grisaille alsacienne des week-ends s'était opportunément retirée pour l'heure bleue, je suis allé faire quelques images en ville. Le secteur des Ponts Couverts est l'un de mes favoris de la capitale alsacienne, d'autant qu'à l'été les terrasses se remplissent et ajoutent un côté chaleureux aux berges de l'Ill. Au crépuscule, les couleurs du ciel, les reflets des maisons et la bienveillance des grands arbres se marient en une belle harmonie.
Pour en revenir à la photo, les parasols clairs reflétant les lampadaires sont vilainement sur-exposés mais j'espère qu'elle vous donnera quand même une idée de cette belle ambiance nocturne. Je trouve très agréable de se promener sur la Grande Île à la nuit tombée, à tel point que j'ai fini par apprécier l'éclairage particulier de la ville. Strasbourg peut se révéler très sympathique! Bon, quelques heures après, le naturel est revenu au galop et un formidable déluge s'est abattu sur la ville :)

mercredi 4 septembre 2013

900



Voilà une image dont je ne sais pas trop quoi penser. J'aime simplement le contraste qui semble exister entre cette tige qui s'élève, verticale, au milieu d'autres brins d'herbes enchevêtrés, horizontaux.
Ce que je sais par contre c'est qu'elle a été prise aux alentours du Roux, petit village (moins de 50 habitants) niché au creux des montagnes ardéchoises, dans un endroit où l'on se demande bien pourquoi quelqu'un s'est un jour dit "tiens, si je construisais une maison par ici" :) Loin de la cohue strasbourgeoise, un petit tour dans ces coins reculés fait toujours du bien. 
D'ailleurs, le choix de cet endroit n'est pas complètement anodin. Dans les environs se trouve en effet le tunnel dit du Roux. D'une longueur de plus de 3,3 km, il faisait partie du projet pharaonique de ligne qui devait relier Le Puy à Lalevade d'Ardèche (pour rejoindre ensuite Aubenas). Afin de franchir le relief très tourmenté de la région, de nombreux ouvrages d'art émaillaient le parcours de la "Transcévenole", dont les travaux furent arrêtés fin 1930 - début 1940 et qui ne fut jamais achevée. Certains vestiges de cette voie ferrée morte avant d'être née subsistent et témoignent des moyens considérables qui étaient à l'époque mis en oeuvre pour désenclaver les régions rurales par le train. En plus du tunnel du Roux, devenu routier, on peut par exemple citer le viaduc de la Recoumène, duquel certains s'adonnent aujourd'hui au saut à l'élastique. Particulièrement audacieux compte-tenu du dénivelé, le tracé comportait même une boucle hélicoïdale sur plusieurs niveaux. S'il existe bien des tunnels hélicoïdaux en France, cet ouvrage n'en aurait pas moins été exceptionnel. Mais revenons à celui du Roux, plus conventionnel, mais qui a dépassé le stade du projet. Il fait actuellement l'objet d'une fermeture pour travaux de mise aux normes, car comme je l'indiquais dans un précédent article de 2010, il était auparavant démuni des équipements de sécurité réglementaires.

Enfin, le compteur de Blogger m'indique que cet article est le 900e posté sur Essai Pour Voir. Presque autant que l'altitude de ce qui aurait dû être la gare du Roux, à 928m au dessus du niveau de la mer. Cela commence à en faire, du blabla!

dimanche 1 septembre 2013

Schön chateau



Partons maintenant encore plus à l'est pour faire une petite halte à Wien (Vienne), la capitale autrichienne. Je vous propose ce soir une photo dont il doit exister des millions d'exemplaires dans le monde, mais qui a le mérite de montrer le célèbre château de Schönbrunn dans son ensemble. La résidence impériale des Habsbourg est aujourd'hui visitée par des hordes de touristes pressés de voir ce monument classé au patrimoine mondial de l'Unesco.
C'est effectivement un très bel édifice, tout en symétrie, ce qui lui donne une certaine élégance. Les jardins sont accessibles gratuitement et leur immensité fait que l'on a pas l'impression qu'il y ait tant de monde que ça. En revanche, les files d'attente pour la visite de l'intérieur s'étirent sur de belles longueur. Les photos y sont interdites, mais on voit de jolies pièces sans pouvoir vraiment en profiter à cause de la cohue.
J'ai pris cette image un peu avant d'arriver à la gloriette qui fait face au palais. Elle ajoute un élément majestueux au parc et à la vue que l'on devait avoir depuis les fenêtres du château. Ce dernier date de la toute fin du XVIIe siècle et a été remanié par ses occupants successifs, notamment par l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche. Si vous souhaitez en savoir plus, je vous invite à aller faire un tour sur le site internet du Schönbrunn, qui vous proposera même d'écouter les audioguides français distribués lors de la visite!
En tout cas, même si ce n'est pas mon style de château préféré, j'ai plutôt apprécié faire le détour par cet imposant édifice. Sa couleur est peu commune et c'est l'occasion d'apprendre des choses sur la longue histoire impériale de l'Autriche.